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pays de caux

pour les chinois ( nos acheteurs)

29 Mai 2010 , Rédigé par jr Publié dans #pays de caux

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Les foires aux bestiaux ne font plus recette

14 Avril 2010 , Rédigé par jr Publié dans #pays de caux

 

 

 

 

En Seine-Maritime, dans le Pays de Caux, la foire annuelle d'Auffay est l'une des dernières de Haute-Normandie à se maintenir. Les habitués s'y retrouvent, mais se désolent qu'elles n'attire plus autant que par le passé.
Et pourtant, pour les agriculteurs qui sont attachés à une certaine qualité de leur production, ces concours sont l'occasion de montrer leur savoir-faire, mais aussi de réaliser des transactions intéressantes.
Une soixantaine d'animaux se sont ainsi présentés vendredi 19 mars aux regards experts des juges de la foire.
Les médailles récompensent les bêtes qui ont le plus de "muscles à biftecks". Les plus belles participeront au concours régional qui aura bientôt lieu à Forges-les-eaux.


 

http://normandie.france3.fr/info/haute-normandie/les-foires-aux-bestiaux-ne-font-plus-recette-61957627.html

 
 

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Le Pays de Caux:

13 Février 2010 , Rédigé par jr Publié dans #pays de caux

 Histoire du Pays de caux


Le Pays de Caux est une région naturelle de Normandie. Il appartient au bassin parisien. Il s'agit d'un plateau crayeux en Haute-Normandie, au nord de la Seine, qui s'étend jusqu'aux falaises de la Manche. Il occupe la plus grande partie du département de la Seine-Maritime.

Les villes principales sont Le Havre, Dieppe, Fécamp, Yvetot et Étretat. L'architecture rurale se distingue par ses fermes-masures et ses colombiers.

Les habitants du pays de Caux sont les Cauchois. Le cauchois est un dialecte important de la langue normande.

 
Harfleur, dans l'agglomération du Havre, église et maisons à colombages

Pendant le Mésolithique, les cultures préhistoriques qui occupent le pays de Caux sont à rattacher à celles du bassin parisien (Tardenoisien) avec cependant des caractéristiques qui évoquent des influences belges.

 

Gaule indépendante : les Calètes

Le peuple gaulois qui demeurait dans le pays de Caux auquel il donna son nom était les Calètes dont le chef-lieu fut d’abord Caracotinum (Harfleur) puis Juliobona (Lillebonne). Le récit de la campagne militaire de Jules César donne des détails sur les Calètes, ancêtres des Cauchois (voir De Bello Gallico : « Commentaires sur la Guerre des Gaules », Livre II, 4, 9 ; Livre VII, 75, 3-4, Livre VIII, 7, 4)

Arrivés dans la région au IVe siècle av. J.-C. avec les Belges qui ont constitué la dernière vague connue de migrants celtes, les Calètes faisaient partie de la Gaule belgique. Lorsque, au Ve siècle, l'autorité de Rome commença à décliner, les Calètes se joignirent, avec les Namnètes, les Coriosolites, les Redones, les Abrincates, les Unelles, les Lexoviens, les Ésuviens, les Viducasses, les Andecaves, les Aulerques (Diablintes, Cénomans et Éburovices), les Véliocasses et les Parisii, aux Vénètes au sein d'une vaste fédération connue sous le nom de Confédération armoricaine destinée à se défaire de l'occupant.

Gaule romaine

Les fouilles de sauvetage de l'autoroute A29 ont révélé plusieurs villas gallo-romaines. Une des plus importantes est celle de Sainte-Marguerite-sur-Mer, sur le littoral à l'ouest de Dieppe. Les archéologues ont retrouvé un complexe de plusieurs pièces, organisées autour d'une cour carrée. Plusieurs pièces comportaient des mosaïques. Au nord, les bains et d'autres pièces étaient chauffées par hypocauste. Les matériaux utilisés étaient le pisé, le torchis et le colombage, matériaux traditionnels de l'architecture normande


Moyen Âge

À l'époque mérovingienne, le pays de Caux s'individualise par rapport au Talou : l'antique cité des Calètes se scinde en deux entités ou « pays » (du latin pagus).

À partir de la création du comté de Rouen et du duché de Normandie (911), les Vikings s'établissent en grands nombres dans la région et laissèrent une empreinte durable dans le dialecte cauchois mais aussi dans le type ethnique des normands cauchois.

Temps modernes

L'agriculture progresse : la culture du blé est le fait de grandes exploitations sur lesquelles est pratiqué l'assolement triennal. La jachère est remplacée progressivement par le trèfle, ce qui améliore la productivité. Sur les côtes se développe la culture du lin. Au nord, on commence à cultiver du colza. Les récoltes servent surtout à approvisionner la ville de Rouen. L'artisanat est dominé par la production de toiles. À la fin du XVIIIe siècle, la filature du coton prend son essor. Le marché de Gonneville-la-Mallet est créé en 1633. On y vend des draps, du blé et des fils pour la dentelle.

