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Articles récents

Agriculture: Sarkozy jeudi dans le Maine-et-Loire

17 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Vie Politique

AP | 17.02.2009 | 11:12

Avant d'inaugurer samedi le Salon de l'agriculture à Paris, Nicolas Sarkozy se rendra jeudi dans le Maine-et-Loire pour un déplacement sur le thème de "l'avenir de l'agriculture", annonce mardi l'Elysée qui précise que le président de la République sera accompagné des ministres Michel Barnier (Agriculture) et Roselyne Bachelot (Santé).

Le chef de l'Etat se rendra notamment dans une exploitation agricole à Daumeray), où seront évoquées "les problématiques de l'installation des jeunes agriculteurs, de la filière bovine et du respect de l'environnement". Il rencontrera également plusieurs exploitants agricoles sur le thème de la politique agricole commune (PAC), précise-t-on. AP

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Pac : la FNSEA réclame 300 millions à l'État

14 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Pac


Jean-Michel Lemétayer veut éviter les tensions entre les différents métiers au sein de la FNSEA. : Philippe Renault

Cette somme supplémentaire allégerait la facture des céréaliers. Et pourrait améliorer la vie des éleveurs. Jean-Michel Lemétayer s'en est expliqué, hier.

Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, ne veut pas « jouer à la calculette » dans le difficile débat sur l'application française de la réforme de la Pac. Pourtant, c'est toute la question. Il l'a abordée, hier, alors que les discussions restent vives au sein de son syndicat.

L'objectif défendu par le ministre Michel Barnier est de réorienter les soutiens économiques de la Pac (environ 9 milliards d'euros). Pour y arriver, il faudra bien prendre à certains bénéficiaires mieux dotés, comme les céréaliers, pour donner à d'autres moins bien lotis.

Très politique

Ce qui pose des problèmes à la FNSEA qui fédère toutes les productions agricoles. Pour calmer les esprits au sein du syndicat, Jean-Michel Lemétayer fixe un préalable au gouvernement. Il doit respecter ses engagements, à hauteur de 200 millions actuellement, affectés au développement rural, et mobiliser 100 millions d'euros supplémentaires.

Pourquoi ? Parce que cela permettrait de bénéficier des fonds européens issus de la modulation (prélèvement supplémentaire sur les aides économiques des agriculteurs). Des fonds qui ne sont dépensés que s'il y a cofinancement de la part d'un État membre.

À cette condition, il est possible, selon la FNSEA, de faire plus : aider l'agriculture biologique, par exemple. Les attentes du syndicat concernent aussi la « vraie reconnaissance » d'une politique de l'herbe, « sans remettre en cause » d'autres systèmes fourragers, comme le maïs ensilage.

En même temps, « ces prélèvements supplémentaires ne doivent pas seulement s'effectuer sur les exploitants de grandes cultures », plaide Jean-Michel Lemétayer. Un positionnement très politique qui lui permet de ménager toutes les sensibilités au sein de son syndicat.

Sophie BAUDIN.
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La molécule qui sauve les bovins tue les abeilles

11 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

Publié le 11/02/2009 09:53 | Bernadette Faget

Apiculture. « Une intoxication à la Perméthrine, à des doses justifiant la mortalité des colonies ».

C'est un cri d'alarme qu'ont lancé, hier matin, les apiculteurs professionnels d'Ariège, réunis à la mairie de Serres-Sur-Arget. « Depuis décembre 2008, nous constatons des mortalités importantes de colonies d'abeilles dans des s secteurs différents, mais tous situés en zone d'élevage. En ce moment, les abeilles rescapées sont si peu nombreuses dans les ruches qu'elles n'arrivent pas à y maintenir la température nécessaire : les survivantes meurent de froid. Leur peloton, autour de la reine, est à peine gros comme une mandarine. Ailleurs, provision et couvain ont été abandonnés. Là, il n'y a plus que des cadavres d'abeilles. Des colonies entières ont, ici, été retrouvées vides. Selon les endroits, 50 à 80 % des ruchers sont perdus ». C'est ce qu'ont déclaré, hier, Bertrand Théry, l'apiculteur de Serres, membre de la commission nationale apiculture, rejoint par d'autres professionnels et des éleveurs de la Confédération paysanne 09. Sur les 30 apiculteurs professionnels de l'Ariège, 25 sont touchés par cette mortalité particulière.

