Vu le prix du blé, on est plutôt tenté de retourner nos herbages.
samedi 05 février 2011
Le captage de la Houlberdière, classé captage prioritaire, reste très sensible aux nitrates. Les taux ont globalement baissé en 2010 mais des pics supérieurs à la norme (50 mg par litre) ont été observés à certains moments de l'année. Depuis un an, le captage a été passé au crible (diagnostic agricole, étude hydrologique...).
Un bassin d'alimentation de 2 600 ha sur lequel vont se porter les actions, a été retenu. Jeudi matin, élus, représentants de la chambre d'agriculture et de la direction départementale des Territoires ont tenu à la salle des fêtes une réunion d'information en présence d'une trentaine d'exploitants agricoles concernés.
Un engagement
Le programme d'actions propose aux agriculteurs de souscrire aux mesures agro environnementales (MAE). Elles limitent les apports azotés sur l'herbe et les cultures et permettent de convertir des parcelles en prairie. C'est un engagement sur cinq ans avec des aides financières comprises entre 300 € et 7 600 € par an pour compenser les pertes de revenus. L'engagement devra être précédé d'un diagnostic individuel (une démarche gratuite pour les exploitants).
Les réactions
Faut-il participer à la « bataille de l'eau » ? Oui, répondent la plupart des agriculteurs présents, « de toute façon, si on n'est pas volontaire les mesures nous serons imposées plus tard » faisaient-ils remarquer. Principal sujet de mécontentement : le montant des indemnités financières fixées par l'Europe et la France. « Le compte n'y est pas ». Quant au retour à davantage de prairies, « inenvisageable. Vu le prix du blé, on est plutôt tenté de retourner nos herbages. Les éleveurs tirent la langue, c'est une réalité économique ».
Les exploitants ont encore plusieurs mois pour réfléchir. À partir du 15 mai, ils disposeront de trois ans pour s'engager. La réunion a permis de poser clairement les problèmes. « On est entré dans le vif du sujet » commentait Anne-Gaëlle Touminet, animatrice agro-environnementale, à l'issue de la réunion.
« Ne signez surtout pas vos contrats »
20 janvier 2011 06h00 | Par aude boilley | 0 |
Une centaine de producteurs laitiers sont venus à Roullet,
en Charente, écouter et discuter avec un éleveur suisse.
contractualisation. photo « sud ouest
»
L'an passé, des éleveurs canadiens étaient venus redonner espoir aux
producteurs laitiers charentais. Ils leur avaient démontré qu'un autre système
de régulation était possible. Hier, à Roullet-Saint-Estèphe (Charente), Paul
Ecoffey, un éleveur suisse, les a mis en garde. Après un passage à Pau la
veille, il était convié par l'antenne Poitou-Charentes-Limousin-Nord Aquitaine
de l'association des producteurs laitiers indépendants (Apli). Pascal Massol, le
président national de l'Apli, et Paul de Montvalon, président de l'Office du
lait, étaient également présents pour répondre aux questions d'une centaine
d'éleveurs charentais.
Il y a deux ans, la Suisse a mis en place la contractualisation, c'est-à-dire
l'instauration de contrat écrit entre un producteur laitier et sa laiterie. « Et
maintenant, on crève de faim. En deux ans, certains producteurs ont perdu 60 000
euros. La première année, ils jouent sur la trésorerie, mais après ? », déplore
l'éleveur suisse.
En France, à compter du 1er avril, « la formalisation écrite des relations
commerciales entre les producteurs et leurs premiers acheteurs » deviendra « la
règle ». Les laitiers ont dix-huit mois pour signer leur contrat. Mais beaucoup
n'en veulent pas (voir « Sud Ouest » du 5 janvier).
« Le problème des contrats, c'est qu'ils sont pour cinq ans et ne tiennent
pas compte des coûts de production ni de l'évolution des prix des matières
premières », détaille Pascal Massol, le président de l'Apli.