 

Les manoirs et châteaux du pays de Caux


Manoir de Rouelles, Colombier

Un manoir est la demeure d'un seigneur, en principe non fortifiée. Après la guerre de Cent Ans, les maisons seigneuriales n'ont plus besoin de remparts et de tours. Les progrès de l'artillerie rendent caducs les ouvrages de fortification. La paix et la prospérité retrouvée après 1450 donnent la possibilité de reconstruire des manoirs qui utilisent les matériaux locaux (silex, calcaire) et se laissent influencer par la Renaissance.

La plupart des manoirs normands disposent dans leur cour d'un colombier. D'après l'analyse des historiens locaux, on recense 635 colombiers dans les arrondissements de Dieppe, du Havre et de Rouen. La majorité sont circulaires et en dur. Les plus rares sont polygonaux et à colombages.

Manoirs des XVe-XVIe siècles :

* Manoir de la Bouteillerie, Rouelles, Le Havre, 1531, colombier de 1631
* Manoir Dubocage de Bléville, Dollemard, Le Havre, 1516
* Manoir d'Harquebosc, Harfleur-Beaulieu
* Exemple de monument de la renaissance normande : Château d'Ételan à Saint-Maurice-d'Ételan (Canton de Lillebonne)
* Manoir de Reauté, entre Octeville-sur-Mer et Montivilliers, tient son nom d'une famille du XVIe siècle. Manoir contemporain de François Ier.

 
Rangée de hêtres autour d'un clos-masure dans le Pays de Caux

* Château d'Éprémesnil, Éprémesnil, 1596, colombier (il faut noter que le fief d'Éprémesnil est répertorié sur la table de 1503 mais le château bombardé en 1944 date du XIXe siècle. Il devait préexister un manoir et peut-être même un fief primitif (bas Moyen Âge) à proximité du moulin de Tauvais)
* Manoir du Grand Clos, XVIe siècle
* Manoir de Séntitot, Bévilliers, 1528 : manoir en briques et pierres, avec des sculptures renaissantes. Le fief de Bevilliers appartenait à Louis de Richebourg et Jehanne Viennens. En 1624, un temple protestant était construit derrière le manoir.
* Manoir du Petit col Moulins, XVIe siècle, colombier
* Manoir de Vitanval, Sainte-Adresse, première moitié du XVe siècle, colombier. Il s'agit d'un manoir à pans de bois avec un escalier installé dans une tourelle en saillie. En 1563, le connétable de Montmorency y a séjourné.
* Manoir d'Estouteville, aux Loges, construit au XVe siècle par Guillaume d'Estouteville, archevêque de Rouen en 1453.

 
Pays de Caux


 

Où commence le Pays de Caux ?
par
Georges Dubosc
~*~
Où commence et où finit le pays de Caux ? Où est-on Cauchois, où cesse-t-on de l'être ?

Voilà une question très curieuse, souvent soulevée, et qu'un de nos concitoyens, M. Georges Le Carpentier, licencié ès lettres, qui s'est particulièrement consacré aux études historiques et géographiques, traite dans une étude très complète, très documentée, sur le Pays de Caux, qui se présente avec l'approbation de l'éminent géographe, P. Vidal de la Blache.

Ou commence le pays de Caux, qui, à tout prendre, est plutôt une dénomination historique, ethnique qu'une unité géographique ?

Il est bien certain, par exemple, que topographiquement, géologiquement, s'il diffère du pays de Bray, si particulier, le pays de Caux, comme composition minéralogique, et même au point de vue physique, se confond avec le Vexin.
  
En réalité, le pays de Caux tire son origine de ces vieux états gaulois, de ces civitates qui, suivant Fustel de Coulanges, se sont perpétués jusqu'à nous, avec leurs noms, leurs limites et leur existence morale.

Le pays de Caux, c'est le pays des Calètes, rattaché tout d'abord à la Belgique, puis à la Lyonnaise.

Mentionnés, avec des variantes, par Pline, par César, dans son Histoire de la guerre des Gaules, les Calètes occupaient, suivant Strabon l'embouchure de la Seine, et suivant Ptolémée, « la rive septentrionale de la Seine, avec Juliobona, Lillebonne pour capitale ». Peut-être même antérieurement leur capitale était-elle à Harfleur, Caracotinum, ou M. Naëf fit de si curieuses découvertes.

Etaient-ils nombreux ? On peut le penser, car, à l'appel de Vercingétorix, lors du soulèvement de la Gaule, ils avaient envoyé 6.000 hommes à l'armée fédérale, tandis que leurs voisins, nos ancêtres rouennais, les Véliocasses, avaient envoyé 3.000 combattants. Ils se battirent, du reste, héroïquement, et même après la chute d'Alesia, ils furent de ceux qui, avec les Bellovaques, de Beauvais, résistèrent encore les armes à la main.

