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Articles récents

Les vertus du fumier

12 Avril 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Environnement



Cette semaine nous allons parler d'amélioration du sol. En effet, le fumier peut être utilisé pour de nombreuses choses.
IL peut servir de combustible pour faire la cuisine (En Inde), pour se tenir chaud l'hiver (En Mongolie avec la bouse de yack), faire du papier (avec de la bouse d'éléphant en Inde ou du fumier de kangourou en Australie). Pour notre part, nous nous contenterons de l'employer au jardin pour améliorer nos récoltes ou avoir de plus belles fleurs.
L'avantage majeur du fumier c'est que ça reste un produit naturel qui retourne à la terre. Le fumier, tout comme le compost, est un amendement. La différence avec le terme engrais, c'est que le fumier est surtout là pour améliorer la structure du sol, c'est-à-dire rendre une terre argileuse plus friable ou alourdir une terre sableuse par exemple.
Grâce aux micro-organismes contenus dans le fumier, la vie microbienne du sol va redémarrer et des réactions chimiques vont avoir lieu. Au final un sol plus facile à travailler. Malgré tout, le fumier amène aussi de l'azote, du phosphore et de la potasse avec des pourcentages différents selon le type de fumier et l'état de décomposition. En moyenne, une tonne de fumier peut amener 4 à 5 kg d'azote, 2 à 3 kg d'acide phosphorique et 5 à 6 kg de potasse soit des pourcentages quand même assez faibles.
Le fumier est donc idéal pour amener toutes sortes de bébêtes microscopiques qui vont améliorer le sol mais il y aura quand même besoin d'un complément d'engrais (naturels de préférence). Inversement, un engrais ne vous aidera pas à améliorer la structure d'un sol c'est pourquoi fumier et engrais ne se remplacent pas, ils se complètent.

Différents fumiers;
Si vous avez le choix, préférez les fumiers dits chauds (de cheval, âne, mouton, etc.) pour les terres argileuses. On les étale et on attend, on dit qu'ils « chauffent le sol » ou qu'ils constituent des « couches chaudes ». Concernant les fumiers froids (de bovins, porcs, etc.), utilisez-les pour les sols siliceux et calcaires. Pour les fumiers « froids » qui se décomposent lentement, les apports doivent se faire en automne- hiver pour le printemps suivant. Concernant les fumiers « chauds » vous pourrez les épandre au printemps mais il faudra tout de même attendre un mois et demi avant de semer derrière.
Il faut apporter environ 500 kg de fumier pour 1 000 m² (1 mètre cube de fumier pèse 400 kg lorsqu'il est frais et 7 à 800 kg après tassement). Il suffit d'appliquer la dose précitée tous les 3 ans pour entretenir un taux humique convenable. Pour le fumier en granulés, selon le dosage et les compléments, regardez bien sur le sac la dose à employer. Le fumier de bovin frais améliore les terres légères. Il contient beaucoup de phosphore, c'est par contre le moins pratique des fumiers dans sa mise en place, surtout lorsqu'il n'est pas bien décomposé car c'est un fumier assez gras (c'est pourquoi il faut éviter de l'utiliser en sol argileux, sauf éventuellement s'il est sous forme de granulés).
Le fumier de cheval ou d'âne frais améliore les terres lourdes par son pouvoir asséchant. Il est riche en azote et très chaud. Il a l'avantage d'assécher les sols où la rétention d'eau est marquée.
Le fumier de moutons et de chèvres frais améliore les terres lourdes, c'est le plus riche en matières organiques.
Son action est plus durable que celle du fumier de cheval, mais moins que celle du fumier de vache.
Le fumier de volaille améliore les terres lourdes mais il comporte cinq fois plus d'azote que les autres fumiers, azote assimilable trop rapidement. Ce fumier donne donc des plantes qui se goinfrent vite et qui deviennent alors trop fragiles. Utilisez-le avec modération.
Le fumier de porc est froid et très aqueux, il est de mauvaise réputation et son action semble de peu de durée. Cependant certains légumes comme le céleri et le poireau l'apprécient beaucoup. Il est riche en potasse et a une action répulsive nettement marquée sur les taupes.
Pour l'odeur de ces fumiers, cela vient de la nourriture des animaux ; plus les bêtes mangent des protéines, plus ça sent mauvais. Renseignez-vous un peu avant.