Dès la fin de l'été, les apiculteurs avaient constaté une mortalité inhabituelle dans des zones de montagne sauvage, jusqu'ici épargnées. Le phénomène est allé en s'aggravant, pour culminer en décembre.

Intoxication à la perméthrine

« Après s'être interrogé sur nos pratiques apicoles, le fait que l'hécatombe se situe à proximité des zones d'élevage, nous a fait envisager que les désinfectants utilisés dans la lutte contre la propagation du moucheron qui transporte le virus de la fièvre catarrhale pouvaient être en cause, ont expliqué les apiculteurs. Nous avons alors effectué des prélèvements d'abeilles fraîchement mortes pour les envoyer au laboratoire d'analyses du CNRS, à Solaize. La conclusion est sans appel : intoxication à la perméthrine à des doses justifiant la mortalité des colonies ». On retrouve cette molécule dans les produits pulvérisés sur les étables et leurs abords, dans les véhicules de transport ; ce fut l'un des moyens de prophylaxie dans la lutte contre la FCO.

L'alerte ariégeoise dans le monde apicole régional et national, a fait remonter le problème. Actuellement, en France, concernée sur tout son territoire par la maladie de « la langue bleue », on constate des mortalités hivernales importantes d'abeilles. C'est le cas dans l'Aude, l'Aveyron, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales… mais aussi dans le Nord.

« Nous souhaitons que cesse la désinfectation et que l'on s'intéresse au renforcement des défenses immunitaires des troupeaux, ont dit apiculteurs et éleveurs présents à Serres. On a, jusqu'ici privilégié le souci économique non le souci sanitaire ».

Présent, le Directeur départemental des services vétérinaires, M. Jabert a annoncé qu'une mission d'évaluation composée de deux enquêteurs de la Brigade nationale d'Enquête vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP) arrivait en Ariège, pour deux semaines. Objectif : effectuer la corrélation entre la mortalité observée et les pratiques de désinsectisation qui ont été mises en œuvre.

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Appauvrissement des sols : retour sur la responsabilité de l'agriculture intensive et de l'urbanisation

10 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #Environnement

AGRICULTURE - Actu-Environnement.com - 09/02/2009
 
Essentiel pour l'environnement, le sol est une ressource fragilisée par les activités humaines. L'agriculture intensive et l'étalement urbain contribuent à son appauvrissement. L'érosion et l'imperméabilité sont les principaux risques en France.
 
     
Le sol est en position d'interface dans l'environnement. Il échange en permanence des flux, que ce soit du gaz, de l'eau, des particules, et constitue donc un maillon essentiel de l'environnement, encore peu pris en compte aujourd'hui, analyse Dominique Arrouays, directeur d'Infosol à l'Institut scientifique de recherche agronomique publique (INRA). Produire les aliments, réguler le cycle et la qualité de l'eau, stocker du carbone, recycler les matières organiques, entretenir la biodiversité, fournir des matières premières… Les fonctions du milieu sol sont multiples et essentielles à la vie végétale, animale et anthropique. Au cours du temps, l'homme a plus ou moins profondément modifié les sols par la culture, l'industrie mais aussi l'urbanisation, entraînant parfois une fragilisation de ce milieu. Un milieu non renouvelable à l'échelle du temps humain, qui perd plus vite qu'il ne peut se reconstituer. La formation des sols est en effet très lente.
Si la connaissance des sols est imparfaite aujourd'hui , d'après Didier Rat, chargé de mission au bureau des sols et de l'eau du ministère de l'agriculture et de la pêche, les spécialistes s'accordent pour dire qu'il y a une dégradation de la qualité des sols, avec un discours plus ou moins alarmiste… Pour Dominique Arrouays, les sols ne sont pas morts, il y a encore des milliards de microorganismes dans le milieu . Mais des menaces existent néanmoins du fait de leur appauvrissement. La Commission européenne en a identifié 8 en 2002. Selon Dominique Arrouays, l'érosion et l'imperméabilité des sols due à une « bétonisation » des territoires constituent les principaux risques en France.

