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blog de jean-rené.maurouard

Tout comme des poulets élevés en batterie, ils passent désormais la majeure partie de leur vie à l’abri du soleil.

29 Mars 2013 , Rédigé par jr Publié dans #paturage

Un robot de traite mobile à la station expérimentale

A l’instar des moutons qui parsèment les prairies anglaises, les vaches de nos contrées font partie des images d’Epinal de notre inconscient collectif. A la campagne, les vaches sont toujours en pâture, pas de doute là-dessus. Et pourtant… Dehors, les affables bovins le sont de moins en moins. Tout comme des poulets élevés en batterie, ils passent désormais la majeure partie de leur vie à l’abri du soleil. Subtil décalage avec le packaging des briques de lait que l’on trouve au supermarché, flanquées de paysages verdoyants qui sentent bon la nature mais qui, en définitive, ne représentent qu’une partie seulement de la production.

Du lait estampillé ULg

« Ce mouvement de sédentarisation est particulièrement sensible chez nos voisins européens. Au Danemark, en Suède, aux Pays-Bas, les vaches ne sortent presque plus des étables. La situation en Belgique évolue vers ce type d’élevage, même si elle n’est pas encore comparable à ces pays où l’animal ne sort plus que six heures par jour pendant trois mois. Notre moyenne nationale tourne encore autour des 22 heures par jour pendant six mois. » Avec ces éclaircissements, Isabelle Dufrasne, agrégée de Faculté, chercheuse au service de nutrition de la faculté de Médecine vétérinaire, pointe les difficultés de gestion et l’agrandissement des troupeaux comme raisons de l’abandon progressif du pâturage. Mais le “responsable” est aussi le robot de traite, de plus en plus employé au sein de l’Union européenne. Installé dans l’étable, il peut, selon le modèle, traire jusqu’à 70 vaches plusieurs fois par jour, et ce de manière totalement autonome. Contrairement aux machines à traire classiques, l’intervention humaine a disparu, l’animal se rendant de lui-même auprès de l’enclos pour se laisser traire. « Et comme ces robots sont des installations lourdes et encombrantes, elles ont mis en place au sein de l’étable, près du troupeau qui ne sort plus. »

Aux abords de Colonster, la station expérimentale de l’ULg abrite une quarantaine de vaches. Depuis 2010, un système mobile qui permet à ces dames d’être traites directement à l’extérieur y a été mis au point. Le vaste domaine aux alentours se révèle un terrain d’expérimentation idéal pour cette structure qu’il a fallu construire de toutes pièces. Le projet, baptisé “Autograssmilk”, doit permettre d’évaluer les apports positifs d’un retour aux prairies combiné à un système de traite robotisé. « Non seulement en termes de qualité du lait et de rendement, mais également en termes de bien-être animal », poursuit Isabelle Dufrasne. Ces recherches seront effectuées au bénéfice des PME représentant des éleveurs belges, néerlandais, suédois, irlandais, danois et français.

Pas de badge, pas de friandise

Qu’il soit mobile ou sédentaire, le système peut accroître le rendement de l’ordre de 10 à 15% par rapport à une machine classique. Concrètement, la vache est attirée vers la machine par un complément alimentaire qu’elle reçoit automatiquement lors de chaque passage. Tandis qu’elle mange paisiblement, le robot s’occupe de la traite et stocke le lait dans une cuve de 5000 litres. Au gré de leurs envies, les vaches se succèdent ainsi à l’intérieur de la machine. Et pas question pour une gourmande de passer trop souvent pour obtenir sa friandise ! Equipé d’un collier électronique, l’animal est repéré par le robot qui l’éjecte automatiquement après de trop nombreuses tentatives. En outre, la machine s’adapte à la disposition de chacun des trayons afin de se positionner parfaitement sous le pis. « Grâce au collier, l’ordinateur nous fournit toute une série de données capitales sur le comportement alimentaire du troupeau et sur chaque vache en particulier. Le système offre donc un suivi précis de chacune des bêtes, nous informe sur son poids, sur sa production et nous permet d’adapter assez finement nos stratégies d’alimentation ou de repérer très vite une maladie ou un problème éventuel. »

En phase expérimentale pour la troisième année consécutive, le projet suscite la curiosité de nombreux producteurs nationaux et étrangers et permettra d’établir, outre des protocoles détaillés pour l’alimentation ou des outils d’aide à la décision en ligne, la pertinence économique d’un tel système. Et d’apporter, qui sait, un argument supplémentaire aux producteurs de lait toujours en proie à de lourdes difficultés financières.

