Les bouchers surveillent de près les filières courtes
publié le 26.01.2011 02h01
Le syndicat des bouchers de Haute-Loire regroupe en son sein vingt-neuf adhérents pour une centaine de professionnels en exercice sur le département. Comme bon nombre de leurs homologues des métiers de bouche, les bouchers ont essuyé les plâtres de la crise. « Plus sur la fin d’année, précise le président Serge Thioulouse, mais nous avons pu compenser avec l’aspect traiteur. Les gens ont moins de temps, alors c’est une activité qui fonctionne bien. » Ils renouvelleront leur participation aux opérations en direction des jeunes. « L’année dernière, nous étions à la Nuit de l’orientation. Depuis trois quatre ans, une vingtaine de jeunes font le choix de notre filière. » Le savoir-faire n’est donc pas prêt de se perdre, encore moins compte tenu des formations proposées aux maîtres d’apprentis. « Nous avons deux Meilleurs apprentis départemental, qui vont participer au Meilleur apprenti régional, le 21 avril. » Au niveau national, ils demandent que l’abattage familial soit proscrit. Si pour l’heure, ils ne tirent pas la sonnette d’alarme, ils avouent surveiller de près l’ensemble des études menées sur les filières courtes. « Nous participons aux filières courtes, en vendant le Porc de Haute-Loire ou encore le Fin gras ainsi que les autres viandes élevées dans le département. Il n’est pas question que pour sauver une filière qu’on en supprime une autre. Pour l’heure, nous sommes attentifs. »
Viande bovine
| La proximité des grands bassins de consommation, un potentiel herbager exceptionnel associé à un climat particulièrement doux ont permis aux éleveurs du Pays d'Auge de développer des productions bovines de qualité identifiées par une forte empreinte du terroir. Aujourd’hui un cheptel de 125 000 têtes (près du 1/3 des effectifs du département) se décline en une variété de races à vocation laitière, viande ou mixte. La race normande, s’identifiant très directement au terroir, occupe la première place avec près du tiers des effectifs (39 000 têtes dont 15 000 vaches laitières). Bien qu’occupant il y a quelques années l’essentiel du paysage, elle a vu ses effectifs diminuer sous le double effet de l’intensification des élevages laitiers soumis aux quotas et du développement des cheptels allaitants privilégiant les races spécialisées viande. Des initiatives récentes s’inscrivant dans une nouvelle définition des AOC fromagères et dans une volonté d’adaptation aux nouvelles dispositions de la PAC, devraient permettre de renforcer la « normandisation » des cheptels. La race Holstein, avec 11 000 têtes, constitue l’autre composante importante de la population des vaches laitières. Le troupeau allaitant (20 300 têtes) s’est largement développé depuis une vingtaine d’années par « absorption » de la race normande au profit de 5 races à viande : la charolaise (6 500 vaches), la limousine (1 900 vaches), lasalers (1300 vaches), la blonde d’aquitaine (1 100 vaches) et la maine anjou (400) ; les croisements occupent encore une place importante (9 100 vaches) La filière viande La production de viande issue de ces troupeaux concerne la plupart des exploitations du Pays d’Auge (2 300 détenteurs d’animaux) et repose sur des systèmes de production extensifs de dimension souvent petite ou moyenne et aussi nombreux que variés.Quelques grands traits peuvent malgré tout être mis en relief : Il s’agit surtout d’une production herbagère : la part d’herbe représente environ 80 % de ce que consomme l’animal. Cette caractéristique contribue à donner une qualité spécifique aux produits (persillé, couleur du gras, goût,… ), forgeant ainsi la notoriété des viandes du Pays d’Auge au-travers d’un métier que l’on appelle "l’embouche". Ces animaux élevés traditionnellement sont commercialisés à 36 ou 40 mois en ayant en général pâturé 2 ou 3 saisons consécutives : ils s’adaptent ainsi parfaitement aux structures du Pays d’Auge et répondent aussi qualitativement aux attentes des consommateurs français. Une filière courte locale de distribution contribue à la valorisation du produit. Le Pays d’Auge dispose de 2 structures d’abattage (St- Pierre-sur-Dives et Lisieux) traitant environ 17 000 tonnes de viande. Le boeuf représente une part significative de la production. Avec une production annuelle de près de 10 000 bœufs, à l’instar de quelques autres pays de Normandie, le Pays d’Auge demeure un bastion de la production française en fort recul. Ces structures approvisionnent différents circuits de distribution dont un réseau local de 70 boucheries de détail. Ces circuits de proximité permettent une bonne valorisation du produit et constituent un vecteur efficace de son image auprès des habitants mais aussi des résidents et des vacanciers. |
Filière courte : une première approche
La loi de modernisation agricole préconise de développer les filières courtes.Dans le département, la Chambre d’agriculture souhaite porter ses efforts sur la filière viande qui n’est pas assez exploitée. Une première réunion s’est déroulée mercredi à Chaumont pour faire le point.