« Un grand département français disparaît tous les dix ans » sous le béton

L'aménagement des sols, l'étalement urbain et l'industrialisation ont modifié la structure des sols. L'urbanisation mènerait ainsi en France chaque année à la perte de 60.000 hectares de sol sous le béton, soit l'équivalent d'un grand département français qui disparaît tous les dix ans, selon Demonique Arrouays. Une tendance qui s'accélère aujourd'hui et qui pose des questions de concurrence des sols notamment avec la fonction nourricière de la terre. Cette « bétonisation » mène également à une imperméabilité des sols qui perdent ainsi leur fonction de tampon et de filtre. Ce ne sont pas tant les villes qui posent problème que ce qui va avec : parkings de supermarché, infrastructures de transport, industrialisation… explique le directeur d'Infosol-INRA.
L'érosion des sols, phénomène naturel, est lui aussi exacerbé par l'activité humaine. Ce phénomène constitue la principale menace en Europe (45 % des sols concernés) et en France (25 % des sols touchés). Selon l'INRA, la vitesse de formation d'un sol est de 0,1 à 0,02 mm par an alors que l'érosion moyenne exporte 1 mm de sol en un an. Si aujourd'hui l'érosion aurait tendance à diminuer en France du fait de l'augmentation des surfaces forestières, les grandes plaines limoneuses du Nord et du Sud Ouest sont particulièrement affectées par ce phénomène. L'érosion hydrique, causée par la pluie et le ruissellement, est la plus préoccupante.
La contamination au plomb, mercure et autres traces métalliques est quant à elle liée à l'industrie mais aussi aux transports. A 100 km autour de l'agglomération parisienne par exemple, s'étend une zone de contamination diffuse au plomb principalement liée à la circulation automobile. Si en France le constat n'est pas alarmant selon Dominique Arrouays, les zones urbaines et industrielles constituent néanmoins des points noirs. Enfin, les scientifiques se penchent aujourd'hui sur les polluants organiques persistants liés à l'utilisation de pesticides, des produits qui peuvent s'accumuler dans les organismes vivants et qui sont encore peu étudiés.

Agriculture intensive : asphyxie des sols et perte de diversité

La baisse des teneurs en matière organique, la baisse de la biodiversité et le tassement des sols sont quant à eux prioritairement imputables à l'agriculture intensive.
Ainsi, particulièrement en Lorraine, en Bretagne et en Franche Comté, l'intensification des pratiques agricoles mènent à une perte de matières organiques, ce qui influe directement sur la fonction de captage de gaz à effets de serre du sol. Un phénomène pas irrémédiable… Selon Dominique Arrouays, des études ont montré qu'en changeant les pratiques agricoles, on pouvait augmenter la présence des matières organiques et stocker dans les sols 2 à 3 millions de tonnes de carbone par an supplémentaires sur l'ensemble du territoire français. Le sol stockerait en France près de 3 milliards de tonnes de carbone dans les 30 premiers centimètres.
La baisse de la biodiversité dans les sols est une menace soupçonnée par les chercheurs. Un phénomène pas irrémédiable non plus : alors que les systèmes de culture intensive mènent à une perte de diversité, les systèmes de rotation augmentent la présence de microorganismes et la richesse du milieu.
Enfin, le tassement des sols, lié en partie à l'utilisation d'engins agricoles, mène à une perturbation des fonctions du milieu : filtration de l'eau, asphyxie des sols, échange de gaz à effets de serre… Si certains sols peuvent se restructurer naturellement ou grâce au travail de l'homme, d'autres, comme les sols limoneux pauvres en matières organiques, restent tassés.