A plusieurs reprises, on les trouve mentionnés, notamment dans la liste des soixante cités ou civitates de la Gaule chevelue, qui figurent au Concilium de Lyon, et parmi les soixante cités d'Auguste. Les Calètes sont ainsi indiqués : CALÈTES : Civitas CaletumJuliobona. Leur nom ne figure pas cependant dans la Notice des Provinces, parce qu'à cette époque, il semble avoir été fondu avec les Véliocasses, avec les Rouennais de la civitas Rothomagensis.

Quelles étaient au juste les limites du territoire de ces Calètes, de ces primitifs Cauchois

Au Sud et à l'Ouest, où le cap de La Hève portait alors le nom de Chef de Caux, de Groin de Caux, c'était la mer. Mais à l'Est ? Grâce aux découvertes de l'archéologie et par l'étude dés forêts, on peut la déterminer. Pour M. Léon de Vesly, cité par M. -G. Le Carpentier, la limite des Calètes et des Véliocasses, était tracée par la vallée de la Sainte-Austreberthe, où se trouve l'ancien oppidum de Varengeville, et, en traversant le plateau, par la ligne des oppida ou des mottes de Varneville, de Bretteville, d'Heugleville, d'Auppegard, allant rejoindre la vallée de la Scie jusqu'à Varengeville-sur-Mer, qui défendait l'entrée de la vallée sur la Manche.

D'autre part, suivant M. Samson, c'étaient souvent les forêts qui servaient de frontières aux civitates gauloises, sortes de marches et de zones neutres qui séparaient les peuplades. Or, il existe une zone forestière de ce genre à peu près ininterrompue entre la Seine et la Manche. Elle commençait par la forêt de Roumare, se continuait par la forêt de Silveison, aujourd'hui notre Forêt-Verte, et se prolongeait jusqu'à la mer, par la forêt d'Eawy. Ce rideau forestier était limité à l'Ouest par la Sainte-Austreberthe et la Scie, le long desquelles courait la ligne des oppida gaulois. Les deux conclusions se corroborent : le pays de Caux primitif, le territoire des Calètes, était limité par la Sainte-Austreberthe, la Scie et une ligne qui, passant par Varneville et Bretteville, rejoignait les sources des deux rivières.

Telle était alors la limite de la civitas calète, qui ne subit pas de modifications pendant les trois siècles qui suivirent la conquête romaine, jusqu'au jour où Juliobona, incendiée et détruite au IVe siècle par les pirates saxons, disparut, remplacée par Rothomagus, ou Ratumacos, par Rouen, qui donna alors son nom à toute l'ancienne civitas gauloise agrandie.

Un point particulièrement curieux, c'est que, depuis la véritable délimitation du pays de Caux à l'époque gauloise, jamais aucune des circonscriptions successives données à cette région, n'a eu les mêmes limites.

A l'époque mérovingienne, capétienne ou même normande, le pays de Caux formait ce qu'on appelait un pagus, une sorte de grand arrondissement, le pagus Caletus, le pagus de Caux. Eh bien, ce pagus n'a jamais eu les anciennes limites du pays de Caux de l'époque gauloise ! Pendant un temps, il n'a compris que les parties occidentales et septentrionales, la pointe de la presqu'île et la côte de la Manche.

A un autre moment, il a été absorbé par deux autres, pays ou pagus : le Talou, toute cette région entre Dieppe et Le Tréport dont, la ville d'Eu semble avoir été la capitale, et par le Roumois, le pagus Rodomensis, dont le nom n'a été conservé qu'à une partie du département de l'Eure, mais qui comprenait alors les environs de Rouen, tout ce qui forme à peu près actuellement l'arrondissement de Rouen.

Quand l'ancienne Normandie rentra dans le domaine de la Couronne, en 1204, Philippe-Auguste s'empressa de diviser tout le pays en bailliages. Le Bailliage de Caux, ainsi que nous l'indique M. Georges Le Carpentier, reprit tout d'abord les limites de l'ancien Pagus Caletus, tel qu'il était constitué sous les ducs normands, c'est-à-dire comprenant les deux divisions ecclésiastiques : l'archidiaconé du Grand Caux, englobant la région havraise jusqu'à la Durdent, et l'archidiaconé du Petit Caux, limité par la Durdent d'un côté et jusqu'à la Scie de l'autre côté.

Mais d'autres bailliages royaux vinrent s'adjoindre au bailliage de Caux, et augmenter ses limites. C'est le bailliage de Neufchâtel, cité dans un Cartulaire normand en 1214 et en 1219 ; c'est le bailliage d'Aumale en 1238, et enfin celui beaucoup plus important d'Arques en 1204. C'est seulement sous Saint Louis, vers le milieu du XIIIe siècle, que le bailliage de Caux prit définitivement le nom du pays, dont il englobait la totalité, sauf les bailliages voisins, de Rouen et de Gisors. Chose curieuse, jusqu'à l'annexion des bailliages d'Arques, de Neufchâtel et d'Aumale, le bailliage de Caux n'avait pas été désigné sous le nom géographique, mais par le nom des fonctionnaires qui l'administraient « Bailliage de Richard de Bléville », par exemple, ou « Bailliage de Geoffroy la Chapelle ». Tout au plus, après ce nom, ajoutait-on, in Caleto « en Caux ».