Le préfet, Laurent Prévost, apris ce dossier à bras-lecorps. Une des orientationsde la loi de modernisation agricole (LMA) préconise le développement des filières courtes.Aussi mercredi au lycée agricolede Choignes, la préfecture avaitréuni un large tour de table afin« de déboucher sur un calendrierde travail avec des axes prioritaires », a souligné Laurent Pré-vost en préambule.La Chambre d’agriculture a commencé à travailler sur le sujet ily a plusieurs semaines. Elle souhaite s’engager sur la filière bovine qui serait la plus déficitairedans le département. En effet,avec ses 45 000 vaches laitièreset ses 32 000 vaches allaitantes,le département est en capacitéde nourrir trois fois sa population ! Or actuellement, les initiatives locales pour faire consommer de la viande née, élevée ettuée dans le département sontmarginales. Le centre Leclerc deSaints-Geosmes a renforcé sonpartenariat avec une dizained’éleveurs pour vendre en boucherie traditionnelle de la viande haut-marnaise. La mêmeenseigne à Chaumont vend également une viande abattue àquelques pas de son établissement. Dernièrement, Intermarché à Rimaucourt s’est lancédans cette démarche de filièrecourte et les mousquetaires langrois envisagent d’emboîter lepas.
Le cœur du marché se situe enrestauration collective, qui représente quatre millions de repas par an dans le département.Il n’y a pas réellement de structuration pour permettre uneconsommation large de viandehaut-marnaise dans ce type derestauration. C’est bien le but dela Chambre d’agriculture quisouhaite voir se développer desinitiatives telle que celle du collège de Châteauvillain. Denis Roche, le cuisinier de la cantine dece collège prépare 180 repaspour les demi-pensionnaires etune centaine pour l’école de lacommune.Adepte des produits locaux, il aainsi progressivement transformé ses repas d’un tout “boîte” àdu “tout-fait-maison”. C’est ainsiqu’il prépare de la viande deHaute-Marne qu’il accompagnede lentilles de Colmier-le-Haut,utilise des œufs et de la farinede Créancey pour faire des tartes avec des pommes de Lignol.« On fait de plus en plus du toutmaison », assure Denis Roche. Cecuisinier a levé les contraintesd’une restauration collective.« On peut faire plein de chosesmais ce n’est pas venu du jour aulendemain, en restant sur desgammes de produits simples »,fait-il remarquer.Nourrir au plus près lesconsommateurs du lieu de production, l’objectif des filièrescourtes est alléchant. A condition qu’il soit suffisamment structuré. L’agriculture biologique alongtemps souffert dans notredépartement d’une filière pasassez organisée pour transformer ici ce que les agriculteursproduisaient. Ainsi, longtempsle lait bio partait en filièreconventionnelle par l’absenced’un ramassage spécifique.
Pierre Priolet : L'homme qui veut sauver les paysans
F.-S. Quelle est la part de responsabilité des agriculteurs ?