François Colmant

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« L’accès des animaux à une pâture est très positif pour le bien-être animal »

29 Mars 2013 , Rédigé par jr Publié dans #paturage

Bovins lait

Du robot à la pâture, des vaches en pleine forme !

Dorothée Bizeray-Filoche Enseignant-chercheur en comportement et bien-être animal, à l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais (Oise)

Interview : Dorothée Bizeray-Filoche, enseignant-chercheur à l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais

L’arrivée d’un robot de traite dans un élevage signe très souvent la fin du pâturage. Pour quelle raison ?

Les éleveurs pensent très souvent qu’il n’est plus possible de conduire leur troupeau en pâturage après avoir investi dans un robot de traite, car les vaches doivent passer un maximum de fois dans le robot.

Ce choix est-il réellement justifié ?

La décision dépend bien sûr du parcellaire mais lorsque l’on dispose de prairies à proximité, l’idéal est quand même de pouvoir maintenir le pâturage. Ce choix apporte déjà un intérêt d’un point de vue économique, puisque l’herbe pâturée est le fourrage qui revient le moins cher. Lorsque l’on sait que le recours à un robot augmente très souvent la consommation de concentrés, c’est une donnée non négligeable. L’accès des animaux à une pâture est très positif pour le bien-être animal (moins de boiteries, moins de problèmes de locomotion, moins de blessures) et aussi du point de vue sociétal, car les citadins sont très heureux de voir des vaches dans les prairies.

Vous venez de conduire à LaSalle Beauvais, une expérimentation sur l’utilisation du robot de traite et le maintien du pâturage. Quel était l’objectif de cette étude ?

Nous avons souhaité comparer le comportement et les performances laitières de vaches traites au robot dans trois conditions différentes de sortie en prairie : le libre accès au pâturage, un accès au pâturage sous réserve d’avoir été traites et le zéro pâturage.

Notre objectif était de mesurer pour chacun des lots, la fréquence de traite, la production laitière, les fréquences d’accès à l’aire d’alimentation et à la pâture, et le temps passé en pâture.

Quelles sont les principales caractéristiques de votre élevage et du parcellaire de vos prairies ?

Notre élevage est le rassemblement de deux troupeaux de 33 vaches laitières chacun. Il s’agit de vaches de race Holstein disposant d’un niveau de production de 8 000 kg/lactation en moyenne. L’un des troupeaux a été divisé en deux lots de 15 vaches pour les besoins de l’expérimentation.

Toutes les vaches ont accès à un robot commun placé dans une aire d’attente via des portes « intelligentes » qui ne s’ouvrent qu’en fonction de l’information véhiculée par le collier électronique de chaque vache.

Stabulation et robot de traite – Institut Polytechnique LaSalle Beauvais.
« L’accès des animaux à une pâture est très positif pour le bien-être animal »

Le passage des vaches d’une aire à une autre est relevé par des détecteurs de passage. Nous disposons de 5,7 ha de pâture de ray-grass et trèfle blanc, répartis en 5 parcelles situées de 60 à 200 m du robot. Les animaux bénéficient d’herbe nouvelle tous les matins. L’expérimentation a duré 7 semaines, après 5 semaines de transition alimentaire avant l’étude.

Quels ont été les principaux résultats de cette étude ?

Les vaches conduites en zéro pâturage ont été traites plus souvent (en moyenne 2,4 fois/ jour) que les vaches qui avaient accès aux pâturages (entre 2,1 et 2,2 fois/jour). La production laitière des vaches conduites en zéro pâturage a aussi été plus élevée que celle des vaches qui avaient accès au pâturage sous réserve d’avoir été traites (environ 1 l en plus/VL/j sur une production de 29 l/j). Par contre, il n’existe pas de différence significative en terme de production de lait, entre les vaches en zéro pâturage et celles qui avaient accès aux pâtures en toute liberté. Nous avons aussi remarqué que la production laitière augmentait lorsque le nombre d’allers et retours entre le bâtiment et la pâture était plus élevé. Nous avons enfin constaté moins de boiteries chez les vaches qui sortaient en pâture. En revanche, aucune différence de propreté des animaux n’a été notée.

