Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

sante nutrition

Intérêt pour la santé du lait cru provenant de vaches nourries à l'herbe

6 Septembre 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

http://maurice.legoy.free.fr/

 

 

Par le Docteur Ron Schmid*
(Traduction française par Maurice LeGoy)

En 1970, j'ai emménagé sur l'ile de Martha's Vineyards. J'étais complètement détraqué du point de vue gastro-intestinal. J'ai alors commencé à m'alimenter essentiellement de fruits de mer, de légumes frais et de salades, de lait cru et d'oeufs achetés à la ferme voisine de mon habitation, avec un peu de viande et de pain complet. Mes problèmes de santé, que je n'avais pas réussi à régler pendant des années, disparurent alors complètement.

Le lait cru est resté un élément essentiel de mon régime alimentaire. Depuis 1961,j'ai vivement recommandé le lait cru aux milliers de patients qui m'ont rendu visite à ma consultation de neuro-psychiatrie. J'exerce dans le Connecticut où tout le monde a le droit d'acheter du lait cru certifié sur toute l'étendue de l'état, sauf à Fairfield, ville où un bureau fachiste de la santé a imposé une mesure impossible à attaquer interdisant la vente du lait cru, en raison d'un manque de ressources financières de la ville.

Le lait cru commercialisé dans le coin du Connecticut où je vis provient de la ferme Debra Tyler, à Cornwall Bridge. Debra nourrit 9 vaches sur ses 14 acres de prairies, soit un peu plus de 6 hectares (Note du Traducteur). 8 magasins de produits de santé du centre et du nord du Connecticut vont y chercher le lait qu'ils vendent. Il y a environ une douzaines d'autres exploitations certifiées pour le lait cru sur les 210 fermes laitières que compte l'état du Connecticut.

Debra possède des vaches inscrites de race Jersey. La plupart des autres exploitations sont peuplées de Holstein, qui donnent plus de lait, mais un lait moins riche en protéines, en matières grasses et en calcium que celui des Jersey. Cette race a été sélectionnée en France pour la fabrication de fromages. La teneur en matière grasse du lait de ces vaches est bien au dessus de celle des Holstein à certaines périodes de l'année (4,8% au lieu de 3,5% pour le lait entier). Les vaches de Debra consomment surtout de l'herbe au printemps, en été et en automne, et l'hiver elles sont alimentées avec du foin complémenté par un mélange de maïs et de tourteau de soja cuit dans un rapport de 5 pour 1.

La ferme a le label BIO. La certification revient à plusieurs centaines de dollars par an, et nécessite une quantité considérable de papiers administratifs. Cela veut aussi dire que Debra doit payer plus pour acheter des aliments certifiés BIO provenant d'usines situées plus loin que celles produisant des aliments localement qui sont BIO eux aussi, mais n'ont pas la certification. Ce qui pose d'ailleurs la question de savoir s'il y a vraiment besoin de demander la certification d'un aliment, quand on connait et fait confiance au fermier qui le produit.

TÉMOIGNAGE SUR LE LAIT CRU

Le droit pour les habitants du Connecticut d'acheter du lait cru a été sérieusement menacé en 1984, quand le Comité de l'Etat pour l'Environnement s'est mis à faire des réunions sur la certification. Mais un vote presque unanime a permis de donner l'autorisation à de nouvelles exploitations de vendre du lait cru. J'ai apporté mon témoignage lors de ces audiences. Mon témoignage était une réponse aux objections élevées contre l'utilisation du lait cru par la direction du service de santé de l'état du Connecticut, et il apporte la preuve des avantages du lait cru. Il est résumé de la façon suivante par l'épidémiologiste de cet état:

L'épidémiologiste de l'état a écrit dans son raport "qu'il reste à démontrer que le lait cru ait quelqu'intérêt bénéfique pour la santé..." Il cite les articles joints à sa lettre. Dans un de ces articles, intitulé "Le lait non pasteurisé, Risques d'un fétiche en matière de santé", les auteurs du rapport font une série de citations fausses à propos des recherches effectuées par Francis Pottenger avant de conclure que le lait cru ne présente aucun intérêt pour la santé.

J'ai donné les détails de ce rapport dans la documentation remise aux membres du Comité. Car ce qu'a réellement réalisé Pottenger dans ses expériences est ce qui suit. Il a utilisé 4 groupes de chats. Tous recevaient de la viande crue pour un tiers de leur ration. Les deux autres tiers étaient soit du lait cru, soit du lait chauffé par trois méthodes différentes. Le régime à base de viande fraîche et de lait cru a donné de nombreuses générations de chats en bonne santé. Tous les régimes au lait pasteurisé se sont traduits par des anomalies du squelette, une diminution des performances de la reproduction et une sensibilité plus grande aux maladies infectieuses et dégénératives.

Mais au juste, qui était Pottinger? C'était le fils d'un médecin, qui a fondé le fameux sanatorium Pottenger, qui eut son heure de gloire, à Monrovia, en Californie, pour le traitement de la tuberculose. Il fit ses études au Los Ageles County Hospital et devint assistant à temps plein au Sanatorium. Entre 1932 et 1942, il dirigea l'expérience connue maintenant sous le nom d'Etude Pottinger sur les Chats. En 1940, il fonda le Francis Pottinger Jr Hospital, à Monrovia. Jusqu'à sa fermeture en 1960, l'hopital s'est spécialisé dans le traitement des affections non tuberculeuses du poumon, et en particulier de l'asthme.

Le Docteur Pottinger a été l'auteur régulier et prolifique de la littéraure médicale et scientifique. Il a été président de plusieurs organisations professionnelles, en partuculier de la Los Angeles County Medical Association, de l'American Academy of Applied Nutrition et de l'American Therapeutic Society. Il a été membre d'une longue liste d'autres associations professionnelles.

Les expériences de Pottinger ont été réalisées dans les conditions scientifiques les plus strictes. Ses références remarquables lui ont valu le soutien de médecins proéminents. Le Professeur Alan Ford, M.D., Professeur de pathologie à l'Université de South California et pathologiste au Huntingdon Memorial Hospital de Pasadena, a supervisé toutes les découvertes pathologiques et analytiques de l'étude en question. C'est une attitude que nombre de scientifiques contemporains oublient souvent. Une question en particulier que la science moderne a ignorée est la suivante: Quelle est l'importance nutritive des nutriments thermolabiles détruits par la chaleur utilisée et qui ne sont présents que dans les aliments crus?

Voici quelques citations de Pottinger, extraites de son article "Evidences cliniques de la Valeur du Lait Cru" :

"Certains éléments contenus dans le lait sont thermolabiles. Bien que leur destruction ne conduise pas à la mort, leur carence empêche le développement normal des enfants. Cela peut se traduire par un développement anormal du squelette ou la diminution de sa solidité. Un retard de développement de l'ostéogénèse se constate plus fréquemment chez les enfants... qui sont alimentés avec du lait traité par la chaleur. Cela ne se produit jamais chez les enfants nourris au lait cru... J'affirme cela d'après les constatations que j'ai faites sur 150 enfants, dont les parents m'ont consulté pour des problèmes d'allergie. Beaucoup d'autres chercheurs ont aussi trouvé que le traitement du lait par la chaleur interférait avec son assimilation correcte et ses qualités nutritionnelles... Du point de vue nutritionnel le meilleur lait est le lait cru.... Le traitement du lait par la chaleur interfère avec le métabolisme du calcium, provoquant... un retard de l'ossification et la formation de petits os... L'interférence avec le métabolisme du calcium, tel qu'il se révèle dans les os, n'est que l'indice d'un métabolisme du calcium profondément perturbé dans l'ensemble de l'organisme".

