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100.000 hectares en 2012

6 Juillet 2010 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Beigbeder, hussard à la conquête de l’Ukraine

Avant d’investir en Amérique du Sud, Charles, frère aîné du romancier, Frédéric, veut doubler à 100.000 hectares en 2012 la taille de son empire dans l’ex-république soviétique. 

Avec ses faux airs de Largo Winch, on s’imaginerait Charles Beigbeder visitant ses kolkhozes ukrainiens en hélico, n’y passant que quelques minutes avant de repartir pour une destination secrète. Perdu! C’est en minibus qu’il se rend, avec son équipe, dans la ferme de 8000 hectares de Gloukhov, à 350 km de Kiev, écoutant, questionnant, prenant le temps de prendre en photo les champs de blé avec son portable.

Pourtant, comme le héros de bandes dessinées, Charles Beigbeder conduit ses affaires au pas de charge, hussard à la conquête de l’Ukraine. «Son regard extérieur lui permet d’entreprendre des choses impossibles à nos yeux. Il fonce sans arrière-pensées. Croître de 45.300 hectares en trois ans en Ukraine, avec une petite équipe, pour nous, c’était inimaginable!», explique son homme de terrain, Charles Vilgrain, jeune président du directoire d’AgroGénération qui loue désormais les terres de six kolkhozes en Ukraine. Charles Beigbeder en est, avec son associé Alain Mallart, actionnaire de référence. Ils misent sur la hausse nécessaire de 70% de la production agricole prévue par la FAO, pour nourrir la population mondiale d’ici à 2050.

Rien n’est trop beau pour conquérir le grenier à blé de l’Europe sous-exploité: dans la cour du kolkhoze de Gloukhov un énorme Case-IH Steiger articulé, huit roues, 535 chevaux, illustre la démesure de l’exploitation de 8000 hectares. Avec son réservoir de 1000 litres, il peut tourner inlassablement en «trois-huit» pendant les moissons. «L’effet de taille est l’une des clés du succès, assure Alexandre Joseph, directeur financier d’AgroGénération. Le parc motorisé est en moyenne quatre fois plus important qu’en France, mais la superficie 100 fois supérieure.»

Ces fermes n’ont pas été choisies au hasard. L’hygrométrie optimale coïncide avec les très fertiles terres noires, le tchernoziom, dont la couche d’humus est si épaisse qu’elle dispense des coûteuses installations d’irrigation. À Gloukhov, pas de profonds sillons: des disques griffent la terre. Cette méthode plus douce pour l’écosystème est également bonne pour les comptes : «Les économies de carburants et de produits phytosanitaires réalisées permettent une amélioration de 30 à 50% de la marge», assure Alexandre Joseph. «L’optimum est à 53 quintaux équivalent blé à l’hectare», précise Charles Beigbeder. Aujourd’hui, les exploitations sont proches de 43 quintaux, soit près de l’équilibre financier.

 

Pas d’impôts sur les sociétés agricoles

 

Depuis le début de l’aventure, l’ensemble des activités a nécessité un investissement total de 30 millions d’euros (Silo, matériels…). Les analystes espèrent un bénéfice pour le quatrième exercice, en 2011. Pour l’exercice en cours le groupe ne devrait pas être si loin de l’équilibre. Particularité locale: en Ukraine pas d’impôts sur les sociétés agricoles, ni de TVA. Pour s’implanter, AgroGénération s’est appuyé sur l’expérience du groupe agri-industriel français Champagne Céréales auquel il vend désormais sa production d’orge.

Les risques sont réels: quatre gardes protègent matériel et récoltes. Les GPS servent non seulement à optimiser l’utilisation des engrais, mais aussi à suivre le matériel à la trace. Pour fidéliser ses 350 salariés, AgroGénération offre les plus hauts salaires de la région (250 à 500 euros), alors que le salaire agricole moyen est de 180 euros.

L’entreprise soigne ses relations avec les 2800 bailleurs des parcelles exploitées. Presque tous sont payés en nature avec des céréales (750 kg) qui leur permettront de nourrir ensuite les animaux. Mais déjà Charles Beigbeder rêve d’autres horizons. «L’implantation en Amérique du Sud avec le décalage de saison permettra de lisser la trésorerie et de mutualiser les risques», explique le créateur d’entreprise qui s’est fixé pour objectif : 100.000 hectares en 2012 en Ukraine.

