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Les bovins infectés développent une immunité contre le BVD

7 Novembre 2011 , Rédigé par jr Publié dans #suivi de la ferme

   

 

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De nombreux élevages infectés de BVD ne connaissent pas de pertes notables car les quelques IPI présents «vaccinent» à l'aveugle les jeunes générations avant la mise à la reproduction. Ces élevages sont donc protégés contre des pertes importantes dues au virus BVD. Les problèmes n'apparaîtront qu'éventuellement sur des IPI ou sur des générations indemnes d'IPI.

   

 

 

http://www.agri85.fr/BVD-Maladie-des-Muqueuses-fiche-ressource-numero-96.php

 

  Comment se transmet le virus BVD
Télécharger la fiche sur la transmission du virus BVD :
BVDtransmission.pdf (0,7 Mo)
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Toutes les sécrétions et excrétions des animaux infectés contiennent du virus. Celles qui en contiennent le plus sont les sécrétions nasales et respiratoires. Elles jouent un rôle prépondérant dans la contagion entre bovins : le virus passe souvent de l’un à l’autre à l’occasion de contacts « mufle à mufle ».
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Une vache gestante transmet le virus à son fœtus. Les conséquences sont différentes suivant l’époque de la gestation à laquelle on se trouve, comme indiqué dans le schéma ci-dessous :
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La contamination du fœtus entre 40 et 120 jours de gestation environ provoque un phénomène original : A cet âge le fœtus n’est pas encore suffisamment formé pour savoir distinguer le virus de son propre corps. Or, le fait de savoir faire cette différence est la condition sine qua non pour pouvoir s’immuniser. Le fœtus qui n’en est pas capable ne peut pas développer ses propres défenses et se débarraser du virus. Si il survit, il en reste porteur et contagieux à vie. Il est devenu ce qu’on appelle un infecté permanent immunotolérant ou I.P.I.
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Deux animaux à risque : IPI et virémique transitoire
Télécharger la fiche sur les animaux IPI et les virémiques transitoires :
BVDipietvt.pdf (1 Mo)
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C’est ainsi que l’on désigne les deux types d’animaux capables de transmettre le virus BVD.
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L’IPI naît IPI (un bovin ne peut pas le devenir en dehors du tout début de sa vie foetale). Il est contagieux de sa naissance à sa mort et répand de grandes quantités de virus autour de lui. On dit que c’est une « bombe à virus ». La plupart des IPI meurent avant l’âge de 2 ans d’une affection diarrhéique et ulcéreuse généralisée : la Maladie des Muqueuses (seuls les IPI font cette forme particulière de la BVD). La moitié environ sont chétifs et maladifs. Mais d’autres sont extérieurement tout à fait normaux et même capables de se reproduire. Ils donnent alors systématiquement des veaux IPI.
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Le « virémique transitoire » ou infecté temporaire, est un bovin normal qui rencontre le virus BVD pour la première fois. La multiplication du virus dans son organisme diminue temporairement ses défenses immunitaires, ce qui favorise des infections secondaires (diarrhées des jeunes, maladies respiratoires …). S’il s’agit d’une vache pleine, elle peut perdre son veau (infécondité, avortement) ou donner un veau IPI (voir ci-dessus). Cependant, au bout de 2 semaines environ, l’organisme reprend le dessus. Le bovin s’immunise, se débarrasse du virus et cesse d’être contagieux. Il restera solidement immunisé, probablement à vie. Pendant les 2 semaines où il est contagieux, un bovin infecté temporaire répand moins de virus autour de lui qu’un IPI.
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Comment se contamine un troupeau ?
Télécharger la fiche sur la diffusion du virus BVD dans un troupeau :
BVDdiffusion.pdf (0,4 Mo)
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Les principales occasions de contamination d’un troupeau sont les introductions d’animaux ou les réintroductions (retour de pension, d’alpage, de comice …) et les contacts avec des bovins voisins par-dessus les clôtures. Le prêt de matériel, joue un rôle plus accessoire. Attention lorsqu’on introduit une vache gestante : le veau dont elle est porteuse peut être un IPI !
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1ère étape
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Arrivée d’un animal virémique dans un troupeau
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Ce bovin virémique est soit un IPI, soit un animal infecté depuis peu et qui présente une virémie transitoire (infecté au contact d’autres animaux eux-même porteurs du virus : transport, voisinage,…).
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Le bovin virémique diffuse du virus autour de lui et contamine les autres animaux du troupeau.
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2ème étape
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Les autres animaux sont infectés et reexcrètent le virus à leur tour
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Dans le cas d’un virémie transitoire, le bovin qui a introduit le virus développe des anticorps et est dorénavant protégé vis-à-vis du virus.
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Si une vache dans sa première moitié de gestation est infectée, le virus va également s’installer dans le fœtus. Le veau à naître sera porteur à vie du virus du BVD et incapable de développer une résistance (immunité) à l’infection. C’est ce que l’on appelle un IPI : Infecté Permanent Immunotolérant.
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3ème étape
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Le virus continue de circuler dans l’élevage
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Tous les fœtus dont la mère est infecté par le BVD durant la gestation ne deviennent pas des IPI. Si la contamination a lieu durant la deuxième moitié de gestation, le produit lorsqu’il est viable a acquis des défenses contre le BVD.
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Les bovins infectés développent une immunité contre le BVD et éliminent le virus. Ils sont dorénavant protégés contre les infections ultérieures.
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4ème étape
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L’ensemble des bovins sont maintenant immunisés vis-à-vis du BVD
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Après le passage du virus, les animaux qui sont dans de bonnes conditions d’élevage ont développé leurs défenses immunitaires vis-à-vis du BVD. Dans d’autres situations (mauvaises conditions d’ambiance, hygiène de la nurserie insuffisante, animaux affaiblis où très jeunes) on peut être confronté à de la mortalité sur les bovins les plus fragiles.
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à la demande de FranceAgriMer