Emplois;
Quel que soit le fumier que vous souhaitez épandre, il ne faut surtout pas l'épandre frais à la sortie de la soue à cochon, de la stabulation, de l'écurie… Il faut garder votre fumier dans un coin en le retournant de temps en temps pendant plusieurs mois et ensuite vous pourrez l'utiliser. Pour une bonne assimilation du fumier que vous mettez, il faut bien penser à l'incorporer dans les premiers centimètres du sol.
À la semaine prochaine pour aller dans le potager.


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Pouvoirs du maire - Gestion de nuisances

12 Avril 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Environnement

Il appartient au maire d'enjoindre les propriétaires des dépôts de déchets agricoles de prendre les mesures qui s'imposent.
Afin de ne pas générer de risques de pollution des eaux et de gêne au voisinage, les dépôts de déchets agricoles doivent être implantés conformément aux dispositions du règlement sanitaire départemental, qu'il s'agisse de dépôts provenant d'un élevage familial ou d'un élevage agricole non soumis à la loi n° 76-663 du 19 juillet 1976 modifiée relative aux installations classées. En application des articles L. 1311-1 et L. 1311-2 du Code de la santé publique, le maire doit veiller au respect des dispositions du règlement sanitaire départemental. En outre, au titre de son pouvoir de police générale, précisé à l'article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales, le maire doit assurer la salubrité publique. Il doit donc faire cesser toute cause d'insalubrité sur le territoire de sa commune. Dans ces conditions, il appartient au maire d'enjoindre les propriétaires des dépôts de déchets agricoles de prendre les mesures qui s'imposent. Ces mesures doivent être proportionnées aux circonstances pour supprimer les nuisances constatées (Conseil d'État, 27 juillet 1990, commune d'Azille). Par ailleurs, le règlement sanitaire départemental prévoit des sanctions pénales en cas d'infractions à ce règlement. Elles sont constatées par les officiers et agents de police judiciaire visés aux articles L. 2122-31 et L. 2212-5 du code général des collectivités territoriales.

Question écrite n° 01483 de Jean Louis Masson, Réponse publiée JO Sénat 9 mars 2009
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Première étude d'exposition des agriculteurs aux pesticides publiée fin 2009

12 Avril 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

 Les premiers résultats de la vaste étude Agrican, lancée en 2005 pour étudier l'exposition des agriculteurs aux pesticides et sur les risques de cancer qui en découlent, seront publiés à la fin de l'année, a indiqué jeudi le Pr Pascal Gauduchon, de l'université de Caen Basse-Normandie.

Cette étude, menée simultanément dans 12 départements, est motivée par l'insuffisance de données disponibles sur le sujet en France, premier utilisateur de pesticides en Europe, a souligné M. Gauduchon, membre du Groupe régional d'études sur le cancer et l'un des coordinateurs de l'étude Agrican.

Or, la population agricole représente 1,4 million d'actifs, dont 700.000 chefs d'exploitation - et même deux fois plus en intégrant les retraités.

Une étude limitée à 6.000 personnes en 1995 dans le département du Calvados avait montré que le risque général de contracter un cancer en milieu rural était moindre qu'en milieu urbain, notamment pour les affections du poumons, de l'oesophage et de la vessie, a rappelé le Pr Gauduchon.

"Mais un certain nombre de tumeurs pourraient se trouver en excès limité en milieu agricole", a-t-il poursuivi en citant la prostate, les cancers du sang et les lymphomes non hodgkinien. "Il existe un risque limité mais confirmé".

Pour Agrican, plus de 560.000 questionnaires ont été adressés aux agriculteurs, dont 182.000 ont été retournés aux chercheurs.

"Cette large cohorte doit permettre d'identifier les expositions, l'incidence de certains cancers, les causes de décès mais aussi d'apporter des arguments scientifiques pour juger du caractère professionnel de certains cancers", a ajouté le scientifique.