Pour ce qui me concerne, j'ai personnellement prescrit le lait cru de vaches nourries à l'herbe depuis près de 15 ans à présent. Maintes et maintes fois, j'ai constaté la guérison d'allergies tenaces presque subitement et des améliorations "dramatiques" de l'état de santé. Les otites de l'oreille moyenne, en particulier chez les enfants disparaissent en général, sans rechutes avec le lait cru. Enfants et adultes, incapables de boire du lait pasteurisé sans avoir de troubles, se portent à merveille, quand ils passent au lait cru. Parmi les centaines, voire des milliers de mes malades, aucun n'a jamais été atteint de salmonellose, de Campylobactériose, ni d'aucune affection liée à l'ingestion de lait cru.

Dans la lettre que j'ai déjà mentionnée, l'épidémiologiste en question déclare que " les méthode des certification et/ou d'inspection ne donnent pas de garantie quant à la contamination par des germes pathogènes." Il donne aussi une liste des nombreux micro-organismes qui sont accusés d'être transmis par l'ingestion de lait cru, sans signaler que, ainsi que le montre la littérature qui accompagne le rapport, les seuls microbes potentiellement pathogènes dans le lait cru sont les salmonelles et les Campylobacter. Dans un des articles qu'il cite, "Les Risques de la Consommation du Lait Cru", paru dans le Western Journal of Medecine, les auteurs écrivent- : "Les maladies dues aux Salmonelles et aux Campylobacters ne sont généralement pas graves. Mais chez les personnes déficientes, en particulier celles victimes d'un cancer et celles qui sont immuno-déprimées par la maladie ou un traitement, ces affections peuvent devenir graves."

Par conséquent, l'essentiel de l'argumentation de l'Etat contre la consommation de lait cru est "qu'il pourrait, peut-être, dans des cas isolés, provoquer des maladies sérieuses chez certaines personnes dont le système immunitaire est affaibli par les effets toxiques de la chimiothérapie". Et ce serait pour de telles raisons que ceux des consommateurs qui pourraient choisir de boire du lait cru certifié pour les bienfaits que j'ai mentionnés se verraient privés de ce droit???

Heureusement, les membres du Comité préposé à l'Environnement ont vu le peu de poids de l'argumentation des services de l'état, et ils ont voté en faveur du lait cru.

Le lait dans l'Histoire et l'Evolution

Tout le monde n'est pas d'accord pour penser que le lait devrait faire partie du régime alimentaire après l'enfance. Le principal argument avancé est qu'aucune espèce animale ne boit de lait après le sevrage, et que nous ne devrions pas le faire non plus, plus particulièrement parce que c'est du lait d'autres espèces. Nombre d'adultes ont des difficultés à digérer le lait et les allergies aux produits à base de lait pasteurisé sont monnaie courante. Alors cela donne créance aux arguments développés contre la consommation du lait. Il faut ajouter que de telles réactions sont la conséquence de la pasteurisaion elle-même et aussi celle de la mauvaise qualité du lait et des produits laitiers obtenus aujourd'hui dans la majorité des fermes conventionnelles. Bien que des susceptibilités génétiques individuelles puissent jouer un rôle, la réaction de l'organisme contre le lait dépend largement de la qualité et de l'état du lait en cause.

La population suisse de la Loetschental Valleyat été l'un des groupes indigènes étudiés par Weston Price. Ils utilisaient le lait en grande quantité pour leur alimentation, les autres étant certaines tribus africaines, y compris les Masaï. Les habitants de cette vallée consommaient alors du lait cru, entier, frais ou fermenté à la fois, du fromage et du beurre en quantité substantielle. Le lait provenait de vaches en pleine santé nourries à l'herbe et était consommé cru, sans pasteurisation et sans homogénéisation. De tels aliments jouent manifestement un rôle capital dans un programme de santé établi pour des individus génétiquement incapables de digérer correctement le lait. C'est une source très riche de vitamines liposolubles A et D naturelles et d'autres éléments essentiels qui sont en quantité très faibles dans les régimes peu riches en graisses animales de qualité. Contrairement à l'opinion générale, des quantités libérales de graisses animales, en particulier celles provenant d'animaux nourris à l'herbe, sont essentielles au maintien en bonne santé et à la résistance aux maladies.

Bien sûr, il est possible de vivre en bonne santé sans manger de produits laitiers. Price a trouvé des groupes humains possédant une résistance complète aux caries dentaires et aux maladies dégénératives chroniques sans absorber de lait. Mais l'alimentation de ces peuplades était invariablement riche en graisses animales, en calcium et autres minéraux, provenant d'autres sources que le lait. L'extrémité molle des os longs était communément grignotée, le corps de l'os et les os plats servant à la préparation de soupes et de bouillons diverss. La médecins contemporaine a découvert l'importance des apports alimentaires de calcium. Plusieurs études récentes ont montré qu'une pression sanguine élevée et certains autres problèmes de santé étaient attribuables à une carence chronique en calcium, y compris l'augmentation de la fréquence des cancers du colon et de la prostate chez l'homme, et l'ostéoporose et l'ostéoarthrite à la fois chez l'homme et chez la femme. Paradoxalement d'autres problèmes sont associés à de fortes consommations de lait et n'ont pas été relevés par les chercheurs, les nutritionnistes et les médecins spécialistes de l'alimentation. L'importance de la qualité et de la fraîcheur du lait explique ce paradoxe. Cette idée n'a pas été prise en considération pour expliquer certains effets négatifs de la consommation des produits laitiers.

La domestication des animaux pour la production du lait remonte à quelque 8 à 10.000 ans, à une époque où certaines modifications génétiques de certaines populations en Europe, au Moyen Orient et certaines régions d'Afrique leur ont permis de digérer du lait à l'âge adulte. Le lait des animaux domestiqués commença alors à devenir un élément très important de l'alimentation humaine. Avec la domestication et la sédentarisation, de moins en moins d'animux sauvages étaient disponibles. Comme les populations se déplaçaient moins, la chasse perdait de l'importance et les gens se mirent à consommer plus de graines et de légumes. Dans cetaines peuplades, le lait remplaça les os des animaux comme source principale du calcium et de certains autres minéraux.

Dans certaines civilisations où les adultes consommaient du lait, il était souvent utilisé sous forme de lait caillé ou fermenté. Cela ressemblait en quelque sorte à du yaourt fait maison; et une quantité importante du lactose (le sucre du lait) était ainsi décomposée par l'action des bactéries. Le yaourt ou le lait caillé sont plus faciles à digérer que le lait frais, en raison du fait que, si le caillage du lait n'est pas réalisé avant son absorption, cette opération nécessaire à la digestion subséquente doit se faire dans l'estomac même et elle dure plusieurs heures.