« Je suis venu vous lancer un message d'alerte. Ne signez surtout pas vos
contrats. Si vous le faites, vous serez pieds et poings liés à l'industrie
laitière et vous ne pourrez plus rien faire », leur a lancé Paul Ecoffey. « Si
un matin, le camion ne passe pas chercher votre lait pour faire pression sur
vous, qu'est ce que vous pourrez faire ? », a lancé Paul Ecoffey.
Paradoxalement, la contractualisation du lait, destiné à fabriquer du
gruyère, elle, a bien fonctionné car « c'est l'interprofession qui fixe les prix
et une production stricte pour ne pas qu'ils baissent. »
« Je vends le litre de lait, pour le gruyère AOC, 70 centimes alors que mes
collègues le vendent aux alentours de 38 centimes, pour un coût de production de
60 centimes. »
Pour de nombreux agriculteurs présents hier à Roullet, il faut « éviter les
contrats individuels ». « Pour mieux peser, nous devons nous regrouper », estime
l'un. Paul Ecoffey les a alors mis en garde contre un trop grand nombre
d'organisations de producteurs. « On n'a pas été préparé lors de la
contractualisation. On a voulu trop bien faire et nous avons mis en place 38
organisations de producteurs. En face, il y avait cinq acheteurs. On s'est trop
divisés pour lutter contre eux et c'est l'industrie qui mène le bal. »
D'où la nécessité de la mise en place de l'Office du lait, voulu par l'Apli.
« On négociera un contrat collectif pour tous les producteurs français et on
imposera qu'une partie du prix soit fixée en fonction du coût de production », a
promis Paul de Montvalon, le président de l'Office du lait
je crois que vous avez même une maison et des terres au Maroc
Hedwige Chevrillon : Vous êtes un entrepreneur agriculteur, c'est un peu un nouveau visage à la tête de la FNSEA, après Jean-Michel Lemétayer. Vous connaissez extrêmement bien le Maghreb, je crois que vous avez même une maison et des terres au Maroc. Lorsque vous voyez ce qui se passe en Algérie, ce qui se passe en Tunisie, avec une révolte sociale qui puise ses sources dans la flambée des prix alimentaires, est-ce que ca vous inquiète ?
Xavier Beulin: Oui, d'abord une rectification, je n'ai pas de terres au Maroc ou en Tunisie ni ailleurs, mais ce qui m'inquiète c'est effectivement la situation dans ces pays-là. Cela montre d'ailleurs que lorsque nous nous intéressons à ces pays en termes de co-développement, lorsque nous cherchons aussi à développer les politiques contractuelles avec ces pays pour satisfaire une partie, mais déjà un partie récurrente de leurs besoins en matière de céréales notamment, on a raison de le faire. Ce sont pour nous des territoires de proximité donc il faut continuer dans ce sens là. Pour autant la situation est critique en ce moment.
Est-ce que vous ressentez cette flambée des prix alimentaires ? Comment l'expliquez-vous ?
D'abord on a une mauvaise récolte sur une grande partie du monde et notamment la Russie et l'Ukraine cet été, alors que nous avions des niveaux de stocks très importants à la fin de la campagne dernière. S'ajoutent à cela des conditions climatiques dans l'hémisphère sud qui ne sont pas très réjouissantes, l'Australie est sous les eaux, on a la Nina en Amérique Latine, donc des prévisions sur la récolte de l'hémisphère sud qui va démarrer dans quelques semaines qui sont plutôt prévues à la baisse. Donc tout ça provoque de la tension sur les marchés. S'ajoute à cela désormais un effet de spéculation financière sur les matières premières agricoles, et tout cet effet fait monter les prix.
Est-ce que vous avez le sentiment que cette spéculation financière est largement à l'origine de cette flambée des prix alimentaires, comme on a pu l'observer sur le pétrole il y a quelques années ?
Je crois qu'il faut être prudent sur les analyses. Ce que nous constatons c'est qu'il y a un effet d'accentuation, notamment sur la volatilité des prix. On a des marchés physiques qui sont tendus, on a des investisseurs financiers qui profitent au fond de l'aubaine pour investir à court terme sur ces marchés des matières premières alimentaires, c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles nous attendons du Président de la République dans le cadre de la présidence du G20, qui veut faire de cette question de la régulation des matières premières un enjeu majeur, des réponses adaptées à la situation, notamment s'agissant de l'alimentation.