"Quand on exclut le tabagisme comme facteur de risque, seuls 14% des cancers peuvent être attribués à une cause précise, et 86% restent inexpliqués", rappelle le Pr Gauduchon, qui s'exprimait dans le cadre d'une audition publique à l'Assemblée nationale sur "Les effets des pesticides sur la santé humaine".

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques rendra son rapport sur le sujet à l'automne prochain.

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Crise ouverte, la FNSEA écartelée entre éleveurs et céréaliers

28 Mars 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Le congrès de Poitiers du 31 mars au 2 avril s'annonce houleux. Les grandes cultures font tanguer le premier syndicat agricole français. On se déchire à propos des aides européennes.

Ils sont « désespérés », « écoeurés ». Touche pas à mon blé. La révolte gronde dans les riches plaines du Bassin parisien. Mercredi à Paris, 5000 agriculteurs ont défilé contre la réforme des aides européennes. Dès 2010, les producteurs de grandes cultures devront partager leurs aides avec les filières les plus fragiles. Et ça ne passe pas.

Car cette défaite, les grands céréaliers n'y croyaient pas. Jamais, pensaient-ils, le ministre n'osera. Michel Barnier a pourtant tranché. Au nom de la justice.

Histoire d'un casse réussi. Monté dans l'ombre par Pierre Chevalier, le président de la Fédération nationale bovine. L'homme revient de Bruxelles. Avec le sourire. « La Commission nous soutient, glisse-t-il au téléphone. Mais c'est vrai, ça a été très dur. J'ai pris des coups. » Mieux répartir les aides européennes. Depuis longtemps, l'éleveur corrézien en parlait. Sans réussir à se faire entendre. Échec cuisant l'an dernier, lors du congrès de la FNSEA à Nantes.

Inégalités

Bien décidé à faire bouger les lignes, Pierre Chevalier a mûri sa contre offensive. « On ne nous prenait pas au sérieux. J'ai fait plancher des économistes», ajoute-t-il. En pointant du doigt les inégalités de revenus à l'intérieur même du monde agricole: 30000 € en moyenne de revenu par an pour un céréalier en 2008, 14100 € pour un éleveur de bovins. Moins encore : pour les maraîchers : 8570 €.

Cherchez l'erreur. Lorsque le cours des céréales a doublé, jamais les céréaliers n'ont proposé de partager. Aujourd'hui, il payent le prix fort. Et laissent au président de la FNSEA le soin d'éteindre l'incendie. Un crève-coeur pour Jean-Michel Lemétayer. Comme mercredi lors du congrès des producteurs de lait au Mans. Alors qu'il plaidait l'avenir de la filière laitière, les céréaliers défilaient à la même heure à Paris.

C'est ce qui s'appelle un coup de poignard dans le dos. « Les manifestants ont dénoncé la politique du ministre, pas celle la FNSEA », dit-il pour se rassurer. « À voir », analyse Stéphane Le Foll, député européen et spécialiste des questions agricoles au PS. « Ce virage pris à reculons n'a pu se faire sans l'aval de la direction de la FNSEA. D'ailleurs, cette réforme était nécessaire. » Jean-Michel Lémétayer le sait bien, lui aussi. Mais préfère aujourd'hui ne pas en parler. Conscient de l'ampleur de la crise qui secoue le premier syndicat agricole français.

320 000 adhérents

En dépit de ses 320 000 adhérents et de ses 20 000 élus, la Fnsea est un colosse aux pieds d'argile. Un syndicat contraint de s'adapter dans l'urgence. Pour répondre au défi d'une agriculture à la fois productive et respectueuse de l'environnement. Mais aussi affronter la remise à plat de la politique agricole européenne. « La FNSEA a géré de façon conservatrice des acquis. L'agriculture sera au coeur de la prochaine législature européenne, analyse Stéphane Le Foll. Pour justifier des aides, un projet agricole sera indispensable. »

Mais c'est un sacré défi. Car l'agriculture n'échappe pas au repli sur soi. À la remise en question des institutions. Chacun en veut pour son argent. « Je n'ose croire que pour certains, le syndicalisme puisse se résumer à des aides Pac », insiste Jean-Michel Lemétayer qui ne veut pas croire à une scission. Pour gagner la bataille de Poitiers, le supporter du Stade Rennais parie sur le collectif. Quitte à jouer les prolongations. « S'il faut débattre jusqu'à une heure du matin, on le fera. »

Patrice MOYON.