Les adaptations lors de l'évolution des espèces sont toujours dues à une cause particulière. Les humains préhistoriques qui ont possédé la capacité de digérer le lait à l'état adulte possédaient une avantage de survie par rapport à ceux qui ne l'avaient pas : c'est le moteur de l'évolution. Dit de façon plus simple, nombre d'êtres humains acquirent la capacité de digérer facilement le lait cru, parce que le lait cru provenant d'animaux en bonne santé nourris à l'herbe leur donnait un avantage pour l'avenir. Cela les rendait plus vigoureux et plus aptes à se reproduire. Un tel lait reste un aliment merveilleux, qui nous amène des nutriments liposolubles, du calcium et d'autres minéraux présents en trop faible quantité dans nos régimes contemporains.

Au cours des six années qui se sont écoulées depuis la présentation du rapport mentionné ci-dessus, je suis devenu plus convaincu que jamais de l'importance du lait cru pour les personnes de tout âge. Pour celles, très nombreuses, qui se nourissent de la façon que je leur conseille, le lait cru est la source prinipale de certains enzymes. Je suis convaincu que les enzymes sont de toute première importance dans la convalescence et dans l'obtention et le maintien d'une bonne santé. Des centaines de personnes que j'ai soignées utilisent le lait cru de la ferme Debra comme partie capitale de leur traitement naturopathique.

Il n'y a pas de jour qui passe, que je ne sois reconnaissant du fait que je vive dans un Etat où les bureaucrates et les dictocrates de la santé ne nous aient pas dépouillé de ce qui devrait être un droit constitutionnel inaliénable. Je veux parler du droit d'acheter du lait cru et certains autres aliments sains, produits localement, en direct de ceux qui les produisent et les fabriquent.

Il es impossible de sous-estimer l'importance du travail de Debra Tyler et de celui des fermiers qui lui ressemblent. Je rêve de voir enfin le jour où chaque Américain aura le droit d'acheter d'acheter lait cru, viande de boeuf, volailles et tout produits de la ferme, directement chez le fermier qui les produit. Ce jour où le joug des interdits et de la paperasserie auront été jetés à la poubelle et où nous serons à nouveau libres de produire et de consommer de vrais aliments bons pour la santé. Les hommes et les femmes qui ont fondé notre nation ne l'ont pas voulue pour que des intérêts commerciaux contrôlent notre alimentation et, par delà, notre santé.

Ce droit appartient au peuple. Il en a été dépouillé. Il faut que nous unissions pour le recouvrer...


*Le Dr Ron Smith a exercé la profession de médecin spécialisé en naturopathique, dans l'état du Connecticut depuis l'obtention de son diplôme du National College of Naturopathic Medecine en 1981. Egalement diplômé du Massachussets Institute of technology (le fameux MIT), il a enseigné la nutrition dans les 4 écoles médicales agerées aux Etats-Unis en matière de naturopathie. Il a été pendant un an directeur de clinique et médecin-chef du Collège de Médecine Naturopathique de Bridgeport. Il es membre de l'Association Américaine des Médecins Naturopathes et de la Société des Médecins naturopathes du Connecticut. Il fait aussi partie des Membres Honoraires de la Weston A. Price Foundation; Il est aussi le fabricant d'une ligne de suppléments nutritionnels, 100% naturels. Il est l'auteur de "Les aliments naturels sont vos meilleurs médicaments", dont la première édition remonte à 1986.

 


A Campaign for Real Milk is a project of The Weston A. Price Foundation
PMB 106-380, 4200 Wisconsin Ave, NW, Washington DC 20016
Phone: (202) 363-4394 | Fax: (202) 363-4396 | Web: www.westonaprice.org
General Information/Membership/Brochures: info (at) westonaprice.org
Local Chapters and Chapter Leaders: chapters (at) westonaprice.org
Website: webmaster (at) realmilk.com
Disclaimer (Terms & Conditions

  Vous cherchez un moyen naturel pour lutter contre le cancer?
 

Essayez donc de mettre un peu de beurre cru ou de crème fraîche dans vos épinards. Les acides linoléiques conjugués (ou CLA) sont des anticancéreux naturels. Ce sont des acides gras naturels qui sont présents dans certaines denrées alimentaires. Il y en a en particulier des teneurs élevées dans le lait et la viande des ruminants. Ces acides sont fabriqués dans le rumen par des bactéries. Par conséquent, la seule façon pour l'homme d'absorber des CLA est de consommer du lait ou de la viande de bouf. Ces CLA se sont révélés être de puissants anticancéreux chez les animaux de laboratoire. La mode alimentaire actuelle des aliments allégés a fait que les gens ont diminué leur ingestion de CLA. Pourtant des études récentes montrent que les CLA ralentissent le développement de certains cancers, celui des maladies cardio-vasculaires, tendent à réduire la quantité de graisses corporelles et augmentent le volume de la masse musculaire maigre.

  Maurice LeGoy
  Weston A. Price Foundation
  Déposé le : 27 février 2007

 

Lire la suite

Système Immunitaire - Renforcer le système immunitaire

28 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

Un système immunitaire fort et fonctionnant de façon optimale est indispensable pour lutter efficacement contre les infections et s’opposer au développement des cancers. Des extraits de plantes riches en polysaccharides – comme les algues brunes (riches en fucoïdane), l’Astragalus membranaceus, l’arabinogalactane de mélèze ou le Cordyceps sinensis – peuvent aider à renforcer naturellement le système immunitaire et son efficacité.

Système immunitaire

Un système immunitaire qui fonctionne bien permet à l’organisme humain de survivre au milieu d’organismes pathogènes et de cellules mutagènes qui attaquent en permanence ses milliards de cellules. Lorsque le système immunitaire fonctionne bien, il y a moins de risque d’être infecté par les innombrables virus et bactéries auxquels nous sommes quotidiennement exposés. Par ailleurs, un bon fonctionnement immunitaire est également indispensable pour que les anticorps réagissent convenablement aux vaccins, comme par exemple les vaccins antigrippaux. Le système immunitaire a également une capacité innée à résister au développement d’un cancer. Cependant, dans un grand nombre de cas, le système immunitaire échoue en raison de toute une série de stratégies sophistiquées utilisées par les cellules tumorales pour échapper à leur détection. Ces stratégies incluent de nombreuses méthodes conçues pour cacher les cellules tumorales, activer l’incapacité des cellules immunitaires par des agents produits par la tumeur qui affaiblissent la réponse immunitaire.
La fonction immunitaire décline rapidement avec le vieillissement, augmentant de ce fait la vulnérabilité aux infections. En particulier, les lymphocytes T – des cellules immunitaires particulièrement importantes – se répliquent plus difficilement et leur nombre finit par diminuer de façon relativement importante. D’autres facteurs, tels un stress chronique, une mauvaise alimentation ou une maladie, peuvent également concourir à l’affaiblissement du système immunitaire.
L’immunité innée constitue le premier système de défense de l’organisme contre les invasions microbiennes. Elle s’exerce à travers l’activation de gros globules blancs, les macrophages. Mais leur efficacité dépend aussi de leur capacité à communiquer avec les neutrophiles, d’autres cellules du système immunitaire. Pour neutraliser une infection, il est important que les macrophages puissent compter sur l’aide efficace des neutrophiles. Ces globules blancs jouent un rôle critique, notamment dans la protection contre les infections par le virus de la grippe de type A. Activer la communication et la capacité de tuer les microbes des macrophages revêt donc une importance particulière. Des substances comme les polysaccharides sont capables d’activer les propriétés défensives des macrophages.
Les cellules naturelles tueuses sont également des lymphocytes, des globules blancs, qui détruisent les cellules infectées par les organismes pathogènes ou qui ont muté en cellules tumorales. Elles sont décrites comme cytotoxiques (un terme utilisé également pour décrire certains médicaments de chimiothérapie). Lorsqu’un organisme viral pénètre dans l’organisme ou qu’une cellule devient mutagène, les cellules naturelles tueuses sont activées. Cette activation peut se faire par deux voies différentes. En déclenchant la production d’antigènes sur les cellules infectées, les interférons aident les cellules naturelles tueuses à trouver plus facilement les cellules infectées. L’autre voie par laquelle les cellules naturelles tueuses sont activées est à travers les cytokines dérivées des macrophages. Les cytokines sont des protéines produites par les globules blancs qui envoient aux cellules naturelles tueuses un signal indiquant qu’une réponse immunologique est nécessaire. Quelle que soit la voie par laquelle elles sont activées, les cellules naturelles tueuses stoppent les infections virales en provoquant la réponse immunitaire de générer des cellules T cytotoxiques qui vont détruire les envahisseurs.

