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PREVENIR LA MAMMITE CLINIQUE VIA UN NOMBRE DE CELLULES ACCRU ?

4 Juin 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

PREVENIR LA MAMMITE CLINIQUE VIA UN NOMBRE DE CELLULES ACCRU ?Il existe des rapports scientifiques de certaines études sur le terrain qui montrent qu’un taux de cellules somatiques légèrement accru peut augmenter la résistance de la vache (Barkema et al., 1998; Suriyasathaporn et al., 2000).
Il est en effet notoire que si l'on augmente la pression infectieuse par des bactéries "plutôt inoffensives" ou de "faibles doses de toxines", le nombre de cellules augmente un peu et que cela rend le pis de la vache plus résistant face à de nouvelles "infections" provoquées par des germes plus nocifs. C'est normal et cela s'explique entièrement à la lumière de la cinétique des cellules décrite ci-avant. Il y a alors, en effet, une migration cellulaire accrue en permanence. Dans ces conditions, on peut dès lors comprendre que si la vache produit des globules blancs "à mauvais fonctionnement" (quelle qu'en soit la raison), on peut aider une telle vache en faisant augmenter quelque peu son taux de cellules en la mettant un peu plus en contact avec des germes moins nocifs. Il est évident que cette méthode ne s’inscrit nullement dans les bonnes pratiques agricoles.
Les traitements antibiotiques réguliers des vaches peuvent contribuer à maintenir le taux de cellules somatiques du lait à un niveau peu élevé. La question qui se pose dès lors est celle de savoir si la limite adoptée de 400.000 cellules/ml ne constitue pas une entrave à la production de lait lors d’une utilisation réduite d’antibiotiques. Dans la production laitière biologique, les traitements antibiotiques préventifs sont interdits notamment pendant la période de tarissement des vaches. Les antibiotiques ne peuvent être administrés que pour traiter les infections.
Les informations sur cette problématique deviennent de plus en plus nombreuses. Le suivi de la production laitière biologique pratiquée à grande échelle au Danemark (695 fournisseurs de lait en 2002) a démontré qu’au niveau de la pratique, l’élevage biologique ne pose pas de problèmes en ce qui concerne le respect de la norme de 400.000 cellules somatiques/ml. On ne peut constater aucune différence entre les producteurs de lait biologiques et conventionnels en ce qui concerne l’octroi de la prime payée au Danemark pour les taux de cellules somatiques de moins de 200.000 cellules/ml. Il est probable que les bonnes pratiques agricoles et la diminution du stress chez les animaux peuvent compenser l’avantage lié aux traitements antibiotiques préventifs.
 
Références

Barkema et al., 1998, J. Dairy Sci. 81: 411-419
Suriyasathaporn et al., 2000, J. Dairy Sci. 83: 1248-1255

  • Avis 2001/39 - La présentation de la sécurité alimentaire dans la filière lait et produits laitiers par la Confédération Belge de l'Industrie Laitière (CBL) le 11 janvier 2002.

 

http://www.favv.be/home/com-sci/avis01_fr.asp

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