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Der Retter von London, von Florian Hollard

5 Juillet 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Prés de chez moi

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"La FNSEA au bord de l'ébullition"

5 Juillet 2010 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Prix de l'information sociale à une enquête sur le syndicalisme agricole
L’article du Prix 2010

La FNSEA au bord de l’ébullition

La grève du lait et ses torrents blancs déversés dans les champs a déclenché la guerre entre l’Association des producteurs de lait indépendants et la FNSEA. Accusée de se faire du beurre sur le dos des producteurs, la Fédération perd des adhérents et traverse une crise de représentativité. Enquête sur une lutte ouverte entre une simple association et le principal syndicat agricole français.

Les cheveux longs blonds, la barbe mal taillée, des petites lunettes rondes sur le nez, une langue bien pendue et le sens de la formule ponctuée d’un fort accent du Sud. Pascal Massol, à la tête de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli), est en quelque sorte l’opposé du président de la FNSEA. Le leader charismatique de l’Apli, producteur de lait dans l’Aveyron, ne s’embarrasse pas du protocole. Il monte à la capitale vêtu comme dans son exploitation, contrairement à Jean-Michel Lemétayer, plus souvent en costard cravate à Paris qu’en bottes, dans sa ferme bretonne.
Créée en décembre 2008, l’Apli compte aujourd’hui près de 8000 adhérents. Même si un producteur de lait sur dix en France en fait partie, l’association est exclue de la table des négociations officielle, où seuls les syndicats représentatifs siègent. Mais depuis que l’Apli a déclenché la grève du lait, Pascal Massol est régulièrement reçu par le cabinet du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, ou à la Commission européenne. Un lobbying qui l’oblige à faire le voyage jusqu’à Paris ou Bruxelles « au moins une fois par semaine. »
Cette fois, s’il est monté à Paris, c’est pour retrouver les leaders régionaux de l’Apli. À deux semaines du salon de l’Agriculture, les militants peaufinent leur plan pour perturber la fête de l’agriculture annuelle. Leur QG improvisé, un hôtel, près de la gare de l’Est. À l’issue de la réunion, une date est choisie : le lundi 1er mars. Ce jour-là, le salon ne se résumera pas à des visites de politiques, des tapes sur le derrière des vaches et des dégustations.

Jean-Michel Lemétayer séquestré

Au salon, tous les syndicats agricoles ont leur stand, l’Apli, non. Mais comme lors des négociations avec le ministère, elle n’est jamais bien loin. Le jour J arrive : l’association réussit à rassembler près de 2000 agriculteurs pour former une marche funèbre. La troupe suit un cercueil, symbole des producteurs de lait. Elle siffle abondamment la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) en passant devant son emplacement.
En tête du cortège, Sophie Poux. L’agricultrice a connu son heure de gloire lors de l’émission « Paroles de Français », sur TF1, le 25 janvier dernier. Celle qui avait alerté Nicolas Sarkozy sur la détresse des producteurs de lait est en fait la porte-parole de l’Apli du Tarn-et-Garonne. Elle produit à perte et est « obligée d’emprunter pour pouvoir vivre » depuis qu’en juin 2009, le gouvernement et la FNSEA ont fixé un prix du lait acheté au producteur à 0,27 €, quand il lui coûte 0,30 € à produire.
Pour une fois, la manifestation de l’Apli n’a pas eu le retentissement médiatique espéré. La marche funèbre est éclipsée par la tempête Xynthia, qui s’est abattue sur la Vendée la veille. Mais dans le milieu agricole, le rassemblement de cette masse de producteurs de lait fait bouillir les proches de Jean-Michel Lemétayer, agacés par les actions à répétition de Pascal Massol. Entre ces deux-là, les relations sont détestables, depuis que des agriculteurs de l’Apli ont séquestré le président de la FNSEA lors de l’ouverture du salon agricole rennais, en pleine grève du lait, le 15 septembre 2009. Ce même jour, plusieurs agriculteurs avaient brûlé leur carte de la FNSEA, face à son refus de soutenir le mouvement.

L’Apli accuse

  Dans les coulisses des négociations, à la télévision, au salon de l’Agriculture… L’Apli est partout, et elle dérange. Alors que la FNSEA dénonce les grandes surfaces qui asphyxieraient les producteurs avec leurs marges surréalistes, l’Apli, elle, charge les transformateurs. Ce sont des industriels privés ou des coopératives d’agriculteurs, comme Entremont ou Sodiaal, qui s’occupent de mettre le lait en brique en usine, d’en faire du beurre ou des yaourts. Pour dénoncer l’abus des transformateurs, l’Apli s’appuie sur les chiffres du ministère de l’Agriculture : depuis 2005, la marge du distributeur a baissé, alors que celle du transformateur est montée en flèche. En 2009, sur une brique de lait, la grande distribution touchait 18 % du prix payé par le consommateur, le producteur même pas un tiers, et le transformateur, près de la moitié.