Une problématique peu présente dans la réglementation

Le sol reste un milieu peut couvert par la science. Un grand inventaire devrait aboutir d'ici 2012 en France et accroître ainsi la connaissance sur cette problématique. La question de la protection des sols est également peu prise en compte par la réglementation. En France, il n'y a pas de réglementation globale et cohérente sur les sols, commente Didier Rat. On retrouve cette problématique dans la loi cadre sur l'eau, dans la réglementation relative à l'urbanisme mais la question de la protection des sols n'est pas au cœur de ces textes.
A l'échelle européenne, un projet de directive sur les sols est en discussion depuis plusieurs années, sans pour l'instant avoir abouti. Le dossier a été néanmoins remis sur la table des négociations lors de la présidence française de l'Union européenne et a été repris par la présidence actuelle. A suivre…

S.FABREGAT
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FDSEA : «La vaccination par les éleveurs»

9 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Fièvre catarrhale ovine.. Pour Dominique Fayel, c'est une solution pratique, efficace et économique.

Lorsqu'on lui parle vaccination contre la fièvre catarrhale ovine, Dominique Fayel, le secrétaire général de la FDSEA, ne mâche pas ses mots sur « la gestion nationale » de crise sanitaire. « Absence de cohérence globale » juge-t-il, pointant du doigt « la cacophonie, au sein de l'Europe et entre régions françaises ». Le défaut de vaccin pour le sérotype 8 ; l'attente, de l'ordre de six mois, de celui pour le sérotype 1 ; ou, plusieurs semaines durant, le défaut de règles de circulation identiques sur l'ensemble du territoire, sont autant d'illustrations.

Pour lui, l'épisode FCO et ses cafouillages n'ont cependant fait que « cristalliser un mécontentement plus vaste ».

Il rappelle que les éleveurs de bovins ont « au total subi cinq mois de suspension des exportations », qu'ils ont donc été « obligés de garder des animaux alors que les coûts alimentaires sont devenus exorbitants ». Bref, ils rencontrent de sérieuses difficultés économiques. Au passage, Dominique Fayel se dit ravi qu'une récente enquête de « Que choisir ? » crédibilise à point nommé le diagnostic économique de la profession. Selon cette enquête, le prix payé aux éleveurs de bovins viande a diminué de15 % sur dix ans quand le prix demandé aux consommateurs a, lui, augmenté de 50 %. Et il en va de même pour les autres productions…

bonnes raisons

Ce contexte général explique le haut degré d'exaspération des éleveurs, redit Dominique Fayel qui souhaite que les éleveurs vaccinent eux-mêmes, comme beaucoup l'ont d'emblée souhaité. Cette solution jouerait en faveur d'un « apaisement » alors que les cafouillages évoqués plus haut ont « décrédibilisé la vaccination obligatoire ». Il invoque à l'appui des raisons d'ordre pratique, parle d'efficacité, justifie encore cette évolution par des motifs économiques. Pour un cheptel de 100 bêtes, la vaccination coûte pas moins de 800 €. Et « le taux de prise en charge va encore diminuer »…

Les vétérinaires seront-ils donc exclus du dispositif ? Non, nuance Dominique Fayel qui propose que ces derniers interviennent pour les animaux destinés à l'export, car leur certification est indispensable pour passer les frontières. En revanche, les éleveurs inoculeraient eux-mêmes le vaccin à leur cheptel. Ce qui soulagera une trésorerie déjà pas folichonne. « Il va falloir vivre avec la maladie, cinq à six sérotypes étant présents en Europe. Un compromis entre exigences sanitaires, économiques et des moyens de lutte réalistes et vivables pour les éleveurs doit être trouvé ». Compromis qui veut que les éleveurs vaccinent. « On mettra la pression » pour que ce compromis soit mis en œuvre « le plus tôt possible », avertit le responsable syndical.


Dès l'automne prochain

Hubert Marty, le président de la Fodsa, cette fédération des organismes de défense sanitaire de l'Aveyron, se dit «sur la même longueur d'ondes» que la Fdsea. Sa tournée dans les cantons le conforte dans son choix en faveur d'une vaccination volontaire par les éleveurs. «Volontaire» ? Dire «obligatoire» suppose que les vétérinaires l'assurent, précise Hubert Marty. Ce dernier informe que le conseil d'administration de la Fodsa s'est officiellement prononcé pour que les éleveurs reçoivent un feu vert des pouvoirs publics «pour la nouvelle campagne», soit l'automne et l'hiver prochains. «Je ne vois d'ailleurs pas d'autres solutions», conclut-il.