Quoi qu'il en soit, avec ces nouvelles limites, le bailliage de Caux comprenait dans sa partie Nord des régions qui n'avaient jamais fait partie de l'ancien pays des Calètes, tandis que la partie Sud-Est de l'ancienne civitas gauloise était exclue du bailliage de Caux.
  
Rien donc de plus arbitraire, de plus contraire aux origines du pays de Caux véritable, que ces nouvelles limites du bailliage. Ce sont elles cependant qui ont été données la plupart du temps par tous les géographes ayant traité du pays de Caux, et c'est encore ainsi que, de nos jours, on le détermine dans nombre d'ouvrages contemporains. C'est un peu la faute d'un excellent écrivain du XVIIe siècle, Toussaint-Duplessis, qui, dans sa Description de la Haute-Normandie, a ainsi fixé les limites du pays de Caux. « Entre la Bresle et l'embouchure de la Seine, a-t-il écrit, étaient anciennement situés les peuples de la Gaule que César nomme Caleti. L'espace qu'ils occupaient porte aujourd'hui le nom de pays de Caux ». Et il ajoute qu'autrefois on appelait les habitants du pays de Caux, les Caillots et les Caillettes. Il ajoute même que c'est là l'origine de Gonfreville-la-Caillot, et que c'est à tort que la puissante famille des seigneurs de ce pays, les Le Tot de Varneville, avaient mis dans leurs armes « trois têtes de cailles arrachées ».

A son ouvrage, Toussaint-Duplessis joignit la carte du pays de Caux, qui est également celle du bailliage. En effet, on y voit que le pays de Caux est borné, depuis la Bresle, par une ligne sinueuse passant par Blangy, Hodeng, Fouilloy, Gaillefontaine, Gournay, Croisy, côtoyant le périmètre du Vexin, puis, remontant par La Ferté-en-Bray, Sommery, Saint-Saëns, Bellencombre, Saint-Victor, Thibermesnil, Panneville, Bouville, Limésy, Pavilly, Saint-Pierre-de-Varengeville, pour finir à Hénouville près de Duclair.

Thomas Corneille, qui connaissait bien le pays, et qui ne manque jamais dans son Dictionnaire géographique, d'écrire la mention « dressé sur les lieux », donne aussi au pays de Caux « en latin, dit-il, Caletensis ager », des limites à peu près semblables, toujours d'après les limites du bailliage. « Il est situé, dit-il, entre la Seine, l'Océan, la Picardie, le pays de Bray et le Vexin normand ». On voit cependant que, contrairement à Toussaint-Duplessis, il ne comprend point dans le pays de Caux, le pays de Bray, auquel il consacre un article spécial. Il ajoute cependant que « sa plus grande largeur est de 16 lieues, depuis la banlieue de Rouen, jusqu'à la ville d'Eu ou du Tréport ». André Duchesne, dans sa Description des villes et provinces, était aussi tombé dans la même erreur, de même que de nos jours, Houël, dans ses Annales des Cauchois.

Meilleur géographe que ces érudits, le médecin rouennais Lepecq de la Clôture, qui a donné une topographie médicale, - souvent attaquée du reste, - du pays de Caux, dans son Traité sur les maladies épidémiques, a nettement retranché du pays de Caux, tout le coin compris entre Dieppe et la Bresle, toute la vallée d'Arques et le pays de Bray. Bien qu'ils aient la même coutume que les Cauchois, il constatait que les moeurs, les habitudes, la constitution de ces habitants différaient sensiblement.

Comment, après cela, nos géographes n'auraient-ils pas reproduit les délimitations données par Toussaint-Duplessis ? C'est le cas de Vivien de Saint-Martin dans son Dictionnaire géographique, qui comprend, dans le pays de Caux, « les arrondissements du Havre, d'Yvetot et de Dieppe » ; de Baudrillart, dans la France agricole, qui y comprend, en plus, les cantons de Buchy, Clères, Maromme, Duclair, Pavilly et de Saint-Saëns. Joanne, Passy appellent aussi le Petit Caux, toute la partie entre Dieppe et le pays de Bray, ce qui ne concorde nullement avec les limites de l'ancien archidiaconé, qui portait cette dénomination et ne comprenait que les doyennés de Canville, Brachy et Bacqueville. Comme l'a dit avec raison l'abbé Cochet : « C'est une terre plus picarde que normande », où les habitants n'ont ni le même parler ni les mêmes coutumes que les Cauchois. Quant à Reclus, il indique que le pays de Caux est limité par l'Andelle, faisant ainsi bon marché du Vexin normand.