Ce matin le Ministre de l'Agriculture Bruno Lemaire aurait dit qu'il fallait peut-être arrêter les exportations de céréales en France, lorsqu'on voit ce qui se passe. Il est revenu un peu sur ce propos. Cela dit est-ce que la question se pose à vos yeux ?
Non pas aujourd'hui puisque la France et l'Europe étaient bien couvertes, nous avons des niveaux de stocks suffisants et satisfaisants pour nos propres besoins français et européens, et pour engager un certain nombre d'exportations, sur lesquelles nous avons déjà des contrats de signés avec les pays de la Méditerranée en particulier
Les parlements français et allemand adoptent une position agricole commune
« Le système doit évoluer [...] vers des primes à l'hectare uniformes au niveau régional » et les niveaux d'aide entre Etats membres doivent, autant que possible, converger
Les délégations du Sénat, de l'Assemblée Nationale et du Bundestag ont rendu public une position commune sur l'avenir de la politique agricole commune, après 2013, date à laquelle la réforme en cours doit s'achever. Cette position sera transmise aux autres parlements nationaux de l'Union européenne.
Le texte appelle tout d'abord à une PAC « forte et juste pour une agriculture compétitive et orientée vers le marché, assurant le dynamisme des territoires et favorisant la contribution positive de l'agriculture à la protection de l'environnement ».
La position franco-allemande pondère néanmoins l'objectif de compétitivité, rappelant que celle-ci doit jouer « pour l'emploi, l'environnement et nos territoires », et ce d'autant que « la volatilité croissante des prix agricoles montre que la seule compétitivité ne peut être une orientation unique. Cette volatilité impose le maintien d'un cadre de régulation », précisent les parlementaires qui souhaitent que l'Union puisse mettre en place un filet de sécurité pour « protéger les agriculteurs en cas de crises exceptionnelles des marchés ».
Sans remettre en cause les exigences du marché intérieur en matière de libre concurrence, les parlementaires veulent « renforcer le poids des producteurs afin de rééquilibrer les rapports dans la chaine alimentaire ». Ils veulent aussi revoir le régime des paiements uniques, qui constitue le dispositif principal d'aides directes aux exploitations depuis la réforme de 2003. « Le système doit évoluer [...] vers des primes à l'hectare uniformes au niveau régional » et les niveaux d'aide entre Etats membres doivent, autant que possible, converger.
Rappelant l'objectif de poursuivre la simplification de la PAC et notamment des dispositifs d'aide, la position commune affirme le souhait de maintenir « les crédits à leur niveau actuel pour donner les moyens nécessaires » à la plus emblématique des politiques de l'Union
Le groupe France Agricole racheté par Isagri et Sofiprotéol
Le groupe d'informatique agricole Isagri a confirmé vendredi dans un communiqué son projet de rachat, en partenariat avec Sofiprotéol, établissement financier de la filière huiles et protéines végétales (Prolea), du groupe de presse France Agricole.
L'opération, dont le montant n'a pas été précisé, concerne l'ensemble du groupe dont 80% est actuellement détenu par le fonds d'investissement Pragma Capital et 20% par les cadres, a-t-on appris auprès d'Isagri.
Le schéma prévoit une participation de 75% pour Isagri. Sofiprotéol, dont Xavier Beulin, le nouveau patron de la FNSEA, est le président, sera le partenaire financier à hauteur de 25%.
L'opération doit être bouclée au cours du 1er trimestre 2011.
Pragma s'était porté acquéreur de France Agricole en janvier 2005. Leader de la presse agricole, le groupe France Agricole édite, outre l'hebdomadaire homonyme, une dizaine de magazines et de lettres d'information.