 

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Congrès des éleveurs de bovins à Cherbourg - Le terrain pas toujours en phase avec la Fnb.

6 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole


( Publié le 06/02/2009 à : 13H 11 min )

 

Les nombreuses revendications des sections de région du syndicat, que suscite la mise en œuvre du bilan de santé de la Pac, risquent de ne pas être satisfaites. Et les décisions retenues de faire par conséquent des déçus.


Les délégues des sections régionales au congrès
de Cherbourg. (© Terre-net Média)

Lors du congrès de la Fnb qui s’est tenu à Cherbourg, l’heure consacrée aux interventions des sections bovines régionales a été l’occasion de faire remonter au niveau national les doléances des régions. Et de constater parfois l’absence d’unanimité des éleveurs sur certains sujets.

Ainsi, le bilan de santé de la Pac et le rééquilibrage des aides sont déclinés par chaque section en fonction des particularités et des sensibilités régionales. Seule l’instauration d’une prime à l’herbe de l’ordre de 150 €, rattachée au premier pilier, est revendiquée par toutes les sections. Pas son extension aux hectares de maïs fourragers.

Le couplage de l’aide à 100% de la Pmtva est « un rempart contre la disparition de l’élevage bovin », défend la section de l’Ouest. « Aussi envisager un découplage, même partiel, reviendrait à jouer à l’apprenti sorcier ». En Normandie, où les Dpu sont élevés en raison des forts chargements en production laitière et en bovins viande, «la réallocation de la part découplée des aides reviendrait à un rééquilibrage de l’élevage vers l’élevage ».

La section bourguignonne de la Fnb opterait plutôt pour une majoration de la Pmtva de 100€. La Normandie, pour un rééquilibrage reposant sur une franchise des Dpu pour ne pas remettre en cause l’historique.  

De nombreuses attentes à satisfaire

Les sections régionales restent souvent attachées à des soutiens spécifiques à l’élevage qui prennent en compte certains particularismes. Les régions Paca et Bourgogne tiennent au maintien de l’Ichn et envisagent même de renforcer le dispositif existant. La région Centre propose, pour sa part, de créer une nouvelle Mae « zone intermédiaire » allouées aux exploitations polycultures- élevages.

« Une erreur stratégique de la Fnsea »  (Jean Pierre Fleury)

« Avoir confié à une association spécialisée, et en l’occurrence Orama, les pourparlers avec le gouvernement sur la mise en œuvre du bilan de santé de la Pac est une erreur. Etre favorable à l’unicité des aides du premier pilier revient à ne pas prendre en compte la nécessité de soutenir, avec des moyens appropriés, les filières bovine et ovine en tenant compte de leurs spécificités. Et faire financer par défaut cette différenciation par le second pilier, est inenvisageable. On s’oriente par conséquent vers un arbitrage politique car il est trop tard d’envisager un arbitrage à l’intérieur de la Fnsea ».

En fait, les éleveurs attendent avec impatience les décisions gouvernementales sur le bilan de santé de la Pac. Mercredi, ils s'étonnaient que Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, venu à Cherbourg, continue à laisser planer un certain doute sur le taux de découplage de la Pmtva.

Or, Bruxelles conçoit qu’un taux de couplage de 100% est essentiel pour reconnaître la spécificité de l’élevage bovin allaitant, français en particulier puisqu’il concentre à lui seul 40% du cheptel européen. En fait la question de fonds, selon Jean Pierre Fleury, le nouveau secrétaire général de la Fnb, réside dans le fait de savoir « si le soutien à l’élevage allaitant passera par une aide à la tête ou par une aide à l’hectare de fourrage avec un minimum de chargement ».