 

 


Le fucoïdane, un polysaccharide sulfaté capable d’inhiber différents virus

Le fucoïdane est un polysaccharide sulfaté que l’on trouve essentiellement dans des algues brunes. Les recherches scientifiques sur le fucoïdane ont débuté vers les années 1970 ; depuis, celui-ci a été cité dans près de 700 études. Dans l’ensemble, les résultats de ces recherches scientifiques – en même temps que des preuves anecdotiques provenant d’un long passé d’un usage basé sur la culture d’algues riches en fucoïdane dans des régions comme Hawaii, la Corée, le Japon, la Polynésie ou Tonga – indiquent clairement que le fucoïdane démontre un fort potentiel comme support nutritionnel sûr dans une grande variété de maladies.
FucoïdaneLe bénéfice le plus significatif du fucoïdane est sa capacité à renforcer le système immunitaire. Dans un grand nombre d’études in vitro et sur l’animal, il a inhibé des virus comme l’herpès, le VIH et le cytomégalovirus humain, un type de virus d’herpès responsable de cécité et de pneumonies mortelles chez des individus avec un système immunitaire compromis. Des expérimentations ont suggéré que le fucoïdane pourrait non seulement inhiber les stades initiaux de l’infection, comme l’attachement et la pénétration du virus dans la cellule hôte, mais également les derniers stades de réplication après la pénétration du virus1.
Dans une étude sur des souris, des chercheurs ont testé le fucoïdane en même temps qu’un certain nombre d’autres agents pour regarder s’ils pouvaient prévenir les infections génitales par l’herpès. Les scientifiques ont administré du fucoïdane ou un des autres agents dans le vagin des animaux environ 20 secondes avant de leur inoculer un virus d’herpès simplex de type 2 extrêmement virulent. Le fucoïdane a été, parmi les agents, celui qui « apportait une protection significative » contre l’infection par le virus de l’herpès2.
Une étude pilote par des chercheurs de l’université de Chicago a observé des propriétés similaires chez l’homme lorsque du fucoïdane était consommé par voie orale. Quinze patients avec des infections actives de type herpès (incluant herpès simplex de type 1, herpès zoster ou Epstein bar) et six sujets avec des infections latentes ont pris des doses orales de fucoïdane. L’ingestion du fucoïdane a été associée à une augmentation du taux de guérison des patients avec des infections actives. De plus, les sujets avec des infections latentes sont restés asymptomatiques pendant la prise de fucoïdane3.


L’arabinogalactane de mélèze semble renforcer la cytotoxicité des cellules naturelles tueuses

 
L’arabinogalactane est un polysaccharide extrait du bois de mélèze. Il est composé de molécules de galactose et d’arabinose dans un rapport de 6:1 avec une petite quantité d’acide glucuronique. Les arabinogalactanes sont des polysaccharides lourdement branchés de poids moléculaire variable (10 000 à 120 000). Les polysaccharides de faible poids moléculaire montrent généralement des effets anti-inflammatoires, anticomplément et antiallergiques, tandis que ceux de haut poids moléculaire stimulent la cytotoxicité des cellules naturelles tueuses et les cellules réticulo-endothéliales.
Une étude randomisée de quatre semaines sur des adultes en bonne santé suggère que l’arabinogalactane pourrait potentialiser le système du complément, un autre mécanisme de défense de l’organisme4.
mélèzeIn vitro, un prétraitement avec de l’arabinogalactane renforce la cytotoxicité des cellules naturelles tueuses contre des cellules tumorales K5625. Cet effet s’exerce à travers la potentialisation du réseau de cytokines et avant tout par une augmentation de la libération de gamma interféron.
Dans une étude animale, un prétraitement avec de l’arabinogalactane réduit les métastases hépatiques et prolonge la survie6. Ces données suggèrent que l’arabinogalactane pourrait constituer un adjuvant efficace aux traitements anticancéreux. Les tumeurs métastasiques sur le foie sont plus courantes que sur tout autre organe, probablement en raison de la spécificité de la cellule tumorale pour les sites de récepteurs « lectine-like » trouvés dans le parenchyme hépatique. Des études animales ont démontré la capacité de l’arabinogalactane à inhiber ou bloquer les sites des récepteurs de la lectine, réduisant ainsi la colonisation du foie par les cellules tumorales et augmentant le temps de survie des sujets7.
Les otites moyennes sont courantes dans les populations pédiatriques ; il semble qu’améliorer le fonctionnement du système immunitaire pourrait entraîner une diminution de la fréquence et de la sévérité de cette infection. Des recherches ont démontré que l’arabinogalactane de mélèze pourrait avoir la capacité de renforcer la réponse immunitaire aux infections bactériennes par stimulation de la phagocytose, par liaison compétitive de fimbriae bactérienne ou par opsonisation bactérienne. Cela semble particulièrement vrai pour l’infection par des organismes à Gram-négatif comme Escherichia coli ou des espèces Klebsiella8.
De nombreuses maladies chroniques sont caractérisées par une diminution de l’activité des cellules tueuses naturelles. Elles incluent le syndrome de fatigue chronique, l’hépatite virale, le VIH/sida et des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaque. La stimulation de l’activité des cellules naturelles tueuses par l’arabinogalactane de mélèze a été associée à une guérison dans certains cas de fatigue chronique9.

Les polysaccharides de l’Astragalus membranaceus interviennent dans des actions immunomodulatrices