Comme on le voit, la question, d'après les géographes, est assez obscure, et il reste autour du véritable pays de Caux, circonscrit à l'ancienne civitas calète, des zones et des pays intermédiaires, des sortes de marches ou d'états-tampons, comme on dit aujourd'hui, assez mal définis.
   
Pour le délimiter plus strictement, M. Georges Le Carpentier, dans son intéressant mémoire, indique qu'il faut s'en rapporter, au dire même des habitants, appelés à trancher ce problème ethnique. Ainsi, les habitants des cantons de l'Est de Dieppe diront en parlant de ceux qui sont à l'Ouest : « Vous autres Cauchois » et ceux-ci leur répondront : « Vous autres Picards ». De même, dans la région entre la vallée de Bray et la limite occidentale de la forêt d'Eawy, où les habitants, dit-il, ont le parler bref des Picards, mais ne se considèrent pas comme Cauchois. Le canton de Buchy, une partie de celui de Clères jusqu'à Cailly, le canton de Maromme, toute la partie du canton de Duclair, sur la rive gauche de la rivière de Sainte-Austreberthe, ne sont pas Cauchois. Ce sont des restants, des souvenirs de l'ancien pagus Rodomensis, ou pagus du Roumois.

Reste la région entre la Varenne, la rivière de Cailly jusqu'à Monviile, Barentin, la Sainte-Austreberthe et la Scie, qui comprend une partie du canton de Tôtes, de Pavilly et de Clères. Est-on là dans le pays de Caux ? Des communes, Saint-Victor, Montreuil, portent encore souvent l'appellation de « en Caux », Longueville l'a porté au XVIIIe siècle. Malgré cela, M. G. Le Carpentier ne croit pas qu'on soit là en plein pays de Caux, parce que cette région n'est qu'un essart de l'ancienne forêt gauloise formant la limite de l'ancienne civitas calète.

Pour lui, le pays de Caux incontestable et incontesté, ne commence qu'au delà de la Scie et de la Sainte-Austreberthe et ne comprend que le plateau. Il a des doutes pour les populations riveraines de la Seine, et pour celles de quelques valleuses de la Manche, Yport, par exemple, où il reconnaît une population méridionale immigrée. Il pourrait ajouter le Pollet et Quillebeuf, où un parler zézayant, des costumes spéciaux, ont semblé indiquer une colonie vénitienne ou italienne.
   
Mais sur quoi se base cette définition et cette détermination des Cauchois par eux-mêmes ?

Est-ce sur un caractère ethnique, anthropologique ? Dans sa Géographie de la Gaule à l'époque romaine, Abel Desjardins avoue qu'il est à peu près impossible de déterminer les caractères particuliers des peuplades gauloises, en dehors de certaines généralités. Malgré toutes ses recherches sur les types de la femme calète, grande, sèche, un peu plate, qui aurait rappelé le type l'Anglaise, sans poitrine et sans appas... callipyges - « Ils n'en ont pas en Angleterre », comme disait si drôlement Maurice Donnay, - de Mortillet n'est point arrivé à fixer le type de la femme calète. Tout au contraire, Posidonius, d'après Athénée, réhabilite les Cauchoises, en disant qu'elles étaient grandes et belles. Un autre ajoute qu'elles ont de longues jambes, et Timagène raconte qu'elles excellaient dans les batailles à coups de poing et à coups de pied, où leurs bras forts faisaient merveille.

A défaut de détermination ethnique, M. Georges Le Carpentier estime que « le Cauchois se reconnaît à un ensemble de particularités qui le distinguent, plutôt qu'à une particularité déterminée. ». Ce qui différencie surtout le Cauchois de l'habitant des régions voisines, c'est son langage, c'est sa prononciation. Là-dessus, le père Malandrin ne se tromperait pas et répondrait hardiment : « C'est un Cauchois » ou : « Ce n'est pas un Cauchois ! » Les Cauchois se reconnaissent donc, conclut M. G. Le Carpentier, « au patelin ». De cette unité morale des Cauchois jusqu'en 1789, il a existé un monument vivant et caractéristique, c'était un droit spécial, la Coutume de Caux, citée par Thomas Corneille et par Houard. Supplantée en certains endroits par la Coutume de Normandie, elle avait été conservée sur le plateau, prouvant que les Cauchois étaient plutôt des Gaulois, des Calètes, que des Normands !...

Il y aurait bien encore à signaler un des caractères du pays de Caux... C'est qu'il est un des pays les plus plantureux, les plus féconds en bonnes choses et en braves gens. Mais cela, un bon poète de l'ancien temps, Sarasin, le normand Sarasin, l'a dit en fort bons vers :

Cailles y vont dans le plat dix à dix,
Et perdreaux tendres comme rosée !
Le fruit y pleut, si que c'est chose aisée
De le cueillir se baissant seulement.
Poissons en beurre y nagent largement ;
Fleuves y sont du meilleur vin d'Espagne
Et tout cela fait dire hardiment :
Le pays de Caux est pays de Cocagne !