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Le débat sur le vaccin contre la FCO s'envenime

13 Mars 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Le Collectif 43 pour la liberté du choix prophylactique de la fièvre catarrhale (FCO), qui demande la liberté de ne pas vacciner leurs bêtes contre la FCO, a rencontré le 4 mars dernier le Groupement de défense sanitaire afin de lui exposer sa position Il organise une réunion publique samedi 21 mars au Puy.

 

Les membres du Collectif 43 pour la liberté du choix prophylactique de la FCO défendent la reconnaissance de l'immunité naturelle comme seule solution efficace à long terme pour protéger les troupeaux contre tous les sérotypes de la FCO. Ils militent pour la mise en place d'un protocole de lutte alternatif, comme le renforcement de l'immunité naturelle par des compléments alimentaires minéraux. Pour eux, la FCO n'occasionne pas des pertes largement supérieures aux revenus des éleveurs.
Le collectif demande donc la réalisation d'une étude sérologique de grande ampleur comparant les troupeaux vaccinés et non vaccinés. Il prend pour témoin le vétérinaire Gilles Gromont, médaillé d'or au sommet de l'élevage 2008, aurait déjà réalisé de tels travaux démontrant que l'immunité naturelle est plus forte que l'immunité vaccinale.


"Face à nos doléances il y a eu un mouvement de compréhension de la part de certains éleveurs, explique le collectif, mais il nous a été soumis que le GDS en tant qu'organisme sanitaire n'a d'autres choix que d'être là pour faire appliquer les directives gouvernementales. On peut du coup s'interroger sur leur liberté de décision."


A ce jour, aucune pénalité financière n'est établie à l'encontre des éleveurs ne vaccinant pas, le ministère ne se prononçant pas. Pour le collectif, "il est déplorable qu'après l'envoi d'un dossier complet d'information sur notre démarche, le comité de pilotage sur le FCO continue la désinformation et entretienne un climat de psychose auprès des éleveurs" en laissant entendre que des sanctions pourraient les pénaliser.


Pour continuer à informer les consommateurs et les éleveurs de Haute-Loire préoccupés par cette campagne de vaccination obligatoire, le collectif organise une réunion publique en présence du vétérinaire Gilles Gromont. Elle aura lieu samedi 21 mars à 20h30 au centre Pierre Cardinal au Puy.

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Ukraine : pourquoi le grenier à blé se vide

9 Mars 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Par Ingrid Labuzan, 09 mars 2009

Donnera, donnera pas ? L'Ukraine, ainsi que toutes les banques engagées dans le pays, sont pendues aux lèvres du Fonds monétaire international (FMI). Après avoir versé une première tranche du prêt de 16,4 Mds$ qu'elle a accordé à l'Ukraine, l'institution hésite à ouvrir une nouvelle fois les cordons de sa bourse.

En cause, le non-respect des engagements budgétaires, résultat, entre autres, du combat politique que se livrent le président et son Premier ministre, qui fragilise toute stratégie politique durable. De l'argent, l'Ukraine en a besoin. Elle est également en quête d'un prêt de 5 Mds$ et s'est tournée pour cela, entre autres, vers la Russie, les États-Unis et l'Union européenne. L'UE s'est déjà refusé à augmenter le montant de ses aides, au grand désespoir de pays comme l'Autriche, qui craignent un effet domino de l'Ukraine vers l'UE si le système financier du pays devait s'effondrer.

Les banques françaises sont d'ailleurs largement implantées dans le pays – en 2004, BNP Paribas rachetait 51% de la troisième banque de détail du pays, UkrSibbank. Le risque d'une crise bancaire et monétaire est aujourd'hui si fort en Ukraine que l'agence de notation Fitch a dégradé la note de sa dette souveraine de B+ à B. Après une croissance du PIB de plus de 7% ces dernières années et de 6,4% en 2008, 2009 pourrait voir celle-ci chuter à 2,5%, pour ne remonter qu'à 4,3% en 2010, selon le FMI.