AstragalusL’Astragalus membranaceus est l’une des importantes plantes adaptogènes figurant dans la célèbre Chinese materia medica. Elle est prescrite depuis des centaines d’années contre la faiblesse générale, contre des maladies chroniques ou pour augmenter la vitalité. Elle est listée dans la pharmacopée japonaise et celle de la République populaire de Chine. Dans les années 1980, l’Astragalus est devenu extrêmement populaire aux États-Unis à travers les médias comme stimulant du système immunitaire. Aujourd’hui, la plupart des recherches pharmacologiques portant sur l’Astragalus sont concentrées sur ses polysaccharides immunostimulants et sur d’autres de ses ingrédients actifs utiles pour traiter des maladies liées à des déficiences immunitaires.
Les principaux composants actifs de l’Astragalus membranaceus incluent des polysaccharides, des saponines, des flavonoïdes, des acides aminés et des éléments trace. Les polysaccharides, en particulier la fraction F3 de ces polysaccharides, ont particulièrement retenu l’attention des chercheurs et montré qu’ils intervenaient dans des actions immunomodulatrices.
L’Astragalus stimule le système immunitaire de différentes façons. Il augmente le nombre de cellules souches dans la moelle osseuse et le tissu lymphatique, et favorise leur développement en cellules immunitaires actives. Il semble aider à faire passer les cellules immunitaires d’un stade « de repos » à une très grande activité. Il aide également l’organisme à produire de l’immunoglobuline et stimule les macrophages. L’Astragalus peut également aider à activer les cellules naturelles tueuses et les lymphocytes T10.
Chez des souris, des doses orales d’Astragalus stimulent plusieurs aspects de l’immunité. On a montré que les polysaccharides de l’Astragalus potentialisent l’activité antitumorale des interleukines-2 et l’activité des monocytes, ils améliorent la réponse des lymphocytes de sujets normaux et de patients cancéreux , renforcent l’activité des cellules naturelles tueuses chez des sujets normaux et chez des patients souffrant d’un lupus systémique érythémateux11. La fraction F3 des polysaccharides potentialise l’activité de cellules immunitaires de patients cancéreux ou sidéens.
On a également montré que les polysaccharides de l’Astragalus induisent chez l’animal comme chez l’homme la production endogène d’interféron et potentialisent ses actions dans les infections virales. Des souris prétraitées avec de l’Astragalus puis exposées au virus Coxsachie B3, au virus japonais de l’encéphalite ou virus Sendai, ont des niveaux d’interféron et une production de macrophages significativement plus importants que ceux des animaux non prétraités.
On a montré que l’Astragalus augmente la résistance aux effets immunosuppresseurs des médicaments de chimiothérapie tout en stimulant la production par les macrophages d’interleukine-6 et de facteur nécrosant des tumeurs12.

Le Cordyceps sinensis a une action immunomodulatrice

Le Cordyceps sinensis est un champignon médicinal rare et exotique qui a été considéré pendant des siècles comme une des pierres angulaires de la médecine chinoise. Dans les temps anciens, il était salué comme traitement impérial et réservé à la famille impériale chinoise. Actuellement, les champignons médicinaux sont utilisés dans le secteur de l’immunomodulation.
Le Cordyceps sinensis pourrait être utile dans le traitement du cancer, comme adjuvant à la chimiothérapie, à la radiothérapie et à d’autres traitements traditionnels et conventionnels du cancer. Des études de laboratoire ont rapporté que l’extrait de Cordyceps réduit la taille des tumeurs et prolonge la survie d’animaux de laboratoire, probablement en diminuant la phagocytose. Des études in vitro ont montré que le Cordyceps est cytotoxique pour des cellules cancéreuses, particulièrement sur le carcinome pulmonaire, le mélanome, la leucémie et le cancer du côlon. Des études ont été conduites en Chine et au Japon sur des patients cancéreux et ont montré des résultats bénéfiques. Dans une étude sur 50 patients avec un cancer du poumon, l’administration de Cordyceps sinensis en conjonction avec une chimiothérapie a permis de réduire la taille des tumeurs chez 23 patients. Un essai impliquant des patients avec différents types de cancer a indiqué que la prise de Cordyceps sinensis pendant deux mois a amélioré les symptômes subjectifs chez la majorité des sujets. Le nombre des globules blancs a été maintenu à au moins 3 000 par mm3. Même avec la radio ou la chimiothérapie, d’autres paramètres immunologiques n’ont pas été modifiés tandis que la taille des tumeurs était significativement réduite de près de moitié chez les patients observés, indiquant une amélioration de la tolérance de la radio ou de la chimiothérapie13. La croyance en l’efficacité du Cordyceps sinensis contre le cancer est largement répandue en Orient : de nombreux patients au Japon, en Corée et en Chine prennent du Cordyceps sinensis ou d’autres immunomodulateurs dérivés de champignons parallèlement à leurs traitements conventionnels.
cordycepsDes études de laboratoire ont montré que le Cordyceps sinensis a des propriétés immunomodulatrices et qu’il agit comme un agent immunosuppresseur ainsi que comme agent stimulant l’immunité. Il stimule le système immunitaire en augmentant le nombre de cellules tueuses naturelles, de cellules T helper ainsi que les niveaux d’interleukine-1, de facteur alpha nécrosant tumoral et d’interféron gamma. La cyclosporine a permis certaines avancées en médecine en facilitant la transplantation d’organes. Mais sa toxicité est également responsable de nombreux problèmes comme de sérieuses lésions rénales. En 1995, une étude a été entreprise en Chine sur 69 patients ayant subi une transplantation rénale. Ils ont reçu de la cyclosporine ou de la cyclosporine associée à du Cordyceps sinensis. Au bout de 15 jours, il était très clair que les patients recevant le traitement combiné avaient beaucoup moins de lésions rénales que ceux ayant reçu la seule cyclosporine14.

 

 

Retrouvez les produits relatifs à cet article : (Natural-Immune-Support-Formula, Glucuronolactone, Cordyceps Cs-4) sur le site www.supersmart.com

 

-----------------------------------------------------------------------

Références :

 

1. Hoshino T. et al., An antivirally active sulfated polysaccharide from Sargassum horneri (Turner) C. Agardh, Biol. Pharm. Bull., 1998 Jul,
21(7):730-4.
2. Zeitlin L. et al., Tests of vaginal microbicides in the mouse genital herpes model, Contraception, 1997 Nov, 56(5):329-35.
3. Thomson K.D. et al., GFS, a preparation of Tasmanian Undaria pinnatifida is associated with healing and inhibition of reactivation of herpes, BMC Complementary and Alternative Medicine, 2002, 2:11.
4. Kim L.S. et al., Immunological activity of larch arabinogalactan and Echinacea : a preliminary, randomized, double-blind, placebocontrolled trial, Alt. Med. Re., 2002 Apr 7, (2):138-49.
5. Hauer J. et al., Mechanism of stimulation of human natural killer cytotoxicity by arabinogalactane from larix occidentalis, Cancer Immunol. Immunoth., 1993, 36(4):237-244.
6. Hagmar B. et al., Arabinogalactan blockade of experimental metastase to liver by murine hepatoma, Invasion Metastasis, 1991, 11(6):348-355.
7. Beuth J. et al., Inhibition of liver tumor cell colonization in two animal models by lectin blocking with D-glactose or arabinogalactan, Clin. Exp. Metastasis, 1988, 6:51-55.
8. Uchida A. et al., Therapy of chronique syndrome, Nippon Rinsha, 1992, 50:2679-2683.
9. Jiao Y. et al., Influence of flavonoid of Astragalus membranaceus’ system and leaves on the function of cell mediated immunity in mice, Zhongguo Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi, 1999, 19:356-358.
10. Wang D.C., Influence of Astragalus membranaceus polysaccharide FB on immunologic function of human periphery blood lymphocyte, Zhonghua Zhong Liu Za Zhi, 1989, 11:180-183.
11. Zhao X.Z., Effects of Astragalus membranaceus and Tripterygium hypoglancum on natural killer cell activity of peripheral blood mononuclear in systemic lupus erythematosus, Zhonggo Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi, 1992, 12:679-671.
12. Yoshida Y. et al., Immunomodulating activity of Chinese medicinal herbs and Oldenlandia diffusa in particular, Int. J. Immunopharmacol., 1997, 19:359-370.
13. Zhou J.S., The scientific rediscovery of an ancient Chinese herbal medicine : Cordyceps sinensis, J. Alternat. Complement. Med., 1998, 4:429-457.
14. Xu F. et al., Amelioration of cyclosporin nephrotoxicity by Cordyceps sinensis in kidney transplanted recipients, Nephrol. Dial. Transplant., 1995, 10(1):142-142.