Quelles conclusions en tirezvous pour les éleveurs qui investissent dans un robot ?

Tout d’abord, faire pâturer ses vaches reste tout à fait possible avec un système robotisé. L’accès quotidien des vaches à des pâtures qui ne sont pas trop éloignées du robot permet de maintenir une bonne fréquence de traite. Nous estimons qu’une distance de 600 m est encore acceptable, à condition que le chemin soit très pratique. Globalement, la production laitière n’est pas affectée ou peut l’être très légèrement mais l’alimentation revient aussi un peu moins cher. Nous ne sommes pas allés jusqu’à un calcul économique, mais les vaches qui ont un accès aux prairies consomment en moyenne 3 à 10 kg de MS d’herbe par jour en pâture. Les animaux qui sortent sont enfin en meilleure forme.

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la herse étrille, un outil à "tout faire"

23 Mars 2013 , Rédigé par jr Publié dans #Environnement

Désherbage, aération de prairie : la herse étrille, un outil à "tout faire"

27 avril 2001 Denis Lucas

De par sa polyvalence, la herse étrille peut être considérée comme un outil à tout faire des exploitations d´élevage. Sa conception est simple, mais son utilisation nécessite des précautions dans l´itinéraire technique.

 


Utilisée en premier lieu chez les céréaliers en agriculture biologique, la herse étrille a vu son champ d´action s´étendre vers le maïs et les prairies. Son action positive envers l´environnement, en offrant la possibilité de réduire, voire supprimer les traitements chimiques, a permis son développement ces dernières années. Selon Franz Buchsbaum, manager export chez Hatzenbichler, les ventes de herse étrille ont progressé de 100 % en 2000. C´est un outil polyvalent qui peut aussi être utilisé sur les betteraves fourragères, pommes de terre et même sur certains légumes, notamment en prélevée (étrillage aveugle). Les largeurs des machines et les vitesses atteintes permettent des débits de chantiers équivalents à un désherbage chimique, en prenant en compte les temps de préparation de bouillie et de rinçage.
La herse étrille se présente sous la forme d´un châssis supportant plusieurs éléments indépendants dont la largeur est le plus souvent de 1,50 mètre. Chaque élément comporte plusieurs rangées de dents "étrilles" à ressort. L´espacement entre les dents est généralement de 2,5 cm. Différents diamètres et formes de dents sont proposées par les constructeurs suivant le travail à réaliser. Les diamètres vont de 6 à 10 mm, le plus utilisé étant le 7 mm, plus polyvalent. Les petits diamètres sont utilisés pour les cultures fragiles (maïs, betteraves). Les dents de 8 mm et plus sont à réserver au travail sur prairie.
Puissance de traction
L´inclinaison des dents avec le sol est réglable par levier en plusieurs positions. Plus l´angle avec le sol est grand, plus la dent a un comportement agressif. Elle s´efface en présence d´un obstacle puis revient en contact avec le sol. La vibration latérale des dents, due à la vitesse d´avancement, permet un travail sur toute la largeur de l´outil. La profondeur de travail se règle grâce aux roues supports placées sur le châssis. Les largeurs des herses étrilles vont généralement de 3 à 15 mètres, voire plus de 20 mètres en version semi-portée. Les prix s´échelonnent de 20 000 francs environ pour une largeur de 6 mètres à 40 000 francs pour 9 mètres. Avant d´acheter une herse étrille, il faut prendre en compte la puissance de traction disponible. Les besoins sont d´environ 8 à 10 ch par mètre, sachant que le hersage de prairie est l´opération la plus gourmande en puissance.
©CARRE Hersage de jeune prairie

Les possibilités d´utilisation des herses étrilles sur prairie ont permis sa diffusion dans les exploitations d´élevage.

 


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Pac 2014-2020

21 Mars 2013 , Rédigé par jr Publié dans #Pac

La possibilité de majorer l'aide sur les premiers hectares de toutes les exploitations a été confirmée. La France souhaite appliquer cette surprime aux 50 premiers hectares. « Elle aura un effet de réorientation des soutiens en faveur de l'emploi car l'intensité en main-d'œuvre diminue avec la taille des exploitations, souligne le ministère. Elle sera favorable à l'élevage et aux productions dont la rentabilité économique n'est pas fondée sur une logique d'agrandissement ».