P. P. Notre division. Chaque agriculture – laitière, de montagne, céréalière, bovine – a sa problématique. Comment faire un syndicat unitaire ? Aujourd'hui, il n'y a que la FNSEA qui parle avec les autorités. Son patron n'est pas crédible, il cumule 18 postes nationaux, assortis d'indemnités incroyables. La FNSEA, c'est un système autocratique qui se défend, pas un syndica
t
http://www.francesoir.fr/actualite/societe/pierre-priolet-l-homme-qui-veut-sauver-paysans-71950.html
la fin des CDOA
Les propriétaires de la FNSEA réclament la liberté de contrat
Publié le mercredi 09 février 2011 - 15h59
« Propriétaires fonciers et exploitants agricoles : vers de nouvelles perspectives » : tel est le thème du congrès de la section nationale des propriétaires ruraux de la FNSEA (SNPR) qui se tiendra les 15 et 16 février prochain à Paris.
Ce congrès sera placé sous le signe du libéralisme. Un libéralisme qui doit permettre aux exploitations agricoles d'entrer dans une nouvelle ère, celle de l'entreprenariat.
« Le statut du fermage peut être pénalisant pour l'agriculture », a constaté Michel de Beaumesnil, le président de la SNPR, lors d'une conférence de presse mercredi 9 février. Les propriétaires aspirent à d'autres contrats qui permettraient une libre négociation.
« La souplesse apporte le dynamisme de l'agriculteur, justifie Josiane Béliard, la secrétaire générale de la SNPR. L'entrepreneur pourrait par exemple signer un contrat de trois ans (renouvelable) avec un propriétaire foncier, uniquement pour saisir l'opportunité d'un marché, comme celui des melons. »
Cette souplesse dans le contrat, qui s'accompagnera logiquement de la fin des CDOA, n'est pas dénuée d'intérêt pour les propriétaires. Ils s'affranchiraient ainsi des contraintes du statut du fermage, comme l'encadrement du prix du fermage, le versement d'une indemnité de sortie de bail et surtout, les limitations à la reprise.
« La liberté de contractualiser remettra sur le marché des terres aujourd'hui en friche », assure Josiane Béliard. Pour elle, « la souplesse encourage la destination agricole. »
La SNPR estime également que ces nouveaux contrats n'entraîneront pas de hausse des prix des loyers. « Déjà, la moitié de la France fixe des fermages qui dépassent les maxima fixés par arrêté préfectoral », estime Josiane Béliard. « Nous n'éviterons pas les excès des débuts, reconnaît Michel de Beaumesnil. Mais, je suis persuadé que les choses vont se stabiliser après deux ou trois ans. »
Les propriétaires en veulent pour preuve les expériences allemandes, italiennes ou espagnoles. A l'heure de la guerre mondiale pour le foncier, qui fera l'objet d'une table ronde lors de leur congrès, les propriétaires appellent à une réforme « urgente » pour une « agriculture compétitive, moderne ». « Nous voulons une agriculture qui réussisse », déclare le président des propriétaires de la FNSEA.
le retournement des prairies sont susceptibles de modifier substantiellement les résultats de cette étude
Étude Ademe sur les agro carburants : un bilan en demi-teinte !
La France est sur le point d’atteindre son objectif de 10 % d’énergie provenant d’agro carburants dans les transports en 2010. Mais l’utilisation de biomasses à des fins énergétiques comme carburants pour les transports, soulève depuis quelques années de nombreuses interrogations. L’ADEME vient de publier son étude très attendue sur « Analyse du cycle de vie des biocarburants de 1ère génération ».
Enrichir la connaissance scientifique sur les biocarburants
Cette étude a été lancée en 2009 par le MEEDM, le ministère de l’Agriculture conjointement avec l’ADEME et France AgriMer. Cette étude « répond aux recommandations du Grenelle de l’Environnement (engagement n° 58) préconisant une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des biocarburants de première génération». De plus, ce document répond également à la Directive « Energies renouvelables » du 29 avril 2009. L’Europe demande aux Etats membres d’incorporer dans les transports 10% d’énergies renouvelables produites de manière durable, avec pour critère une réduction de 35% des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux équivalents fossiles. La France doit ainsi remettre dans quelques mois son Plan d’action national en matière d’énergies renouvelables à la Commission européenne.
2 aspects fondamentaux
L’étude a permis de mettre en avant deux aspects fondamentaux :
1- l’impact des biocarburants sur le changement climatique avec les émissions des gaz à effet de serre,
2- l’efficacité énergétique avec la consommation des énergies non renouvelables.