Fitch explique également que l'Ukraine a déjà employé un quart de ses réserves de devises, estimées à 28,8 Mds$ fin janvier, pour soutenir sa monnaie. Une cause presque désespérée puisque, entre septembre et décembre 2008, la valeur de la hryvnia a chuté de 50%. Elle a légèrement remonté depuis, mais reste fragile.

Si les céréales venaient à manquer
Derrière ces problèmes financiers se cachent les difficultés d'un autre marché : celui des matières premières agricoles. Le secteur agricole compte pour 10% dans le PIB du pays.

L'Ukraine est le cinquième plus grand exportateur de céréales au monde, selon Interex, un site d'information à destination des entreprises françaises exportatrices. "Avec la chute des cours des matières premières, des problèmes de financement dus à la crise, et donc le manque de moyens pour acheter des semis de qualité et des engrais, la surface des emblavements va chuter en Ukraine au moment des semis de printemps", alerte Hélène Morin, responsable des activités en Ukraine d'Agritel, spécialiste des matières premières agricoles.

Les surfaces plantées pourraient diminuer de 10 à 20%. Cette année, les agriculteurs sont en dessous de leur seuil de rentabilité, ce qui explique la décision de certains de ne pas semer, en particulier du maïs, ou de rogner sur la qualité, comme c'est le cas pour le blé. L'ancien grenier à blé de l'Europe est donc à la peine. En temps normal, sa capacité de production de blé pour une campagne – un cycle de récolte – est de 20 millions de tonnes. En 2008, les récoltes ont battu des records, à 24 millions de tonnes. Mais, les années de sécheresse, ce chiffre peut tomber à 13 millions.

Si la réduction des emblavements se conjuguait avec une catastrophe climatique, les récoltes de l'Ukraine pourraient être désastreuses en 2009. D'autant que le risque d'intempéries est très fort dans ce pays au climat continental et aux orages violents. Déjà, Hélène Morin évoque des estimations tablant sur une chute de la production céréalière de 30% pour 2009. Si d'autres catastrophes climatiques – l'une est déjà en cours en Argentine – devaient se produire dans le monde, les cours de matières premières pourraient se réveiller.

Le secteur agricole ukrainien mérite d'être surveillé, car le pays est tout de même dans un processus de rattrapage, visant à en faire à nouveau le vaste grenier à céréales qu'il fut. 

Première parution le 26/02/2009 dans le numéro 22 de MoneyWeek 

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Engrais - Le norvégien Yara va reprendre sa production en France

4 Mars 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

mercredi 25 février 2009 09h56
 

OSLO, 25 février (Reuters) - Le groupe norvégien spécialisé dans les engrais Yara (YAR.OL:  a annoncé mercredi son intention de reprendre sa production d'ammoniaque et d'urée sur son site du Havre en France à la mi-mars.

La production avait cessé en novembre en raison de marchés en baisse.

"La décision de reprendre la production reflète l'amélioration des prix internationaux de l'urée et la baisse des coûts de l'énergie", explique Yara dans un communiqué.

L'usine du Havre, qui transforme du gaz naturel en ammoniaque et urée, affiche une capacité annuelle de production de 400.000 tonnes d'ammoniaque et de 350.000 tonnes d'urée. Ces deux produits sont les principaux composants des engrais azotés.

Yara a cessé sa production sur plusieurs sites en raison du ralentissement mondial. Lors de la présentation de ses comptes du quatrième trimestre 2008, le groupe avait indiqué qu'il réduirait encore sa production si nécessaire en cas de nouvelle baisse de la demande.

(version française Danielle Rouquié)

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Viandes, lait, céréales, la grande distrib se goinfre

26 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

 

Enquêtes de Que Choisir, courses en hyper, tout le confirme: la loi de modernisation économique, loin de faire baisser les prix a permis aux distributeurs de bonifier leurs marges au détriment des producteurs et des consommateurs. Merci encore, Monsieur Sarkozy!


 
(C’est bizarre. Sans aucun doute un effet d’optique... Alors que nous, consommateurs, avons la fâcheuse impression de dépenser toujours plus en faisant nos courses, que l’Institut National de la Consommation publie une enquête portant sur 1430 produits… Dont la moitié s’est renchérie, Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’industrie et à la consommation, nous affirme, juré, craché, que les prix ont baissé... de 0,2% depuis l'automne! Et qu’importe si, sur l’année, ils ont augmenté de 2,4%!