Et malgré tout le talent que M. Le Carpentier a mis dans son intéressante monographie du pays de Caux, c'est peut-être la description du poète qui restera la plus vraie !...
.

GEORGES DUBOSC

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L’architecture traditionnelle du Pays de Caux

25 Janvier 2009 , Rédigé par jr Publié dans #pays de caux

Les habitations de la ferme :

La chaumière à pan de bois :

 Habitation originelle du « clos masure », cette construction à pan de bois, torchis et, initialement couverte en chaume, présente un volume très allongé. L’aspect de ses façades se caractérise par le rythme très serré des colombes verticales. Ce type de colombage, propre au pays de Caux, est dit « Rouennais ». A l’intérieur, les principaux espaces de vie sont liés à la cheminée et occupent toutes la largeur de la construction. Quand aux combles, lieu de stackage du grain notamment, ils sont accessibles par un ou deux escaliers intérieurs situés près des pignons ou extérieur et protégés par une queue de geai.

La demeure des grandes exploitations :

 A partir du XVIII ème siècle, sur ces terres très fertiles du plateau, les riches exploitants se font construire une nouvelle demeure. Implantée au cœur du clos masure, mise en valeur par un portique d’entrée maçonné et une longue allée centrale, cette construction a pour vocation de se démarquer de l’activité agricole. Sur le modèle de la maison bourgeoise de ville, la perfection esthétique est recherchée. A travers laz qualité de mise en œuvre des matériaux et la symétrie des volumes, des ouvertures, des lucarnes et des souches de cheminées, l’habitation n’exprime plus les usages liés à l’activité des maitres des lieux mais simplement leur richesse. A l’intérieur, on retrouve un plan qui se veut symétrique avec les pièces principales réservées à la famille.

Les annexes de la ferme :

La grange à bâttière :

cache-468x400_N-06-1741web-468x400.jpg Conçue pour le stockage et le battage des gerbes au fléau, la grange à bâttière est une construction du XVIIIème siècle. Les gerbes de blé et d’avoine, récoltées lors de la saison estivale, étaient mises en réserve dans les parties latérales de la grange. Le battage s’effectuait en hiver lorsque les travaux agriciles étaient terminés en plaine. A partir du XIXème siècle, dans les fermes les plus importantes, un manège est construit, adossé à la grange. Ce bâtiment de forme hexagonale (plus rarement ronde ou carrée) permet un battage mécanique du blé. Enfin, courant XXème, après le remplacement de l’énergie animale par la vapeur, l’arrivée de la batteuse à roue permet le battage à l’extérieur : la grange retrouve sa fonction unique de stockage ou sert de remise après de nouvelles transformations.

Le colombier :

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Marque du fief seigneurial, à la valeur symbolique forte, le colombier sert à abriter les pigeons du domaine. De forme circulaire ou octogonale, il est construit en pierre, brique ou silex. A l’intérieur, la partie haute est tapissée de boulins, sortes de niches construites en argile. L’homme accède à ces nichoirs par une échelle tournante caractéristique.

L’entrée du clos :

Le portail ferme l’entrée du clos masure et protège la vie privée. Fait d’une barrière à latte en chêne à deux vantaux et deux piliers maçonnés, le jeu de dessin des matériaux et des couleurs valorise la propriété. Au pied des piliers, deux longues pierres de grès chassaient les roues des charriots et charrettes pour préserver l’ouvrage.

Bibliographie :

- Exposition "Paysages et architectures traditionnelles en Seine-Maritime - CAUE 76 - février 2007.

 

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Vivre d’herbe et d’eau fraiche: un exemple concret de décroissance

24 Janvier 2009 , Rédigé par jr Publié dans #pays de caux




Ce qui manque à la décroissance, ce sont des expérimentation concrètes qui montreraient qu’elle est un système économiquement, socialement et écologiquement viable. Le véritable modèle de la décroissance c’est l’économie de l’économie. Au cours d’une étude dans le pays de Caux en Normandie, nous avons avec plusieurs amis developpé un projet agricole où moins produire veux dire mieux vivre à tout point de vue.

Le pays de Caux et l’élevage laitier

La Normandie est une région d’élevage, il y pousse parmi les plus beaux pâturages de France. La conjonction d’une bonne pluviométrie et de températures douces toute l’année permet la pousse de prairies d’une qualité exceptionnelle. En lien avec cet agro-écosystème particulier, la vache Normande est connue pour ses excellentes qualités laitières et ses aptitudes maternelles. Assez rustique, elle produit un lait de haute qualité, qui permet l’élaboration de fromages qui sont exportés aux quatre coins du monde. Le pays de Caux, auquel nous allons nous intéresser, est plutôt resté fameux pour son beurre et sa crème, même si aujourd’hui cette activité sous son aspect traditionnel a pratiquement disparu.