Ainsi, les biocarburants produits en France présentent, sans tenir compte du carbone des sols, le bilan suivant :
* les gains nets en émission de gaz à effet de serre, par rapport à des carburants fossiles, sont de 60 à 70 % pour les biodiesels et de 50 à 65 % pour les bioéthanols.
Sans conteste, l’utilisation actuelle de biocarburants en France permet de remplacer chaque année l’utilisation de 2 400 000 tonne équivalent pétrole (tep).De plus, les résultats montrent que les éthanols et les esters d’huile usagée (EMHAU) et de graisses animales (EMGA) sont les grands gagnants. La fabrication d’éthanol de canne à sucre, d’EMHAU et d’EMGA nécessite 80% d’énergie en moins que le raffinage d’essence ou de gazole fossiles. Logiquement, ce même trio remporte également les lauriers de la moindre émission de CO2. Du champ à la roue, l’éthanol de canne à sucre génère 72% de CO2 en moins que l’essence. Les EMHAU et EMGA émettent environ 90% de moins que les gazoles classiques. Très bien, à ceci près que les meilleurs des agro carburants sont ceux qui sont issus des productions exotiques ce qui pose de nombreux problèmes.
Un bilan désastreux en termes de gaz à effet de serre
Par ailleurs, l’étude met en évidence la complexité du processus d’évaluation du bilan écologique « du puits à la roue » des biocarburants. Elle reste prudente et incomplète sur la question du « changement d’affectation des sols », et préconise des travaux complémentaires. L’origine des sols destinés à produire les végétaux, le retournement des prairies sont susceptibles de modifier substantiellement les résultats de cette étude. D’après le communiqué de presse de France Nature Environnement(FNE), le bilan des agro carburants en matière de gaz à effet de serre en prenant en compte l’impact du Changement d’Affectation des Sols (CAS) est très mauvais. En effet, la transformation des forêts tropicales primaires en cultures industrielles de canne à sucre et de palmiers à huile destinées à faire rouler nos voitures est à l’origine d’émissions très importantes, liées au déstockage massif de carbone suite à la suppression du couvert forestier et à la dégradation des sols. Pour Lionel Vilain, conseiller technique agricole de FNE : « Les résultats de l’étude sont sans appel : lorsqu’on prend en compte les changements d’affectation des sols comme la déforestation notamment, l’impact effet de serre des agro carburants est le double de celui de l’essence ou du gasoil remplacé ! ».
L’avis Sequovia :
Les biocarburants constituent une des alternatives possibles aux carburants fossiles dans la lutte contre le changement climatique. Cependant, la mobilisation des ressources naturelles pose un certain nombre de questions. La France ne peut ignorer les conséquences environnementales et humaines des politiques de promotion des agro carburants. Il est essentiel de prendre en compte le changement d’affectation des sols de la production d’agro carburant.
L’exemple de l’Indonésie avec l’huile de palme produite après avoir rasé des forêts destinées à produire des agro carburants est une catastrophe à la fois climatique et une atteinte à la biodiversité! En intégrant les émissions dues à la déforestation en Indonésie, le bilan des émissions des GES de l’huile est le double de celui du diesel qu’il remplace. En attendant l’arrivée des biocarburants de 2ème génération, il est intéressant de poursuivre ces études ou bien de passer directement au véhicule électrique !
A noter qu’un comité d’orientation chargé d’étudier la question des changements d’affectation des sols va être mis en place le mois prochain
La France est sur le point d’atteindre son objectif de 10 % d’énergie provenant d’agro carburants dans les transports en 2010. Mais l’utilisation de biomasses à des fins énergétiques comme carburants pour les transports, soulève depuis quelques années de nombreuses interrogations. L’ADEME vient de publier son étude très attendue sur « Analyse du cycle de vie des biocarburants de 1ère génération ».