Autres divergences

Des divergences entre les sections sont aussi apparues sur la manière dont l’épidémie de Fco est traitée. Une proposition de fixer au niveau national le tarif d’intervention des vétérinaires a été émise par la section Nord-Est. « Nous voulons engraisser les animaux, pas les vétérinaires », a déclaré son représentant. Celle du ministre de « laisser aux éleveurs la possibilité de vacciner leurs animaux lorsque la vaccination est facultative et qu’elle ne nécessite pas de certification » a été bien reçue.. .

 

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Les terres agricoles et les forêts résistent à la crise

4 Février 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Allée forestière près de Dourdan (91).
Allée forestière près de Dourdan (91).

Le marché des résidences secondaires est touché de plein fouet.

Le foncier agricole résiste à la crise. «Dans cette période instable, les prix du foncier rural sont restés fermes et surtout réguliers. Le foncier agricole reste une valeur refuge contre les yo-yo des marchés», explique Benoît Léchenault, gérant d'Agrifrance, filiale de BNP Paribas Wealth Management. Pourtant, l'année 2008 a été pour le moins agitée dans le secteur agricole. Les prix des céréales ont d'abord flambé avant de chuter brutalement en fin d'année. Les résultats des exploitations agricoles seront donc «médiocres».

Cette contre-performance ne devrait pas avoir d'impact à court terme sur le prix des terres agricoles. «Les prix du foncier rural s'ajustent avec lenteur. Il faut attendre trois ou quatre ans et la confirmation d'une tendance, bonne ou mauvaise, avant que ces prix bougent», explique Olivier de La Selle chez Agrifrance. Cependant, l'avenir semble prometteur. «La croissance future des prix du foncier agricole ne fait pas de doute, mais à un rythme beaucoup plus calme» indique la dernière étude réalisée par Agrifrance.

Les prix restent élevés dans les régions les plus recherchées. Il faut compter 12 000 euros l'hectare pour les grands domaines de la Marne, 11 000 euros dans le Santerre et 8 500 euros dans la Beauce ou les Landes.

La situation s'est quelque peu améliorée dans les vignobles. Après deux années difficiles, le marché du vin a graduellement repris des couleurs. «Les vignobles sont recherchés, même si le regard s'y fait plus inquisiteur face aux résultats économiques et aux performances marketing», souligne Benoît Léchenault. Dans les grands crus, les prix restent très élevés (2 millions d'euros l'hectare pour le Pomerol, plus de 3 millions d'euros pour les grands crus en Bourgogne). Toutefois, certaines régions commencent à souffrir. Les prix du foncier ont ainsi baissé pour les côtes-du-rhône et les beaujolais génériques.

 

Les Britanniques n'investissent plus

 

Le marché des résidences secondaires est, lui, touché de plein fouet par la crise économique et celle de l'immobilier. Les transactions sont presque au point mort. Les Britanniques et les Américains (en Provence), qui avaient en partie soutenue ce marché, n'investissent plus chez nous. Et ceux qui sont déjà installés cherchent souvent à revendre leur résidence. L'envolée des prix de ces dernières années (+ 150 % entre 1997 et 2007) était irrationnelle. «Pour simplement retrouver un niveau raisonnable, les prix devraient baisser de 35 %», estime Benoît Léchenault.

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Faire du blé avec le blé !

30 Janvier 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole



Quand mûrira le blé !

En 2007, la tonne de blé vendue 100€ a vu son prix flamber de 250 à 350 €, soutenus par des stocks mondiaux de blé épuisés. L’euphorie régnait chez les agriculteurs briards qui, cette fois, ne déploraient pas leur situation. Aujourd’hui, elle se négocie autour de 110€

Dans son rapport annuel rendu le 12 janvier dernier, le Département Américain de l’agriculture revoyait à la hausse le stock mondial de 1 million de tonnes. Les bonnes récoltes des principaux pays producteurs n’ayant pas soufferts d’aléas climatiques en sont la cause, autant que le ralentissement de la demande.