home_cow-nbLa vache Normande - Image d’Épinal du Mont Saint Michel

Le pays de Caux est formé d’un plateau crayeux, donnant directement sur la Manche. Ce bord de mer magnifique est bordé de remparts blancs, où la mer lance chaque jour ses assauts. La côte d’albâtre est le nom de la ligne de front où la terre et l’eau s’affrontent depuis des siècles. Sa tête de pont la plus célèbre est la fameuse falaise d’Etretat qui se tient fièrement contre vents et marées. Ce plateau est parcouru du Sud au nord par des rivières qui ont creusées quelques vallées à fond plat sur une centaine de mètre.

la-cote-dalbatre-panormiqueLa côte d’albâtre

Aujourd’hui, sur les plateaux qui surmontent cette vallée, on trouve pour simplifier de grands cultivateurs de pomme de terre (les patatiers) et des éleveurs, laitiers pour la plupart. Traditionnellement, l’habitation est le clos-masure entouré de ses haies de hêtres et accueillant en son sein potager, verger, mare, maison et bâtiments agricoles. Cette particularité paysagère trouve sa source dans la possibilité d’isoler une partie des terres de la pâture commune, autrefois pratiquée. Avec l’arrivée de la mécanisation et de l’agrandissement des parcelles tout au long de la deuxième moitié du XX siècle, les haies ont été démembrées pour laisser peu à peu un paysage d’openfield (champ ouvert) où l’arbre s’est fait de plus en plus rare. Ce phénomène a certes apporté des niveaux de productivité très élevés, mais a eu également comme conséquence, en dehors du fait de faire perdre à cette région son aspect typique avec ses talus Cauchois, de provoquer des problèmes écologique graves.

L’histoire du pays de Caux

Le système laitier traditionnel comptait de petites exploitations, souvent en fermage des châtelains qui avaient fait fortune dans l’industrie drapière. L’activité laitière, essentiellement organisée autour de la race normande et des pâturages produisait du beurre et de la crème. Les paysans disposaient d’un cheval pour la charrue, qui était apparue dans cette région de manière précoce. L’assemblage de tous ces labours faisait un paysage de “champs ouverts et morcelés” pour reprendre l’expression de Marc Bloch. Les pentes des bassins versant étaient, du fait de leur difficulté d’accès et donc de labourage, laissées à la foret. Par le morcellement des parcelles et des labours, par la couverture forestière des flancs de vallées et la présence massive de l’arbre dans les talus qui bordaient les clos-masure, les pluies qui tombaient en abondance, en particulier pendant l’automne, étaient contrôlées et on avait jamais vu une inondation dans les vallées, là où se concentrait l’essentiel des bourgs.

La situation actuelle

Aujourd’hui, une exploitation agricole laitière typique de cette région est constituée d’un troupeau d’environ 50 vaches laitières (Normandes et Prim’Holstein), d’une trentaine d’hectares de prairies permanentes qui entoure le clos-masure. La culture du lin et la betterave sucrière restent des cultures de rente importantes, surtout le lin, culture typique de cette région.

Le maïs, introduit dans les années 70 et remplaçant les prairies temporaires, est désormais inclus dans la sole de ces éleveurs. Ce fourrage permet d’effectuer un ensilage hautement énergétique et facilement conservable à portée des étables, ce qui augmente ainsi notablement la production laitière des vaches qui en sont nourries. De même, l’introduction du soja outre-atlantique dans la ration des bovins, apporte un complément protéique et énergétique qui fera cracher du lait aux pis à quatre pattes. En parallèle, et à l’image de toute l’histoire agricole française, la course à la productivité est féroce et les disparitions des agriculteurs les moins performants provoque l’exode rural et l’agrandissement des exploitations et des parcelles. On voit donc apparaitre de très grands champs labourés dans le même sens, des cultures de maïs jusque sur les pentes des bassins versants, là où il y avait autrefois plus souvent l’arbre. Ce même maïs, laisse les champs nus lorsque les intenses pluies automnales arrivent. Enfin, l’intensification en intrant de la production agricole affaiblie la structure du sol qui en devient ainsi plus sensible à l’érosion. Tout ces phénomènes conjugués provoquèrent de nombreuses inondations et des coulées de boues. En effet, de longs labours dans le même sens sont des autoroutes où l’eau de ruissellement acquière une grande vitesse et emporte du sol. La disparition de l’arbre, naturel stabilisateur de sol et grand puiseur d’eau a augmente encore plus le phénomène. Enfin, un sol nu sur les pentes où arrivent ces eaux chargées de terre et qui n’ont rencontrés que peu d’obstacle expliquent l’ampleur de la perte de sol par érosion. Les agriculteurs ont vu alors “les pierres monter à la surface” de leurs champs sans réaliser que c’était leur sol qui foutait le camp…