Parmi les magazines figurent "La Vigne", "L'éleveur laitier" ou encore "Agro-distribution". Le groupe s'est aussi développé sur le web en créant plusieurs sites internet et dans l'événementiel avec l'organisation d'un salon sur les matériels agricoles. Le groupe compte 200 collaborateurs. En 2009, son chiffre d'affaires avoisinait les 40 millions d'euros.
Cette acquisition s'inscrit dans le projet de développement de l'activité média d'Isagri. En 1997, Isagri avait lançé son premier portail web d'informations agricoles (www.terre-net.fr). Aujourd'hui son pôle média, Terre-net Média, compte quatre portails et une web TV qui attirent chaque mois plus de 200.000 agriculteurs, selon Isagri.
La société, qui se présente comme "le leader européen de l'informatique pour l'agriculture, la viticulture et la profession comptable", est un groupe familial créé en 1983 par Jean-Marie Savalle, président directeur général.
L'entreprise compte aujourd'hui 880 collaborateurs et 107.000 clients, répartis en France, en Europe et au Canada. Elle réalise un chiffre d'affaires de 75 millions d'euros
LalettreA.fr (Abonnement) - Il y a 1 jour Xavier Beulin est surveillé de près : les rédactions du groupe France agricole préparent un contrat "d'indépendance" devant les prémunir d'une éventuelle ... |
gasoil non routier
- Didier Cairon. Entrepreneurdans le Calvados, président d'EDT (entreprises de travaux agricoles) Normandie.Ouest-France
À l'image de la profession dans son ensemble, les entrepreneurs de travaux agricoles de Normandie s'inquiètent aussi de l'utilisation prochaine de ce carburant en lieu et place du fuel agricole.
Le gasoil non routier, de même couleur rouge, va remplacer, à compter du 1er mai, le fuel agricole. De quoi inquiéter les entrepreneurs ?
L'usage obligatoire du gasoil non routier émane d'une décision européenne, parce qu'il émet cent fois moins de soufre que le gasoil. Les engins automoteurs, comme les moissonneuses-batteuses et les ensileuses automotrices, devront rouler avec, dès le 1er mai. Pour les tracteurs, ce sera obligatoire le 1er novembre. De nombreuses questions restent encore sans réponse de la part des pétroliers et des distributeurs. Le prix, d'abord. Il pourrait être autour de 20 € plus cher les mille litres, par rapport aux prix actuels. Mais rien n'est moins sûr. La question de garantie ensuite, puisqu'il aura la même couleur que le fuel agricole. Des questions techniques enfin, concernent le stockage, le gasoil d'été et d'hiver, la compatibilité des moteurs de nos matériels avec ce nouveau carburant.
Que représentent les entreprises de services agricoles forestiers et ruraux en Normandie (1) ?
Notre syndicat regroupe les cinq départements normands, soit 1 268 entreprises qui emploient 3 591 salariés. Elles sont en progression dans le paysage agricole et forestier régional. Le métier change. Ainsi, certains clients agricoles, dans les secteurs de plaine et particulièrement en Haute-Normandie, délèguent la totalité des tâches de culture de leur ferme à une entreprise. Ceux-ci consacrent entièrement leur temps à la gestion et à la commercialisation de leur production.
Vous développez des relations en direction des jeunes. Vos métiers sont méconnus ?
Oui. Pourtant, dans le domaine du machinisme, ils donnent de bonnes perspectives d'emploi. Il y a des besoins pour reprendre des affaires dont les responsables arrivent à la retraite. Et nous avons toujours des difficultés à trouver des collaborateurs efficaces ayant le sens des responsabilités. Le partenariat que nous venons d'initier avec l'Institut rural d'éducation et d'orientation de Condé-sur-Vire, dans la Manche, et les chefs d'entreprises locales permet, par exemple, d'améliorer les parcours de formation pour offrir des emplois de plus en plus stables.
Nicolas Sarkozy veut préserver la Pac et la rendre plus juste
"On ne peut avoir à la fois des prix qui augmentent et qui explosent et en même temps des soutiens", a-t-il déclaré à l'adresse des producteurs de grandes cultures. "Les soutiens doivent aller a ceux qui souffrent, qui en ont besoin."