 

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/pac-2014-2020-les-ministres-des-27-ont-assoupli-les-propositions-de-la-commission-europeenne-69927.html

http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/pac-2015-relativiser-l-impact-de-la-baisse-des-aides-cer-france-82569.html

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Boiron, la stratégie homéopathique

17 Mars 2013 , Rédigé par jr Publié dans #mammite

 

 

La tendance sur le terrain est à une utilisation plus raisonnée des antibiotiques, tant sur les spécialités intramammaires que sur les injectables.

Après la fusion Boiron-Dolisos en 2005, Boiron a réorganisé son activité vétérinaire. De nouvelles stratégies marketing et de nouvelles équipes ont été mises en place depuis 2007. Dans un marché relativement stagnant, l’activité de Boiron progresse de 20 à 30 % par an, grâce à une politique de vente réservée aux ayants droit, mais avec une large communication aux éleveurs, « ce qui nous est permis, car nos médicaments ne sont pas avec prescription obligatoire ».
« Cette année le thème principal du congrès de la SNGTV, c’est l’antibiothérapie raisonnée, alors qu’historiquement le fonds des traitements en médecine vétérinaire rurale est plutôt largement basé sur les antibiotiques, constate Christophe Calleja, responsable du développement vétérinaire chez Boiron, le spécialiste de l’homéopathie en santé humaine et animale. C’est donc la preuve d’un changement de mentalité. Une pratique raisonnée inclut l’aspect quantitatif – ne pas prescrire de manière systématique – et qualitatif – prescrire mieux, c’est-à dire utiliser les molécules de dernière génération en dernier ressort. Tout cela est assez nouveau. »
Sur le sujet des mammites, Boiron préconise le traitement précoce, ce qui nécessite une grande attention prêtée aux premiers signes et un bon suivi du traitement. Dolisovet est un traitement intramammaire, mélange de phytothérapie et d’homéopathie. Il est préconisé « en tout début d’infection et à la suite d’un traitement antibiotique pour aider à cicatriser et réduire l’inflammation et surtout éviter de repartir sur un deuxième traitement antibiotique. Si la mammite est bactérienne et installée, l’éleveur ne fera pas l’impasse sur les antibiotiques. » Les huiles et plantes de Dolisovet ont une action anti-inflammatoire et cicatrisante. Au tarissement, il peut être utilisé pour assainir la mamelle et éviter l’inflammation ; il peut être utilisé en association avec l’obturateur de trayon interne Orbeseal. Le Sepfl ogyl est une pommade à base d’extraits d’arnica et de ruscus, ou petit houx, pour leurs effets anti-contusion et anti-inflammatoire. « Son usage nécessite aussi une grande attention de la part de l’éleveur qui devra passer du temps pour masser les mamelles », relève Christophe Calleja. La particularité de cette pommade, leader sur le marché, est son fort pouvoir de pénétration. Son produit concurrent, le Vetebiol (nouveau nom du Végébom) est un baume formulé à base d’huiles essentielles sur une base grasse.
Également au catalogue Boiron, le PVB Phytolac est un produit homéopathique pour les mammites subcliniques. « Nous le préconisons sur les vaches dont le lait titre 300 000 à 700 000 cellules depuis trois mois. Il est injectable ou buvable et s’administre pendant 3 à 5 jours. »

 

http://www.typex.fr/sante-nutrition/quoi-de-neuf-sur-le-front-des-mammites/

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Evolution de la mammite aigüe vers la mammite chronique

13 Mars 2013 , Rédigé par jr Publié dans #mammite

 

Utilisation d’antibiotique :

Il faut utiliser l’antibiotique le moins souvent possible ; mais de toute façon dans les règles de l’art (durée de traitement suffisante associé à un anti-inflammatoire).

Un antibiotique appliqué sur la phase inflammatoire favorise l’œdème et provoque un engorgement du système lymphatique (rétention d’eau). Utiliser le mauvais antibiotique va créer des phénomènes de résistance.

http://www.labosolidago.fr/archives/685

http://www.vetoquinol.com/pdf/tolfedine/tolfine_mammite.pdf

http://www.vetoquinol.com/international/pdf.php?nom_du_produit=Diurizone&ID=00114&langue=fr&base=produit_export_v2 

http://www.vetoquinol.fr/pdf/Fiche_Mammites_Boiteries.pdf 

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