Ce dernier facteur pourrait rendre anxieux les céréaliers de Seine-et-Marne. Mais si l’inflation risque de suivre les politiques des gouvernements et de leurs banques centrales, instaurées afin d’éradiquer la crise – soutiens à la consommation et au crédit -, elle a alors généralement un effet mécanique qui dynamise les cours des matières premières et alimentaires. Et si le prix stagnant du pétrole doit reprendre son ascension, il entraînera avec lui celui des céréales à destination des « biocarburants », populaires et éthiques même si le réel coût écologique de production reste encore à démontrer.

Ce mois-ci, un article du Monde signalait : « … après leur déculottée du deuxième semestre 2008, les fonds spéculatifs réapparaissaient sur le marché du blé. Timidement. »

N’étaient t’ils pas déjà pointés du doigt quand les cours s’emballaient… avant la crise ?


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Vilmorin : "La crise n'a pas d'impact sur notre activité"

30 Janvier 2009 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Malgré la gravité de la crise économique, certaines entreprises échappent au marasme. C'est notamment le cas du groupe français Vilmorin. La demande pour les produits du quatrième plus important producteur de semences agricoles au monde reste en effet vigoureuse. A quelques jours de la publication de son chiffre d'affaires, explications avec Daniel Jacquemond, le directeur financier du groupe.

Capital.fr : quelles sont les répercussions de la crise sur l'activité de Vilmorin ?

Daniel Jacquemond : Pour l'instant, nous ne ressentons pas d’impact majeur sur notre activité. Lors de la campagne d'automne, les agriculteurs n'ont pas réalisé d'arbitrages importants entre les types de cultures et il semble que les surfaces de production soient stables. Concernant la saison de printemps, il est encore trop tôt pour se prononcer. Par contre, si la demande ne baisse pas en tant que tel, le risque s'est accru dans certains pays à cause des problèmes de financement. En Europe de l'Est, notamment en Ukraine et en Russie, nous craignons que des agriculteurs se retrouvent incapables de faire face à leurs engagements. Nous sélectionnons donc plus attentivement nos clients.

Capital.fr: Une des conséquences de la crise financière a été l'effondrement des cours matières premières agricoles. Cette évolution vous a-t-elle obligé à abaisser vos tarifs ?
Daniel Jacquemond : Il n'y a pas de lien direct entre la demande en semences et l'évolution des cours des matières premières alimentaires sur les marchés financiers. La chute des derniers mois n'a donc pas eu d'impact sur notre activité. A plus long terme, un maintien des prix à bas niveau pourrait créer des difficultés pour certains exploitants agricoles. Même dans un tel scénario, nous sommes relativement protégés car nous sommes très en amont dans la chaîne agro-alimentaire. Avant de réduire ses achats de semences, poste stratégique de son compte d’exploitation, un agriculteur commencera par couper dans ses dépenses de main d'œuvre, d'engrais ou d'eau.

Capital.fr : Vous maintenez donc votre prévision d'une croissance de votre chiffre d'affaires en 2008-2009…
Daniel Jacquemond : Cet objectif est toujours d'actualité pour l’exercice 2008-2009. Il faut toutefois rester prudent à moyen terme. Il est à craindre que notre secteur subisse un impact plus important de la crise durant les prochaines saisons. Mais, nos perspectives à long terme restent excellentes : l'évolution des habitudes de consommation alimentaires et la croissance démographique assurent un bel avenir à notre secteur d’activité. Et c'est sans compter les 900 millions de personnes ne mangeant pas à leur faim dans le monde. L’innovation nous permettra de répondre à cette demande en forte augmentation.

Capital.fr : Estimez-vous avoir une certaine responsabilité face à cette situation ?
Daniel Jacquemond : Ce thème nous tient beaucoup à cœur chez Vilmorin. Les investisseurs ne devraient pas pouvoir spéculer sur les prix des matières premières destinées à l’alimentation. Nous défendons le retour à une plus grande régulation des marchés agricoles mondiaux de sorte de limiter et d’encadrer la volatilité des marchés agricoles et ainsi contribuer à garantir la sécurité alimentaire des Etats.

Propos recueillis par Guillaume Dubois
 

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