TRUCHTERSHEIM, Bas-Rhin (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis mardi de se battre pour le maintien de l'Europe verte tout en réclamant une réorientation plus franche en faveur des filières les plus fragiles, comme l'élevage ou le lait.
Le chef de l'Etat, qui présentait ses voeux au monde agricole, s'est engagé en outre à poursuivre ses efforts pour rendre le secteur plus compétitif afin de lui permettre de faire face à la concurrence accrue de pays comme l'Allemagne.
Alors que l'Union européenne prépare une réforme de la Politique agricole commune (PAC) pour 2013, il a indiqué qu'il s'opposerait à toute baisse du budget qui lui est alloué.
Selon lui, Paris a fait preuve de sa solidarité en s'engageant pour près de 100 milliards d'euros pour le soutien aux pays mis en difficulté par la crise de la dette.
"Nous n'avons donc pas à nous excuser de défendre le budget de la Politique agricole commune", a-t-il dit.
Il a estimé que l'Europe verte devait avant tout soutenir une meilleure organisation des producteurs en même temps que devenir plus juste, à l'image des aides accordées ces dernières années à l'agriculture de montagne au détriment des cultures céréalières, ce qui a créé des remous en France.
"On ne peut avoir à la fois des prix qui augmentent et qui explosent et en même temps des soutiens", a-t-il déclaré à l'adresse des producteurs de grandes cultures. "Les soutiens doivent aller a ceux qui souffrent, qui en ont besoin."
Face à la flambée des prix des céréales, il a prôné une contractualisation des relations entre éleveurs, producteurs et fournisseurs d'aliments pour le bétail, souhaitant la conclusion d'un accord avant la fin du premier semestre.
RECONQUÊTE DE L'ÉLECTORAT RURAL
Il s'agissait de la huitième intervention de Nicolas Sarkozy consacrée à l'agriculture et à la ruralité depuis les élections régionales de mars dernier, le chef de l'Etat s'efforçant depuis de reconquérir un électorat rural traditionnellement favorable à la droite mais qui avait alors fait défaut à l'UMP.
En prélude à son déplacement en Alsace, le Journal Officiel a publié mardi le décret autorisant la circulation des camions de 44 tonnes sur les routes pour le transport des céréales.
Annoncée au printemps dernier, cette disposition était réclamée de longue date par le monde agricole pour des raisons de coûts mais elle était combattue par les écologistes.
Tout en reconnaissant qu'il pouvait y avoir des "intérêts contradictoires" entre l'agriculture et l'écologie, le président a estimé qu'il fallait s'efforcer de concilier les deux et critiqué les "idéologues" qui contestent la réalité économique.
"Ceux qui veulent opposer environnement et agriculteurs, ce sont ceux qui voudraient vous transformer en jardiniers ou en cantonniers", a-t-il estimé.
Evoquant un sujet sensible dans l'agriculture française et surtout en Alsace, il a promis d'aider les producteurs de lait et les éleveurs à faire face à la concurrence déloyale de l'Allemagne, qui emploie une main-d'oeuvre "à des conditions sociales qui ont peu à voir avec ce qui se passe en France".
"Si on veut qu'il y ait des agriculteurs producteurs de lait, des éleveurs en France, il faut qu'on les mette dans une situation de compétitivité à armes égales avec nos amis allemands", a-t-il déclaré.
Il a enfin accédé à une autre revendication des viticulteurs, qui lui avait été rappelée mardi matin lors de la visite d'une ferme dans la plaine d'Alsace, en dénonçant en termes virulents la suppression des droits de plantation qui encadrent la culture de la vigne.
Prévue à compter de 2016 dans toute l'UE, cette initiative mène selon lui à la catastrophe en poussant à l'augmentation de la production au moment où la consommation de vin diminue dans le monde et où de nouveaux pays se lancent dans la vigne.
"Je ne sais pas qui a pensé à cette idée, mais il faut qu'il change d'avis", a-t-il dit.