« Sur le beurre, les transformateurs se gardent plus de la moitié de la marge et sur les yaourts, 40%. C’est inacceptable, s’énerve Pascal Massol. Personne ne s’est jamais occupé des transformateurs, parce que parmi eux, il y a les industriels privés, mais aussi des coopératives laitières. Comme elles font partie de la Fédération Nationale des Coopératives Laitières (FNCL), antenne de la FNSEA, il n’y a aucune séparation des pouvoirs, et on laisse faire. » De quoi dégoûter nombre de producteurs de la Fédération, en cette période de vaches maigres. Depuis la grève du lait, la FNSEA perd des adhérents. Pas question de l’ébruiter, alors au niveau national, on tait les chiffres. Même réflexe à l’échelle locale, sauf dans deux Fédérations Départementales des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA) de Bretagne, première région productrice de lait en France.
« Sur 1400 producteurs de lait adhérents, 200 ont jeté leur production, contre l’avis du syndicat. On en a viré deux parce qu’ils utilisaient leur bannière de la FNSEA pour aller renforcer l’Apli pendant la grève du lait, admet Michel Denon, directeur de la FDSEA du Morbihan. En tout, une quinzaine de producteurs morbihannais nous ont quittés pour l’Apli. » Dans le Finistère, la baisse du nombre d’adhérents en 2010 s’élève à 6 %. « La grève du lait a joué, annonce Anne-Sophie Herry, de la FDSEA. Des producteurs de lait ont refusé de verser leur cotisation, de 350 € par an en moyenne. Ils disent vouloir nous sanctionner, mais ils adhèreront à nouveau l’an prochain. Ils n’auront pas le choix, s’ils ont besoin d’aide juridique, par exemple. »
C’est justement ces « services » rendus par la FNSEA, qui avaient poussé Francis Prigent, producteur de lait dans les Côtes-d’Armor, à adhérer en 2008 : « La FNSEA est bien implantée au niveau des commissions d’installations. Mon fils s’est établi en 2004 et ça n’a pas été facile, parce qu’il n’était pas adhérent. Quand on n’est pas avec eux, on est contre eux. » Pendant la grève du lait, Francis Prigent s’est senti abandonné par la FNSEA, et a fini par quitter la Fédération pour l’Apli.
Jacques Foulier, 38 ans, a également « rendu le tablier » cette année. Ce producteur de lait était pourtant président cantonal de la FDSEA de Massiac, dans le Cantal : « La Fédération nous a laissé crever à petit feu… Je préfère mourir debout avec l’Apli. La semaine dernière, un producteur de mon département s’est pendu. C’est la misère qui pousse à bout. » La sœur de Jacques Foulier, Christiane Lambert, elle, est toujours vice-présidente de la FNSEA… De quoi animer les repas de famille.

Pascal Massol ovationné

Pour ces déçus de la Fédération, seule l’Apli a les épaules pour porter leurs revendications. Reste qu’une simple association n’a pas le bras aussi long que les syndicats, implantés dans le paysage agricole depuis des lustres. Reste aussi que la représentativité, voire la légitimité, d’une association à défendre les droits de travailleurs n’est pas si évidente. Pascal Massol n’y voit aucun problème : « La presse, les renseignements généraux, le ministère… Tout le monde nous a appelés pour savoir quelles actions on avait prévues à Paris pour le salon. Après on nous dit que nous ne sommes pas représentatifs. Il faudrait savoir ! A partir du moment où on pèse sur le terrain, on écoute nos revendications, c’est ça qui compte. »

 Entre association et syndicat, la limite reste floue. Pour preuve, le lapsus de la vice-présidente de la FNSEA elle-même, Christiane Lambert. « Le syndicat, euh… l’association des producteurs de lait indépendants a seulement pour but de déstabiliser la Fédération, se plaint-elle, la diction tremblante, le ton irrité, dès que le thème de la crise du lait est abordé. L’Apli dit qu’elle n’est pas un syndicat, mais elle est totalement affiliée à la Coordination rurale (CR). Pascal Massol était numéro cinq sur la liste de ce syndicat aux dernières élections de chambre, en 2007. » Le leader de l’Apli se justifie : « Je n’ai jamais adhéré à un syndicat. Si je me suis mis sur la liste de la CR, c’était simplement pour faire un contrepoids à la FNSEA. L’Apli ne deviendra pas un syndicat. La priorité, c’est de défendre une production, pas un appareil. »
Pourtant, impossible de nier la proximité entre l’Apli et la Coordination rurale. Lors du dernier congrès annuel de la CR, en décembre dernier, Pascal Massol est ovationné. « La star de la soirée, c’était lui, reconnaît Jean Jacquez, animateur de la CR. L’Apli a réussi à contourner le système de négociation entre syndicat et ministère. Il n’empêche qu’aux prochaines élections de chambre, il faudra bien que les partisans de l’Apli se rabattent sur un syndicat. Nous avons de grandes chances de gagner en représentativité. »
La Coordination rurale et l’Apli font partie du même mouvement, l’European Milk Board, qui a appelé à la grève du lait à l’échelle européenne. L’Apli a su s’adapter à l’Europe quand le syndicalisme agricole français est resté coincé à l’échelon national. C’est pourtant au niveau européen que sont prises les décisions. D’ailleurs, le 26 mars, la Commission européenne a prévu des mesures pour le secteur laitier, qui seront présentées en juin. Pascal Massol a participé au débat de la commission et il estime que cela « ne réglera rien. Les producteurs devront signer directement des accords avec les transformateurs industriels. On n’a déjà pas les moyens de vivre, alors comment pourrait-on se payer un avocat d’affaire ? Le rapport de force est déséquilibré. Si ces mesures sont adoptées en juin, il va y avoir le feu dans les campagnes comme il n’y a jamais eu. »

