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clextral

14 Avril 2013 , Rédigé par jr Publié dans #innovation

Clextral veut révolutionner la technique de séchage des poudres de lait
Par Denis Meynard | 06/03 | 07:00

Le fabricant d'équipements industriels avait déjà inventé la machine à faire les cracottes.

A l'approche de la fin des quotas laitiers, l'entreprise de Firminy (Loire) a mis au point et fait breveter une technologie de rupture sur le marché de la fabrication d'équipements de séchage de protéines de lait à forte valeur ajoutée. « Notre procédé modifie les caractéristiques des poudres qui vont se dissoudre mieux et plus vite lors du retour en phase aqueuse », explique son président, Georges Jobard.

Déjà, à la fin des années 1960, ce fabricant d'équipements industriels avait détourné son savoir-faire dans la fabrication de tubes et profilés en PVC au profit de l'agroalimentaire. Il avait ainsi conçu pour BSN les machines servant à fabriquer ses premières cracottes, avant de s'intéresser aux céréales du petit déjeuner.

En 1988, pour la Banque de France, il crée les machines qui, aujourd'hui encore, fabriquent le papier fiduciaire sur lequel sont imprimés les billets de banque. Un domaine où l'entreprise revendique la position de leader mondial, tout comme celui des lignes servant à fabriquer la semoule de couscous…

L'alimentation humaine et animale est devenue le premier débouché de la filiale de Legris Industries qui compte 275 salariés et dont les équipements fonctionnent dans 88 pays. Elle affiche sur 2012 un chiffre d'affaires de 62,5 millions d'euros (+ 29 %), réalisé pour 81 % à l'export.

Création d'une unité pilote à Rennes

La nouvelle machine capable de révolutionner la fabrication de poudres de lait a été développée depuis 2009 dans la région de Melbourne, avec des partenaires néo-zélandais et australiens. Mais le procédé EPT (Extrusion Porosification Technology) n'a pu trouver de prolongement industriel du fait d'un changement de management et de stratégie du groupe Murray Goulburn, premier transformateur laitier d'Australie.

Le groupe français a décidé d'engager une recherche active de partenaires pour créer dans les prochains mois un consortium réunissant les 4 millions d'euros nécessaires à l'installation d'une unité pilote sur l'Agrocampus Ouest de Rennes, où est présent l'Inra, au coeur de la production laitière française. « Une technique qui permet un coût d'exploitation et une consommation énergétique de 20 à 40 % inférieure à ce que l'on utilise habituellement », explique Gilles Maller, vice-président de Clextral.

Denis Meynard, Les Echos
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