(1er janvier 2010)

Lire la suite

Nutrition et prévention du cancer

10 Juin 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

 

Lire la suite

David Servan Schreiber défend l'agriculture biolog

10 Juin 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

 

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/dossier/073989/comment-je-combats-le-cancer.html

Lire la suite

PREVENIR LA MAMMITE CLINIQUE VIA UN NOMBRE DE CELLULES ACCRU ?

4 Juin 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

PREVENIR LA MAMMITE CLINIQUE VIA UN NOMBRE DE CELLULES ACCRU ?Il existe des rapports scientifiques de certaines études sur le terrain qui montrent qu’un taux de cellules somatiques légèrement accru peut augmenter la résistance de la vache (Barkema et al., 1998; Suriyasathaporn et al., 2000).
Il est en effet notoire que si l'on augmente la pression infectieuse par des bactéries "plutôt inoffensives" ou de "faibles doses de toxines", le nombre de cellules augmente un peu et que cela rend le pis de la vache plus résistant face à de nouvelles "infections" provoquées par des germes plus nocifs. C'est normal et cela s'explique entièrement à la lumière de la cinétique des cellules décrite ci-avant. Il y a alors, en effet, une migration cellulaire accrue en permanence. Dans ces conditions, on peut dès lors comprendre que si la vache produit des globules blancs "à mauvais fonctionnement" (quelle qu'en soit la raison), on peut aider une telle vache en faisant augmenter quelque peu son taux de cellules en la mettant un peu plus en contact avec des germes moins nocifs. Il est évident que cette méthode ne s’inscrit nullement dans les bonnes pratiques agricoles.
Les traitements antibiotiques réguliers des vaches peuvent contribuer à maintenir le taux de cellules somatiques du lait à un niveau peu élevé. La question qui se pose dès lors est celle de savoir si la limite adoptée de 400.000 cellules/ml ne constitue pas une entrave à la production de lait lors d’une utilisation réduite d’antibiotiques. Dans la production laitière biologique, les traitements antibiotiques préventifs sont interdits notamment pendant la période de tarissement des vaches. Les antibiotiques ne peuvent être administrés que pour traiter les infections.
Les informations sur cette problématique deviennent de plus en plus nombreuses. Le suivi de la production laitière biologique pratiquée à grande échelle au Danemark (695 fournisseurs de lait en 2002) a démontré qu’au niveau de la pratique, l’élevage biologique ne pose pas de problèmes en ce qui concerne le respect de la norme de 400.000 cellules somatiques/ml. On ne peut constater aucune différence entre les producteurs de lait biologiques et conventionnels en ce qui concerne l’octroi de la prime payée au Danemark pour les taux de cellules somatiques de moins de 200.000 cellules/ml. Il est probable que les bonnes pratiques agricoles et la diminution du stress chez les animaux peuvent compenser l’avantage lié aux traitements antibiotiques préventifs.
 
Références

Barkema et al., 1998, J. Dairy Sci. 81: 411-419
Suriyasathaporn et al., 2000, J. Dairy Sci. 83: 1248-1255

  • Avis 2001/39 - La présentation de la sécurité alimentaire dans la filière lait et produits laitiers par la Confédération Belge de l'Industrie Laitière (CBL) le 11 janvier 2002.

 

http://www.favv.be/home/com-sci/avis01_fr.asp

Lire la suite

Indispensables cellules somatiques.

4 Juin 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

Bovins : «  Etude comparative entre les filières conventionnelle et biologique de la problématique des hauts taux cellulaires dans le lait »

Cette étude comparative entre les filières conventionnelle et biologique apporte des précisions sur l’épidémiologie de la mammite subclinique et la problématique des hauts taux cellulaires dans le lait. Il ressort que l’épidémiologie rencontrée dans les deux filières est sensiblement similaire. Les germes majeurs rencontrés sont par ordre d’importance S.uberis, S.aureus et S. dysgalactiae et leur impact sur le TCS est très important. S. agalactiae semble donc bien être en voie de disparition de nos exploitations. Quand à S. uberis, reconnu comme germe d’environnement responsable de mammite clinique aiguë, il semble jouer un rôle prépondérant également dans la mammite subclinique. Les germes mineurs sont le plus représentés par la famille des staphilocoques à coagulase négative, tels que S. xylosus, S. hyicus, S. warneri, S. intermedius, S. saphrotycus ou encore S. chromogenes, et ont un impact non négligeable sur le TCS. Il ressort par ailleurs que le « pattern » de germes rencontrés dans les exploitations sélectionnées diffère fortement d’un élevage à l’autre. Connaître l’épidémiologie globale de la ferme permettra donc au praticien et à l’éleveur de mieux cibler leur stratégie de lutte dans la problématique des hauts taux cellulaires.

Le résultat le plus surprenant de cette étude réside dans la différence de sensibilité aux antibiotiques testés des principaux pathogènes entre les deux filières. En effet, l’usage moins abondant et plus raisonné des antibiotiques dans les exploitations biologiques sélectionnées pourrait expliquer les moindres taux d’antibiorésistance retrouvés chez les trois germes majeurs rencontrés dans nos échantillons. Il faut cependant rester prudent puisque l’échantillonnage d’exploitations repris dans cette étude est relativement faible. A l’avenir, une étude comparative à plus large échelle entre les deux filières, reprenant également l’épidémiologie des mammites cliniques, serait des plus intéressantes.

Finalement, si l’agriculture biologique est destinée à croître dans les années à venir, et si la responsabilité des vétérinaires ruraux quant à la création de réservoir de bactéries résistantes transmissibles à l’homme via son alimentation reste à éclaircir, il faudrait sans doute d’abord mieux informer le consommateur sur le fait qu’une agriculture respectueuse de son environnement et génératrice de pratique raisonnées telle que cet étude semble nous montrer, existe bel et bien et mérite certainement d’être mieux connue. Dès lors, tout le mal qu’on puisse souhaiter à cette agriculture biologique est qu’elle soit pour le moins « simplement » avant-gardiste d’une agriculture nouvelle plus raisonnée. 

 

Indispensables cellules somatiques.