6 Novembre 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Bovins

L'export en viande de plus en plus stratégique
  Bertrand Oudin est consultant et travaille sur
la filière viande depuis une dizaine d’années. Il a présenté son étude, réalisée à la demande de FranceAgriMer, aux responsables des groupements de producteurs du Grand-Ouest, réunis en assemblée général à Rennes.
Alors que nos marchés historiques s’érodent, tant en volume qu’en valeur, l’export vers les pays tiers sera de plus en plus stratégique” lance Bertrand Oudin, dont le cabinet de consulting a réalisé une étude sur l’export en viande bovine et en bovins vivants. “Si on ne prend pas ce virage, la production française diminuera. L’accès au marché export est difficile, mais il ne faut pas le considérer comme un marché d’opportunités : il y a des stratégies à mettre en place par rapport à la demande. Ce qui suppose de réorienter notre production pour répondre à une partie de ces volumes”. Notamment en sortant des carcasses plus légères.

Ce constat est pour le secteur de la production un semi-échec, “tant les plans d’engraissement n’ont pas donné grand-chose”. “Les tailles de nos ateliers sont encore trop modestes et la rentabilité n’est pas partout au rendez-vous chez les éleveurs.” En matière de coûts de production, il y a aussi d’importants écarts de performances entre pays, mais des optimisations sont possibles. En naisseur, une étude du Parlement européen a montré que l’UE était capable d’avoir des coûts de production performants, mais pas avec le Brésil et l’Argentine.
“Le développement de nos capacités d’engraissement passera par la sécurisation des investissements.” Les entreprises françaises ont-elles les reins assez solides ? “Elles ne sont pas très florissantes et présentent toutes des outils industriels en sur-
capacité. Dans l’alimentaire, la filière bovine est la plus complexe car on touche à des équilibres ins-tables, en fonction des segments de marché ou des clients.”