Viandes : prix en hausse pour le consommateur et en baisse pour le producteur

L’an passé, les industriels et la grande distribution nous avaient expliqué doctement que la valse des étiquettes s’expliquait par la hausse du prix des céréales, du lait et des oléagineux. Curieusement, le fait que le cours des céréales ait chuté de près de 51% en 2008, que les oléagineux aient perdu 38% et que le lait soit revenu à un prix abordable ne semblent avoir aucune incidence sur le caddy de la ménagère. L’INC pointe même des augmentations de plus de 12,5% sur certaines pâtes. La faute à qui? Industriels et distributeurs se renvoient ad nauseam la patate chaude...

Ce n’est pas tout. Le mois dernier, l’UFC que Choisir rendait publique une enquête sur le prix de la viande. Conclusion ? Si le prix du boeuf a augmenté de 50% entre 1990 et 2008, le prix payé aux agriculteurs a, lui, chuté de 15%. En 20 ans, la volaille s’est renchérie de 40% et le porc de 26% alors que les cours de ces viandes ont respectivement baissé de 7% et de 30%. De là à dire que la grande distribution a engrangé de confortables marges sur le dos des agriculteurs et des consommateurs...

 
Plus hypermarchés = moins de concurrence
C'est d'ailleurs sans doute pour les remercier de ces comportements vertueux que le gouvernement a accordé à la grande distribution le cadeau de la LME (loi de modernisation économique). Une bagatelle législative qui leur permet, notamment, de s’implanter plus facilement dans les centres villes. Pourquoi cette faveur ? Parce que plus de grandes surfaces induira nécessairement plus de concurrence et donc une baisse des prix , pardi ! Mais si cet argument était valable, comment expliquer alors qu’avec un hypermarché pour 46 000 habitants, les prix pratiqués en France soient plus élevés qu’en Allemagne qui ne compte pourtant qu’une grande surface pour 51 000 habitants ?  
   
Marges arrières et paradis fiscaux

Même le député UMP Jean-Paul Charié président de la commission d’examen des pratiques commerciales, et rapporteur de la LME donc, peu suspect de gauchisme, déplore le peu d’effet de cette loi sur la baisse des prix! Le député épingle les pratiques de certaines enseignes de la grande distribution qui exigent que les fournisseurs leur versent des commissions sur des comptes sis dans des paradis fiscaux ou encore, que ces derniers signent des contrats « premium » assurant des marges de plus de 25% aux grandes surfaces !

Il faut croire que les pratiques occultes et les marges arrière ont la vie dure!

Mercredi 25 Février 2009 - 12:31
Isabelle Saporta
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"Nourrir 9 milliards d'humains sans OGM, c'est possible"

18 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Environnement

Qu'est ce que l'agroécologie?
Marc Dufumier explique en quoi consiste l'agroécologie.


Il s'agit de l'agronomie la plus efficace possible, basée sur nos savoirs scientifiques. C'est une agronomie savante et véritablement minutieuse, puisqu'elle doit tenir compte du fonctionnement global de l'écosystème. L'objet du travail n'est plus la plante seule, ni même le sol. C'est tout le travail conjoint par les cycles du phosphore, de l'eau, du carbone, de l'azote, sur lequel on va travailler afin d'optimiser la production, et nourrir 9 milliards de personnes en 2050. Dans l'agroécologie, il faudra utiliser au mieux les ressources renouvelables: le soleil, mais aussi le carbone et l'azote de l'air. L'agriculture écologique utilisera moins de produits issus de l'exploitation des ressources non renouvelables comme le gaz ou le pétrole, c'est-à-dire les engrais chimiques et pesticides.

Pourquoi la modification du génome (OGM) ne serait-elle pas la solution?
Pour la simple et bonne raison que la génétique n'est pas le facteur déterminant de la culture d'une plante dans la nature. C'est l'écosystème tout entier qui détermine un rendement optimal, c'est-à-dire une production maximum pour des coûts minimums. Nous ne pouvons absolument pas prévoir quelles seront les conséquences des cultures en plein champ d'OGM. En revanche, nous avons la certitude que ces derniers constituent de très fortes pressions de sélection sur les autres êtres vivants.