Dans son information de septembre 2004, le comité du lait de Battice, nous parle de l’impact économique des mammites.
Le moins qu’on puisse dire c’est que ces informations mêlent habillement vérités et intoxications.
Dans un rapport scientifique réalisé en 2003 et publié en février 2004 par 5 chercheurs, dont Monsieur Lekeux, Doyen de la faculté vétérinaire de Liège, il est constaté : «  qu‘Il est étonnant de remarquer qu’en ce qui concerne les quartiers considérés comme négatifs d’un point de vue bactériologique et donc normalement sains, la moyenne cellulaire s’élève à 734.000 cellules/ml. La littérature scientifique s’accorde pourtant à fixer à 200.000 cellules, le seuil tolérable pour un quartier exempt d’infection ». Les 5 chercheurs se posent ensuite la question de savoir si « Les nombreuses cellules présentent dans ces quartiers ne jouaient pas un effet protecteur préventif ».
Renversant n’est-ce pas! Les vaches à haut taux cellulaire seraient donc les plus saines du troupeau. Cette étude remettant en cause les normes cellules, imposées par l’Europe, mériterait d’être renouvelée à grande échelle pour confirmer ou infirmer ces résultats. Mais non, le dossier est enterré, l’industrie de la malbouffe a ses lois et contraintes que ne peut transgresser la possibilité d’une alimentation saine.
Bon an, mal an, si moins de 3% des analyses officielles pénalisent les dépassements de 400.000 cellules, ce chiffre monte à 45%, soit 15 fois plus dans le cadre des contrats cellules. Ce qui veut dire que les fermiers séparent et ne livrent pas les laits à haut taux cellulaire.
Les premières pénalisations cellules datent de 1987, trois mois au delà de 750.000 cellules entraînaient une pénalité de 0,25 FB au litre. Au début, suite aux recommandations, les producteurs ont éliminé leurs vaches, dites malsaines. Mais, après peu de temps d’autres devaient partir, cela faisait enrager de voir une bonne productrice, pétante de santé, sans mammite, filer à l’abattoir. On nous a alors parlé de mammite subclinique, invisible. Avec le temps, certains fermiers sont devenus malins, ils ont trait les vaches problématiques à part, ils ont donné ce lait aux veaux et là surprise, ce lait guérissait certaines pathologies.
Pour le professeur Lekeux les cellules franchissent la barrière de l’estomac et vont soigner le veau jusque dans la lumière de son intestin. Cette information est confirmée et complétée par un médecin nutritionniste canadien, le docteur Vachon, qui va plus loin encore en prétendant que les cellules stimuleraient tant l’immunité du veau que celle du consommateur humain. Le lait prétendument malsain est donc le meilleur.
Si l’industrie transformatrice, bien au courant de ces vraies qualités, les interdit, c’est pour des raisons purement industrielles:
1) Comme le disent les informations du comité du lait, irrégularité de la matière et cette qualité nutritionnelle nuit à l’homogénéité industrielle.
2) Problème d’encrassement lors du traitement thermique du lait UHT. Traduisez par : le lait à haut taux cellulaire caille quand on le traite en Ultra Haute Température (135° à 155°). Notez que le veau a une caillette pour cailler le lait et si celui-ci ne caille pas, le veau développe une diarrhée. Le consommateur « bénéficie » donc d’un lait qui se conserve, bouchon scellé, 3 mois à température ambiante et tant pis s’il est impossible de transformer cet UHT en yaourt, fromage ou d’en faire un pudding consistant. L’UHT est fait pour être bu un point c’est tout. Malheureusement ce lait, par son traitement thermique, voit ses protéines et son lactose se combiner en lactulosyllysines, molécules non assimilables, précédant la réaction de Maillard. Le lait UHT est un lait bétonné responsable d’une multitude de problèmes de santé, mais de cela le comité du lait ne se préoccupe pas.
3) Le lait à haut taux cellulaire se dégrade facilement. Autrement dit il se digère facilement, mais cette qualité est un défaut pour du lait de conserve.
4) Contrairement à ce que prétend le comité du lait, les producteurs de beurre savent tous qu’un lait pauvre en cellules fait un beurre difficile à venir et vite rance, d’ailleurs beaucoup de ventes directe réservent le lait riche en cellules pour en faire un excellent beurre au goût de noisette à longue conservation. Peut être en va-t-il autrement dans l’industrie mais j’en doute car ces données viennent de responsables de laboratoires de laiterie.
Mais reprenons les informations du comité du lait:
- Pertes pour le producteur: Elles sont purement subjectives, sauf si on suit les conseils du comité du lait. Une vache saine à haut taux cellulaire donne bien plus qu’une vache malade, immunodépressive, qui ne sait pas augmenter son taux cellulaire et ne survit que médicalement assistée, ce qui est le fait de plus en plus de troupeaux. Résultat, ces malheureux animaux, perpétuellement sous 50.000 cellules, distillent leurs bactéries pathogènes, antibiorésistantes de surcroît, dans le lait de consommation et ils sont en première qualité au palmarès de la malbouffe puisque leurs taux cellulaires son magnifiquement débiles.
- Taux de réforme plus élevés: Ce problème coûte surtout beaucoup à ceux qui éliminent bien trop rapidement vaches saines et vaches malades sur base d’un taux supérieur à 200 ou 300.000 cellules.
- Frais de traitement supplémentaires : Il faut 4 à 5 ans pour arriver à se passer des tubes de tarissement quand on  les a utilisés systématiquement pendant des années. Après, c’est facile de s’en passer car les vaches sont redevenues saines. Le contrat cellules permet de gérer la situation sans être déclassé et sans traire plus de 2 ou 3% des vaches à part et encore pas régulièrement.
- Frais de traite : Economie d’antibiotique au contraire, la vache se soigne d’elle-même par une montée brutale suivie d’une descente aussi rapide des cellules. A noter que les vielles vaches de 12 à 17 ans, gardent un taux cellulaire de 500 à 600.000 cellules, mais la moyenne du troupeau reste sous les normes de la malbouffe, sous 400.000 cellules.
- Lait non livré : Pas de lait non livré, on en a trop peu pour les veaux avec celui trait à part.
- Influence sur la reproduction : Quand vous arrivez à supprimer les tubes de tarissement, de moins en moins efficaces, car les bactéries s’y sont adaptées, les mammites deviennent anecdotiques et n’influences plus la fertilité.
- Pénalité / arrêt de collecte : Oui ! Un à deux ans difficiles, quand on cesse d’injecter des tubes, puis la situation se régularise  et sans antibiotiques, le stress d’une livraison contaminée disparaît, on trait plus détendu et les vaches le sente, c’est tout bon…
- Modification physico-chimiques du lait : Contrairement à ce que dit le comité du lait, le taux de protéines ne reste pas stable. En cas d’augmentation des cellules, ces dernières étant des protéines, le taux protéique s’élève au prorata du taux cellulaire. Un taux cellulaire, sans mammites et autre pathologie, de 300 à 350.000 cellules, permet une maîtrise des normes, qui ne sont pas de la qualité nutritionnelle, mais bien des normes strictement industrielle. Un taux cellulaire élevé donne un excellent rapport protéine – matière grasse.   

Professeur Lekeux    
Faculté des  Sciences Vétérinaires, U Lg

 

 

http://www.cebio.be/producteurs/elevagesbovinslaitcellules.html

 

 

Prof. Pierre Lekeux

 

 

e4d57e5401.jpg

 

 

 

CURRICULUM VITAE

Prof. Pierre Lekeux

Pierre Lekeux, born April 7, 1954 in Liege, Belgium.

Married and father of 2 boys.

Graduated Doctor in Veterinary Medicine at the University of Liege (ULg) (1978).

One year in large animals practice (1979).

Four years residence in the Department of Large Animals Medicine, ULg (1979-1982).

PhD thesis at the University of Utrecht, The Netherlands (1982-1984).

Stage courses at the Universities of Davis, East Lansing, Gent, Guelph, Hannover, Madison,

Montreal, Uppsala and Utrecht (1984-1985).

Chairman of the Department of Veterinary Physiology, ULg (1986-).

Director of the Laboratory for Cardiopulmonary Functional Investigation, ULg (1987-).

Director of the Equine Sport Medicine Unit (ULg) (1990-2007).