Autre question : quel avenir pour les exploitations laitières ? Alors que la viande issue du troupeau laitier représente toujours plus de la moitié des abattages français. Il conclut : l’aval doit mettre en œuvre un plan de bataille pour exporter. Il faut s’inspirer des Irlandais, qui ont lancé un plan JB export. En matière de qualité, “on a besoin d’une relation plus forte entre l’amont et l’aval. S’intéresser à l’export, ça veut dire aussi se donner des outils de veille.”
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PAC Une bonne dose d'environnement

4 Novembre 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Pac

Pac plus verte : Jeunes agriculteurs pas contre
jeudi 03 novembre 2011

Une bonne dose d'environnement dans la nouvelle Politique agricole commune ? Amadoué par la promesse d'une aide à l'installation, le syndicat ne s'y oppose pas.

« Depuis deux ans, nous travaillons sur ce projet. Nous avons pris le parti de ne pas subir la nouvelle Politique agricole commune (Pac). » Hier, à Nantes, les JA (Jeunes agriculteurs) de l'Ouest ont planché sur le projet « génération 2014 », destiné à orienter le contenu de la future Pac dans un sens favorable à l'installation des jeunes et au renouvellement des générations d'agriculteurs.

 

Contrastant avec le tir de barrage de ses aînés de la FNSEA, les JA délivrent une appréciation d'ensemble plutôt positive. Principale source de satisfaction : une de ses propositions a été reprise par Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture : l'aide de base prévue pour chaque agriculteur sera majorée de 25 % pour les jeunes agriculteurs, durant les cinq premières années de leur installation. « Une grande avancée », se félicite Carole Doré, vice-présidente des JA.

« Il ne faut pas vivre sous perfusion »

Autre pilier fondateur du projet de réforme envisagé par Bruxelles : le plafonnement des aides et leur convergence progressive vers un niveau unique ne suscite pas le réflexe corporatiste arc-bouté sur la préservation des rentes de situation. « Je suis prêt à perdre la moitié de mes aides, si en face, on construit des filières capables de mieux valoriser notre production », décoche Brice Guyau, président des Jeunes agriculteurs de Vendée.

« On ne défend pas un niveau d'aides. La Pac donne des outils. Il ne faut pas tout en attendre et vivre sous perfusion. Il faudra en parallèle se prendre en main pour que l'agriculteur fournisseur de matières premières retrouve une place centrale via les organisations de producteurs », renchérit Carole Doré. Jeunes agriculteurs militera aussi pour que l'aide de base « soit liée aussi au nombre d'actifs familiaux et salariés sur l'exploitation ».

Par ailleurs, les Jeunes agriculteurs ne ruent pas dans les brancards face au verdissement de la Pac (30 % des aides européennes versées en échange de contreparties environnementales). « Faire de l'agriculture avec de l'environnement, nous ne sommes pas contre. Le verdissement est un bon moyen de faire reconnaître ce qui se fait dans les exploitations. Planter des haies dans une plaine céréalière ne me paraît pas aberrant », commente Carole Doré.

L'agricultrice de l'Aisne regrette toutefois le manque de souplesse du dispositif. « Au lieu des trois mesures obligatoires (assolement diversifié, zones à focus écologique, maintien des prairies permanentes), nous aurions préféré une liste plus étoffée de mesures optionnelles au sein de laquelle chaque agriculteur puisse choisir en fonction de son exploitation et de son territoire. »

 

Xavier BONNARDEL.
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(Association des producteurs de viande de la Manche)

2 Novembre 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Bovins

Producteurs de viande de la Manche : une bonne année 2011
Agriculturemercredi 19 octobre 2011

Réunis en assemblée générale ce midi à Nicorps après une visite de l’abattoir Socopa à Coutances ce matin, les producteurs de viande de la Manche ont tiré un bilan satisfaisant de l’année en cours.

 

Principal motif de satisfaction : des prix à la hausse de 25 centimes du kilo en moyenne depuis le dernier trimestre 2011.

 

Selon le président de l’AVP 50 (Association des producteurs de viande de la Manche), Michel Hamel, on pourrait même manquer de viande de boucherie dans les mois qui viennent.

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Le Cheveu dans la Soupe

1 Novembre 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Vie Politique

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FarmersWeeklyVideo

1 Novembre 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Matériel

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