Avez-vous un exemple concret?
En Chine, pour éviter que les capsules du coton ne soient dévorées par les chenilles, on a cultivé du coton Bt [NDLR: composé d'un gène issu d'une bactérie produisant de la toxine botulique qui agit comme un insecticide]. Or, celui-ci a favorisé le développement d'une autre espèce de chenille, qui elle, mange les feuilles... mais a développé par ailleurs une résistance à la toxine. Résultat, les cultures ont été envahies par cette chenille qui mangeait à la fois feuille et capsule. Tout cela, malgré la modification génétique, pour en venir à l'épandage de nouveaux insecticides. Dans la mesure où les écosystèmes sont extrêmement complexes et que nous sommes loin de les maîtriser, les OGM ne peuvent être cultivés en plein champ. C'est trop risqué. On ne peut donc compter sur ces cultures pour nourrir les futures générations.

Mais en quoi les OGM sont-ils tellement différents des variétés créées par l'homme depuis le Néolithique?
En réalité, les OGM sont en totale continuité avec l'agriculture pratiquée dans les pays riches depuis un siècle et demi, et les pays en développement depuis un demi-siècle. C'est cette agriculture-là, qu'on appelle productiviste, qui a constitué une vraie rupture avec l'agriculture développée depuis le Néolithique. Autrefois, le paysan était maître de ses créations variétales. Dans un champ de maïs sud-américain par exemple, il choisissait les plus beaux épis, et parmi ceux-ci, les plus beaux grains, qu'il hybridait entre eux. Au cours de l'Histoire, d'autres critères de sélection comme le goût, la facilité de culture, se sont ajoutés, mais il restait un critère inaliénable: l'adaptation de la nouvelle variété à son environnement. Et non pas l'inverse! Et comme chacun faisait ces hybridations dans son écosystème, on est parvenu à une énorme biodiversité culturale, et animale.

Quand les choses ont-elles changé?
Lors de la révolution industrielle, les hommes ont commencé à investir d'énormes quantités d'argent dans la création de variétés. Pour amortir ces millions, ils ont dû vendre de très gros volumes de semences. Il a fallu évidemment mettre de côté certains critères de sélection, jusqu'à n'en garder plus qu'un : le rendement par hectare. En parallèle, les cultivateurs ont gommé les caractéristiques locales, rédhibitoires si l'on voulait cultiver sous toutes les latitudes, comme les différences de sensibilité à la durée du jour et de la nuit, qu'on appelle photopériodisme.

Ces plantes n'étaient donc pas adaptées à leur environnement?
Clairement, non. Et ce, d'autant plus qu'elles n'étaient efficaces que dans les conditions expérimentales dans lesquelles elles avaient été créées. A savoir, un environnement très contrôlé, sans cailloux ni insectes. Mais lorsqu'il a fallu cultiver en plein champ, ces plantes, qui n'avaient pas été sélectionnées sur d'autres critères que le rendement, n'ont pas résisté aux attaques de champignons, insectes, et maladies. D'où la nécessité des engrais et pesticides chimiques de synthèse.

L'agroécologie apporte la qualité, certes. Mais comment produire en quantités sans engrais?
Le soleil, l'azote, la potasse, le phosphore et les éléments minéraux sont aujourd'hui sous-utilisés, alors que ce sont eux, les vrais facteurs de croissance! Aujourd'hui, nos engrais azotés sont fabriqués par le gaz naturel de Russie. Les protéines qui nourrissent notre bétail viennent du Brésil. Nous pouvons faire autrement. Ces protéines peuvent être fabriquées par les légumineuses (luzerne, fèves, pois chiches, lentilles, trèfle, etc.), combinées à la rotation des cultures. Mis à part la rupture technologique, et le fait d'avoir franchi une barrière entre espèces, les OGM continuent dans la même logique que l'agriculture productiviste et ne résolvent rien. Croire que la production des pesticides par la plante elle-même permettra de s'en affranchir est une fuite en avant.

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