Enrichir la connaissance scientifique sur les biocarburants
Cette étude a été lancée en 2009 par le MEEDM, le ministère de l’Agriculture conjointement avec l’ADEME et France AgriMer. Cette étude « répond aux recommandations du Grenelle de l’Environnement (engagement n° 58) préconisant une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des biocarburants de première génération». De plus, ce document répond également à la Directive « Energies renouvelables » du 29 avril 2009. L’Europe demande aux Etats membres d’incorporer dans les transports 10% d’énergies renouvelables produites de manière durable, avec pour critère une réduction de 35% des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux équivalents fossiles. La France doit ainsi remettre dans quelques mois son Plan d’action national en matière d’énergies renouvelables à la Commission européenne.
2 aspects fondamentaux
L’étude a permis de mettre en avant deux aspects fondamentaux :
1- l’impact des biocarburants sur le changement climatique avec les émissions des gaz à effet de serre,
2- l’efficacité énergétique avec la consommation des énergies non renouvelables.
Ainsi, les biocarburants produits en France présentent, sans tenir compte du carbone des sols, le bilan suivant :
* les gains nets en émission de gaz à effet de serre, par rapport à des carburants fossiles, sont de 60 à 70 % pour les biodiesels et de 50 à 65 % pour les bioéthanols.
Sans conteste, l’utilisation actuelle de biocarburants en France permet de remplacer chaque année l’utilisation de 2 400 000 tonne équivalent pétrole (tep).De plus, les résultats montrent que les éthanols et les esters d’huile usagée (EMHAU) et de graisses animales (EMGA) sont les grands gagnants. La fabrication d’éthanol de canne à sucre, d’EMHAU et d’EMGA nécessite 80% d’énergie en moins que le raffinage d’essence ou de gazole fossiles. Logiquement, ce même trio remporte également les lauriers de la moindre émission de CO2. Du champ à la roue, l’éthanol de canne à sucre génère 72% de CO2 en moins que l’essence. Les EMHAU et EMGA émettent environ 90% de moins que les gazoles classiques. Très bien, à ceci près que les meilleurs des agro carburants sont ceux qui sont issus des productions exotiques ce qui pose de nombreux problèmes.
Un bilan désastreux en termes de gaz à effet de serre
Par ailleurs, l’étude met en évidence la complexité du processus d’évaluation du bilan écologique « du puits à la roue » des biocarburants. Elle reste prudente et incomplète sur la question du « changement d’affectation des sols », et préconise des travaux complémentaires. L’origine des sols destinés à produire les végétaux, le retournement des prairies sont susceptibles de modifier substantiellement les résultats de cette étude. D’après le communiqué de presse de France Nature Environnement(FNE), le bilan des agro carburants en matière de gaz à effet de serre en prenant en compte l’impact du Changement d’Affectation des Sols (CAS) est très mauvais. En effet, la transformation des forêts tropicales primaires en cultures industrielles de canne à sucre et de palmiers à huile destinées à faire rouler nos voitures est à l’origine d’émissions très importantes, liées au déstockage massif de carbone suite à la suppression du couvert forestier et à la dégradation des sols. Pour Lionel Vilain, conseiller technique agricole de FNE : « Les résultats de l’étude sont sans appel : lorsqu’on prend en compte les changements d’affectation des sols comme la déforestation notamment, l’impact effet de serre des agro carburants est le double de celui de l’essence ou du gasoil remplacé ! ».
L’avis Sequovia :
Les biocarburants constituent une des alternatives possibles aux carburants fossiles dans la lutte contre le changement climatique. Cependant, la mobilisation des ressources naturelles pose un certain nombre de questions. La France ne peut ignorer les conséquences environnementales et humaines des politiques de promotion des agro carburants. Il est essentiel de prendre en compte le changement d’affectation des sols de la production d’agro carburant.
L’exemple de l’Indonésie avec l’huile de palme produite après avoir rasé des forêts destinées à produire des agro carburants est une catastrophe à la fois climatique et une atteinte à la biodiversité! En intégrant les émissions dues à la déforestation en Indonésie, le bilan des émissions des GES de l’huile est le double de celui du diesel qu’il remplace. En attendant l’arrivée des biocarburants de 2ème génération, il est intéressant de poursuivre ces études ou bien de passer directement au véhicule électrique !
A noter qu’un comité d’orientation chargé d’étudier la question des changements d’affectation des sols va être mis en place le mois prochain