Pas possible non plus de rejoindre une autre coopérative. « Elles sont déjà complètes »
Obligé de jeter cent litres de lait chaque jour
L’agriculteur est écœuré, mais il n’a pas le choix. Danone ne veut plus de son lait, alors, chaque jour, Gérard Eckert fait disparaître le fruit de son travail dans le caniveau.
PAULINE CONRADSSON | Publié le 26.07.2012, 05h54
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150000 € investis dans un nouveau bâtiment en 2008
En 2008, le producteur avait pourtant investi 150000 € dans un nouveau bâtiment pour se mettre aux normes européennes. « Si j’avais su, je n’aurais pas fait les travaux. Aujourd’hui, je dois toujours rembourser mes crédits », explique-t-il. Idem pour la presse à ballots de paille, achetée 17000 € il y a quelques mois. Pas possible non plus de rejoindre une autre coopérative. « Elles sont déjà complètes », se désole Mickaël, le fils de Gérard, qui envisageait jusqu’alors de reprendre l’exploitation familiale. L’agriculteur, qui produit aussi des céréales, estime son manque à gagner à 1500 € par mois, soit 40% du revenu de l’exploitation qui s’envole. Pour gagner un peu d’argent, il est désormais contraint de vendre ses bêtes. « Nous allons peut-être essayer de faire de la viande, mais il faut attendre trois ans avant d’être reconnu. D’ici là, on a le temps de tirer la langue », lâche-t-il. En attendant, l’agriculteur et son fils sont obligés de continuer à traire leurs vaches qui, elles, continuent à produire du lait. Contactée, la coopérative n’a pas répondu à nos sollicitations.
Hygiène de la mamelle : Le robot ne fait pas tout, tout seul
Il brosse avant la traite et pulvérise après, mais le robot ne sait pas encore mesurer le niveau de saleté initial de la mamelle. Des progrès restent à faire. En attendant, les éleveurs peuvent modifier les réglages pour adapter les cycles de nettoyage à leur troupeau et à chacune de leurs vaches.
En terme d’hygiène de la mamelle, Vincent Smagghe, responsable marketing spécialisé en santé animale chez Delaval, rappelle que les problématiques et les objectifs sont les mêmes en robot qu’en salle de traite traditionnelle : «Avant la traite, le nettoyage doit permettre un lait de qualité, non contaminé par des polluants extérieurs ; après la traite, la désinfection du trayon doit empêcher les germes externes de pénétrer le canal et supprimer les germes de réservoir ».
http://www.typex.fr/actualites/hygiene-de-la-mamelle-le-robot-ne-fait-pas-tout-tout-seul/
http://qualite-du-lait.toujoursplus.fr/traite_de_qualite.php
http://www.ede63.com/documents/CL/references/ref_trav.pdf
http://www.interreg-aocfromages.org/fileadmin/Documents/Action_2/Presentation_Vincent_Corbet.pdf
http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/60/00/88/PDF/na_09_051.pdf
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