Houston, on a du Maïs

Lorsque nous sommes arrivés dans cette zone, les collectivités locales ne pouvant remettre en cause le système productiviste, pratiquaient la technique du rafistolage pour éviter les phénomènes visibles des coulées de boues, le sommet de l’iceberg. Avec un succès limité, et à grand frais de bétonnage pour contrôler les couloirs majeurs d’écoulement, on tentait de calmer les caprices éternels de la nature.

mais2Zea Mays

Certains agriculteurs, parmi les plus engagés, pratiquent aujourd’hui une agriculture différente. Conscient de certain des problèmes cités ci-dessus et décidé à y faire quelque chose, ils se sont lancés il y a quelques années dans un système entièrement herbagé: plus de maïs, plus de soja. L’herbe a plusieurs avantages énormes, elle couvre d’abord le sol toute l’année, limitant ainsi l’érosion, fournit une alimentation de très bonne qualité pour les vaches qui fournissent en retour du lait particulièrement riche.

Problème, sans maïs, les niveaux de productivité sont beaucoup plus faibles en terme de litres de lait traits par vache. Donc qui dit moins de production, dit moins de revenu. Pas viable, point!

Produire moins pour vivre mieux

Persuadé également de cette logique implacable, notre frêle groupe d’élèves ingénieur que nous étions alors décida quand même (quel toupet!) d’évaluer concrètement l’efficacité économique de ce système où les vaches seraient nourries simplement à l’herbe, comme ça, juste pour voir…

Après moult calculs, les étonnants résultats arrivèrent. Un agriculteur gagnerait 10 000 Euros de plus par an en oubliant maïs et soja pour se mettre à l’herbe. Tout simplement, les économies gagnés en moindre consommation de maïs et de soja (chèrement importé du brésil) compensent largement les pertes en moindre production de lait. Ce bénéfice économique est a ajouter aux bénéfices difficilement mesurables, de vaches qui sont en meilleur santé car nourries avec une alimentation plus en accord avec la physiologie de la vache, de moindre érosion et de moindre travail.

Mais pourquoi un tel système n’est-il pas plus développé? Il y a pour cela plusieurs raisons. Tout d’abord, le résultat principal de cette étude est en totale opposition avec au moins un demi-siècle d’idéologie du productivisme où plus c’est toujours mieux. Pour beaucoup d’agriculteurs, il est contre intuitif de se dire que produire moins c’est gagner plus d’argent. Il est vrai que l‘économie de l’économie est encore loin d’être la règle. De plus, dans cette région, les institutions n’appuient pas ce genre d’initiative, où l’idéologie du productivisme et le lobby très puissant du maïs sont bien implantés. En conséquence, les agriculteurs trouvent également peu de techniciens qui sauraient les informer sur la bonne gestion des pâturages (équilibre entre les différentes espèces introduites, fertilisation, sur-semis…). Enfin, l’herbe n’étant pas soutenue par la PAC, au contraire du maïs qui est lui subventionné, le système herbagé, s’il est plus autonome, semble pour beaucoup d’agriculteurs un pari aventureux.

Conclusion

Pour moi, cette étude fut une vraie découverte, celle qui consistait à prouver que des modes de productions qui s’échappent du toujours plus peuvent être rentables et écologiques. Une politique publique de la décroissance est donc possible en appuyant ce type de changement. Si une moindre consommation signifie de meilleurs revenus, il est naturel que les producteurs s’y orientent. De mes expériences au contact des agriculteurs, je tendrais à croire qu’ils seraient les premiers ravis de ne plus être vu comme des pollueurs qui détruisent et méprisent la nature. Les publicitaires ne seraient aussi plus obligés de mentir, car les vaches seraient effectivement nourries à l’herbe.

Un autre résultat majeur est celui de constater que ces systèmes efficaces ne sont plus intensifs en intrants, mais en connaissance. L’économie de l’économie est une question de savoir-faire bien sur, mais aussi d’autonomie par rapport au savoir (observer, analyser, comprendre, résoudre). Il est clair que nos agriculteurs aujourd’hui ne sont pas choisis dans ce but, la société se contentant de travailleurs qui appliquent les systèmes techniques décidés par le haut.

Un dernier point qui est important également, est de savoir qu’en plus d’être un développement qui est positif au niveau de l’économie d’une exploitation individuelle, un tel projet correspond à un bénéfice net pour l’intérêt général de la nation.

Pour ceux qui aimeraient aller plus loin, je tiens à dire que cette étude, avec tous les détails techniques et économiques, est à libre disposition ici. On trouvera aussi des histoires semblables dans les livres d’André Pochon, un agriculteur breton qui après avoir réalisé les dérives du productivisme n’a cessé d’en montrer les contradictions et de proposer des alternatives. Enfin, sortira en Janvier un film documentaire “herbe” sur ces pratiques décrites plus haut. On y retrouvera notamment l’ami Pochon.


http://jardinons.wordpress.com/2008/11/23/decroissance-herbagere-en-pays-de-caux/

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Le Pays de Caux

13 Janvier 2009 , Rédigé par jr Publié dans #pays de caux

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