Rozenn Le Saint
(CELSA)

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Bâtiments économes

4 Juillet 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé du troupeau

Simplifier, innover, économiser

 

 

en adaptant les bâtiments existant

 

 

en

concevant un nouveau bâtiment

 

 

économies sur les investissements,

ET sur le

 

fonctionnement, en respectant

les animaux, l’homme, l’environnement

… en vue de réaliser une économie globale sur la construction

ou de transférer l’investissement sur d’autres poste

 

 

 

http://www.cantal.chambagri.fr/kitPublication/fileadmin/documents/Intranet/Batiments/pdf/2009/2009-10-Batiments_economes_premiers_resultats-sommet_elevage.pdf

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Les champs de la mort

2 Juillet 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Environnement

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Sophie Poux, productrice de lait : "Je ne peux pas forcer Nicolas Sarkozy à venir !"

2 Juillet 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Actua Lait

Témoignage. Sophie Poux, 40 ans, productrice de lait du Tarn-et-Garonne


Sophie Poux n'a pas noté de changement depuis l'émission.

Le 25 janvier, Sophie Poux participait à l'émission « Paroles de Français ». Elle avait interpellé le chef de l'État qui lui avait proposé de venir voir son exploitation de Lacour, située à 25 km de Moissac. Nous l'avons retrouvée alors qu'elle attend toujours la visite de Nicolas Sarkozy.

N'êtes-vous pas déçue que le président ne vienne pas vous voir comme il vous l'avait promis ?

J'ai quand même bon espoir qu'il vienne même si je ne suis pas dans son agenda. Normalement c'est un homme de parole, il fait ce qu'il dit. Moi je l'attends, en plus il n'a pas encore vu les producteurs de lait. Mais c'est vrai que s'il ne vient pas, je serais déçue. Je ne comprends pas car c'est lui qui m'a proposé de venir voir mon exploitation. J'ai juste validé l'invitation. C'est pas logique. J'ai du travail chez moi, s'il veut venir voir sur le terrain, je lui montrerai en étant respectueuse mais sans faire de « chichis ». On est des citoyens, c'est un devoir de lui dire la vérité.

Après l'émission, vous lui aviez remis deux lettres évoquant la difficulté de votre situation, qu'en est-il ?

Je lui ai écrit des choses que je ne pouvais pas dire à la télévision, sur la situation de mon exploitation. Mais attention j'ai pas touché d'argent ! Les rumeurs que j'ai entendues sont fausses. J'ai fait ça pour l'agriculture, les producteurs de lait. J'ai eu une réponse charmante de Nicolas Sarkozy, à la manière d'un homme politique. Dans sa réponse, il m'a juste expliqué qu'il avait pris en considération ce que j'avais écrit.

Par conséquent, avez-vous noté des changements ?

Il y a eu de grandes annonces concernant les hausses du prix du lait mais ça dépend pas de Nicolas Sarkozy. Les producteurs de lait de toute tendance, c'est-à-dire pas seulement l'interprofession, n'ont toujours pas été écoutés. Je voulais que le président organise une table ronde car il n'y a que lui qui puisse le faire. C'est lui qui a le pouvoir de changer les choses, pas Mme Poux ! Pour l'instant ça n'a pas été fait, mais j'ai toujours espoir, peut-être que cela prend du temps à réaliser.

Regrettez-vous alors d'avoir donné ces deux lettres et d'avoir accepté qu'il vienne ?

Non je ne regrette rien du tout. Je ne peux pas le forcer à venir ! Peut-être que comme il est à 50 km de chez moi, il repère les lieux, regarde bien les panneaux pour pouvoir venir la prochaine fois, sans se perdre…

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