Head of the centre for Equine Studies, Animal Health Trust, Newmarket, UK (1996-1999)

Vice-President of the Centre for Cellular and Molecular Therapy of the ULg (2001-2005)

Director of the foundation "Equine Research Funds" (1988-2004).

Secretary General of the World Association for Buiatrics (1988-2002).

President of the "Comparative Respiratory Society" (1988-1989).

Member of the Board of the World Equine Veterinary Association (1991-1999).

Co-ordinator for the ULg of the Tempus programme from the European Union (1992-1995).

Member of the Royal Academy of Medicine of Belgium (2005-)

Member of the Royal Academy of Sciences of Belgium (2006-)

Member of the Board of the International Equine Exercise Physiology Society (1994-2006).

Member of the Veterinary Committee of the FEI (1996-2002).

Diplomat of the European College of Veterinary Pharmacology & Toxicology (1999-)

Editor-in-Chief of the Journal "Annales de Médecine Vétérinaire" (Belgium)(1995-2000).

Dean of the Faculty of Veterinary Medicine (ULg) (2002-2010)

Member of the Council of the 'Académie Wallonie-Europe' (2004-)

Chairman of the governing council of the EU network of excellence Eadgene (2005-2006)

Author of 5 books, 320 publications in international scientific journals, 25 chapters in scientific

books and 200 communications at international scientific meetings.

Chairman of 27 scientific sessions at international congresses.

Organiser of 12 national, 6 european and 3 world congresses.

Prizewinner of 4 national and 3 international awards.

Principal Investigator and promoter of 55 research grants from scientific institutions, 45 research

agreements with private companies and 22 research agreements with foreign universities.

 

 

 

Gustave Wuidart, agriculteur bio : Le lait : cet élixir assassiné !

 

http://www.bio-info.be/pages/courrier/laitelixir.htm

Lire la suite
Lire la suite

Claude Bourguignon

24 Septembre 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

aletre en france
envoyé par kpteneluk. -
Lire la suite

Première étude d'exposition des agriculteurs aux pesticides publiée fin 2009

12 Avril 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

 Les premiers résultats de la vaste étude Agrican, lancée en 2005 pour étudier l'exposition des agriculteurs aux pesticides et sur les risques de cancer qui en découlent, seront publiés à la fin de l'année, a indiqué jeudi le Pr Pascal Gauduchon, de l'université de Caen Basse-Normandie.

Cette étude, menée simultanément dans 12 départements, est motivée par l'insuffisance de données disponibles sur le sujet en France, premier utilisateur de pesticides en Europe, a souligné M. Gauduchon, membre du Groupe régional d'études sur le cancer et l'un des coordinateurs de l'étude Agrican.

Or, la population agricole représente 1,4 million d'actifs, dont 700.000 chefs d'exploitation - et même deux fois plus en intégrant les retraités.

Une étude limitée à 6.000 personnes en 1995 dans le département du Calvados avait montré que le risque général de contracter un cancer en milieu rural était moindre qu'en milieu urbain, notamment pour les affections du poumons, de l'oesophage et de la vessie, a rappelé le Pr Gauduchon.

"Mais un certain nombre de tumeurs pourraient se trouver en excès limité en milieu agricole", a-t-il poursuivi en citant la prostate, les cancers du sang et les lymphomes non hodgkinien. "Il existe un risque limité mais confirmé".

Pour Agrican, plus de 560.000 questionnaires ont été adressés aux agriculteurs, dont 182.000 ont été retournés aux chercheurs.

"Cette large cohorte doit permettre d'identifier les expositions, l'incidence de certains cancers, les causes de décès mais aussi d'apporter des arguments scientifiques pour juger du caractère professionnel de certains cancers", a ajouté le scientifique.

"Quand on exclut le tabagisme comme facteur de risque, seuls 14% des cancers peuvent être attribués à une cause précise, et 86% restent inexpliqués", rappelle le Pr Gauduchon, qui s'exprimait dans le cadre d'une audition publique à l'Assemblée nationale sur "Les effets des pesticides sur la santé humaine".

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques rendra son rapport sur le sujet à l'automne prochain.

Lire la suite

La molécule qui sauve les bovins tue les abeilles

11 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

Publié le 11/02/2009 09:53 | Bernadette Faget

Apiculture. « Une intoxication à la Perméthrine, à des doses justifiant la mortalité des colonies ».

C'est un cri d'alarme qu'ont lancé, hier matin, les apiculteurs professionnels d'Ariège, réunis à la mairie de Serres-Sur-Arget. « Depuis décembre 2008, nous constatons des mortalités importantes de colonies d'abeilles dans des s secteurs différents, mais tous situés en zone d'élevage. En ce moment, les abeilles rescapées sont si peu nombreuses dans les ruches qu'elles n'arrivent pas à y maintenir la température nécessaire : les survivantes meurent de froid. Leur peloton, autour de la reine, est à peine gros comme une mandarine. Ailleurs, provision et couvain ont été abandonnés. Là, il n'y a plus que des cadavres d'abeilles. Des colonies entières ont, ici, été retrouvées vides. Selon les endroits, 50 à 80 % des ruchers sont perdus ». C'est ce qu'ont déclaré, hier, Bertrand Théry, l'apiculteur de Serres, membre de la commission nationale apiculture, rejoint par d'autres professionnels et des éleveurs de la Confédération paysanne 09. Sur les 30 apiculteurs professionnels de l'Ariège, 25 sont touchés par cette mortalité particulière.

Dès la fin de l'été, les apiculteurs avaient constaté une mortalité inhabituelle dans des zones de montagne sauvage, jusqu'ici épargnées. Le phénomène est allé en s'aggravant, pour culminer en décembre.

Intoxication à la perméthrine

« Après s'être interrogé sur nos pratiques apicoles, le fait que l'hécatombe se situe à proximité des zones d'élevage, nous a fait envisager que les désinfectants utilisés dans la lutte contre la propagation du moucheron qui transporte le virus de la fièvre catarrhale pouvaient être en cause, ont expliqué les apiculteurs. Nous avons alors effectué des prélèvements d'abeilles fraîchement mortes pour les envoyer au laboratoire d'analyses du CNRS, à Solaize. La conclusion est sans appel : intoxication à la perméthrine à des doses justifiant la mortalité des colonies ». On retrouve cette molécule dans les produits pulvérisés sur les étables et leurs abords, dans les véhicules de transport ; ce fut l'un des moyens de prophylaxie dans la lutte contre la FCO.

L'alerte ariégeoise dans le monde apicole régional et national, a fait remonter le problème. Actuellement, en France, concernée sur tout son territoire par la maladie de « la langue bleue », on constate des mortalités hivernales importantes d'abeilles. C'est le cas dans l'Aude, l'Aveyron, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales… mais aussi dans le Nord.

« Nous souhaitons que cesse la désinfectation et que l'on s'intéresse au renforcement des défenses immunitaires des troupeaux, ont dit apiculteurs et éleveurs présents à Serres. On a, jusqu'ici privilégié le souci économique non le souci sanitaire ».

Présent, le Directeur départemental des services vétérinaires, M. Jabert a annoncé qu'une mission d'évaluation composée de deux enquêteurs de la Brigade nationale d'Enquête vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP) arrivait en Ariège, pour deux semaines. Objectif : effectuer la corrélation entre la mortalité observée et les pratiques de désinsectisation qui ont été mises en œuvre.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 > >>