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à la demande de FranceAgriMer

6 Novembre 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Bovins

L'export en viande de plus en plus stratégique
  Bertrand Oudin est consultant et travaille sur
la filière viande depuis une dizaine d’années. Il a présenté son étude, réalisée à la demande de FranceAgriMer, aux responsables des groupements de producteurs du Grand-Ouest, réunis en assemblée général à Rennes.
Alors que nos marchés historiques s’érodent, tant en volume qu’en valeur, l’export vers les pays tiers sera de plus en plus stratégique” lance Bertrand Oudin, dont le cabinet de consulting a réalisé une étude sur l’export en viande bovine et en bovins vivants. “Si on ne prend pas ce virage, la production française diminuera. L’accès au marché export est difficile, mais il ne faut pas le considérer comme un marché d’opportunités : il y a des stratégies à mettre en place par rapport à la demande. Ce qui suppose de réorienter notre production pour répondre à une partie de ces volumes”. Notamment en sortant des carcasses plus légères.

Ce constat est pour le secteur de la production un semi-échec, “tant les plans d’engraissement n’ont pas donné grand-chose”. “Les tailles de nos ateliers sont encore trop modestes et la rentabilité n’est pas partout au rendez-vous chez les éleveurs.” En matière de coûts de production, il y a aussi d’importants écarts de performances entre pays, mais des optimisations sont possibles. En naisseur, une étude du Parlement européen a montré que l’UE était capable d’avoir des coûts de production performants, mais pas avec le Brésil et l’Argentine.
“Le développement de nos capacités d’engraissement passera par la sécurisation des investissements.” Les entreprises françaises ont-elles les reins assez solides ? “Elles ne sont pas très florissantes et présentent toutes des outils industriels en sur-
capacité. Dans l’alimentaire, la filière bovine est la plus complexe car on touche à des équilibres ins-tables, en fonction des segments de marché ou des clients.”

Autre question : quel avenir pour les exploitations laitières ? Alors que la viande issue du troupeau laitier représente toujours plus de la moitié des abattages français. Il conclut : l’aval doit mettre en œuvre un plan de bataille pour exporter. Il faut s’inspirer des Irlandais, qui ont lancé un plan JB export. En matière de qualité, “on a besoin d’une relation plus forte entre l’amont et l’aval. S’intéresser à l’export, ça veut dire aussi se donner des outils de veille.”
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