sante nutrition
FCO : un collectif pour « le droit à la non-vaccination »
jeudi 29 janvier 2009
Groupement des agrobiologistes
FCO : un collectif pour « le droit à la non-vaccination »
| |
Dans un communiqué, le Groupement des agrobiologistes de la Côte-d'Or (GAB 21) informe : « Un arrêté ministériel rend obligatoire la vaccination contre les sérotypes 1 et 8 de la Fièvre catarrhale ovine (FCO). Cependant, qu'ils soient en élevage biologique ou non, face à la FCO, nombreux sont les éleveurs qui préfèrent privilégier et stimuler l'immunité naturelle de leurs animaux plutôt que d'avoir recours à la vaccination. En effet, la FCO sous la forme du sérotype 8 est présente sur notre territoire depuis 2 ans et beaucoup d'animaux de nos élevages ont su développer leur protection par le biais de leurs anticorps. C'est pourquoi, le mercredi 21 janvier, le GAB21 proposait une réunion à Pouilly-en-Auxois aux éleveurs qui avaient fait le choix de ne pas vacciner en 2008. À l'issue de la matinée, une vingtaine d'éleveurs ont décidé de constituer un collectif pour revendiquer la liberté de choisir des méthodes et protocoles de prévention et de médecines alternatives qui ont fait leurs preuves dans beaucoup d'élevages depuis 2 ans. Rappelons que cette maladie est vectorielle, non contagieuse et non transmissible à l'homme, elle affecte la faune sauvage qui se comporte comme un réservoir non-contrôlable. Ensuite, il existe à ce jour 24 sérotypes différents pouvant d'une façon ou d'une autre atteindre rapidement notre territoire. De plus les vaccins proposés précipitamment ne réunissent pas toutes les garantis d'efficacités et d'absence d'effets secondaires, ils ne disposent en effet que d'une Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATU). Pour toutes ces raisons, l'obligation de vacciner ne semble pas être la solution pour tous les éleveurs réunis à Pouilly. Contrairement à d'autres épizooties, le collectif, sachant que la non-vaccination n'aura pas de conséquences sur les cheptels avoisinants, sans s'opposer à la vaccination, réclame tout simplement la liberté de choisir. »
Du lait en self service Doudeville
Du bon lait frais sorti tout droit du pie de la vache et vendu en self-service dans un distributeur de lait.... C'est l'idée mise en pratique par deux frères du pays de Caux. L'occasion de redécouvrir le vrai goût du lait, celui de l'enfance.
www.seinemaritime.tv
Normandie

Chez Isigny comme chez Lactalis, on croit à nouveau au camembert au lait cru. : Archives « Ouest-France »/Jérôme Fouquet
La coopérative laitière d'Isigny ¯ Sainte-Mère et Lactalis reprennent le chemin du camembert de Normandie. Au lait cru. Qui l'eut cru ?
Pour revenir au lait cru, elle buttait sur la détection de la redoutable listeria eschericia coli 026. « Nous avons investi dans une machine à analyses sophistiquée. Elle nous permet de procéder à des vérifications quotidiennes, des citernes et des séries de lots de camemberts, pour détecter la présence de ces germes pathogènes. »
Recommandationsaux femmes enceintes
Sur un fichier de cent élevages de race normande, la coopérative en a sélectionné cinquante. La moitié approvisionne les nouvelles fabrications. L'autre moitié reste en réserve en cas de pépin. « Sous notre marque, dès le 1er avril, nous proposerons des camemberts Appellation d'origine protégée (AOP) au lait cru dans les rayons à la coupe des grandes surfaces. Chez les crémiers, nous créons un « super-médaillon AOP », au lait cru. » Et par obsession sécuritaire, Claude Granjon conclut : « Nous apposerons sur l'étiquette des recommandations à destination des femmes enceintes, des très jeunes enfants et des personnes âgées. »
Lactalis est dans une autre démarche. Deux ateliers de petite taille, Jort et Moulin de Carel (Calvados) ont toujours continué leurs fabrications de camembert au lait cru de Normandie. Ils n'ont jamais quitté le giron de l'AOP. En revanche les deux marques Lepetit, de Saint-Maclou (Calvados), et Lanquetot à Orbec, ont abandonné le lait cru en 2007 ? Conséquence : en décembre l'usine de Saint-Maclou a mis la clé sous la porte. Si « rien n'est encore décidé, comme le souligne Luc Morelon, directeur de la communication de Lactalis, le groupe envisage de relancer la fabrication au lait cru, via notamment, la marque distributeur de Leclerc. »