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blog de jean-rené.maurouard

Durable

27 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Rencontre avec Mickael Poillion, jeune agriculteur du Nord-Pas de Calais (1/3)

 

En février dernier, Mickael Poillion, jeune agriculteur du Nord-Pas de Calais, intervenait sur le plateau de TF1 dans l'émission "Paroles de Français" présentée par Jean-Pierre Pernault. Sa  prestation face au Président de la République, Nicolas Sarkozy, avait été remarquée. Positif et volontariste, le jeune agriculteur avait alors présenté une vision de l'agriculture innovante et  prête à relever les défis économiques, sociaux et environnementaux.

http://www.durable.com/actualite/article_rencontre-avec-mickael-poillion-jeune-agriculteur-du-nord-pas-de-calais-1-3_1563

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Agricultorportrait Xavier Beulin. Patron d’une PME leader dans l’oléoprotagineux, le nouveau président de la FNSEA ne croit qu’en l’industriel.

19 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #FNSEA

Premier contact, au siège de la FNSEA, perdu dans une rue sans âme de l’ouest parisien. Quelque chose cloche. Les mains, lisses et soignées, offrent une poignée retenue, plus proche d’une pince de col blanc que des battoirs d’un gars du terroir. Coupe gominée, costume impeccable sur carrure trapue, grosse chaîne en or, Breitling, chaussures fines et cirées : Xavier Beulin, le nouveau président du syndicat qui chuchote à l’oreille des ministres de l’Agriculture, a la rutilance d’un homme d’affaires. Pardon, d’un «entrepreneur». On apprendra plus tard qu’il juge le premier terme trop connoté perso, alors qu’il revendique le second, au nom de la «réussite collective».

D’entrée, on est pris dans un tourbillon technico-politique. PAC, OMC, G20, flambée des cours des céréales… Xavier Beulin maîtrise «assez bien ses dossiers». Fausse modestie. La voix est enveloppante, sans une pointe d’accent. Ici ou là, un «bon» prononcé «boan» ou un «ah ben» ponctuent un phrasé policé, une langue de bois qu’on voudrait tailler en copeaux, si seulement le ton n’était pas si charmeur.

Ce charisme onctueux l’a aidé à gravir les échelons syndicaux, à cumuler les mandats. Une bonne douzaine l’an dernier, jusqu’à la présidence du port de commerce de La Rochelle. Il a promis de tout lâcher, sauf le Conseil économique, social et environnemental de la région Centre et Sofiprotéol, qu’il dirige depuis dix ans. Sofiprotéol ? Une PME qui sent bon la profiterole ? Pas vraiment. Sofiprotéol est le bras armé industriel et financier de la filière oléoprotagineuse : «Au début des années 80, on nous avait condamnés, nous les producteurs de colza et de tournesol. Pour survivre, on a investi dans des usines.» Résultat, plus de cinq milliards d’euros à la pesée. Sofiprotéol, c’est de l’huile pour vous et moi (Lesieur, Puget, Isio), des tourteaux pour le bétail (Glon Sanders, numéro 1 français de l’alimentation animale). Et un torrent de carburant (Diester Industrie, champion européen du biodiesel), qui a valu à Beulin un surnom, «l’émir vert», et une réputation de Caterpillar de l’agriculture. Xavier Beulin en est persuadé, Sofiprotéol, c’est le modèle à suivre. Pour lui, l’agriculture sera industrielle ou ne sera pas.

Elu en décembre face à un éleveur au parler rocailleux (36 voix contre, 31), l’émir, qui officiait jusqu’ici comme «monsieur international» de la FNSEA, entend incarner une agriculture tricolore conquérante. Dans son viseur, la rive sud de la Méditerranée. Suivez, là encore, l’exemple de Sofiprotéol. Le groupe lorgne le Maroc et l’Algérie, après avoir investi la Tunisie, où Beulin possède un «petit pied-à-terre» (pour sa seconde femme et leurs quatre enfants à eux deux, lui ne connaît pas le mot vacances). Néocolonialisme ? «Coresponsabilité et codéveloppement. Ces pays attendent énormément de la France.»

Quand Beulin prononce le mot France, des drapeaux flottent au vent et c’est le 18 Juin dans ses yeux. On le compare à Napoléon. Il se réclame de De Gaulle. Sans aller jusqu’à se dire de droite - la présidentielle approchant, «il y a des gens bien partout» -, même si la FNSEA a toujours penché de ce côté-là.Sortez vos mouchoirs : «J’ai mal à la France. Notre agriculture décline. On est passés numéro trois européen derrière l’Allemagne et les Pays-Bas. Je veux me battre pour inverser cette tendance !»

Xavier Beulin est de la race des pugnaces, de ceux plongés trop tôt dans le bain des décisions à prendre. Enfance «plutôt heureuse». Famille «modeste», parents paysans, tous deux du val de Loire. 50 hectares dans le Loiret, au nord d’Orléans, «pas dans la Beauce». Et puis un jour, la vie qui déraille. Décès brutal du père, un soir d’octobre 1976. Xavier Beulin a 17 ans. A 3 heures du matin, la décision est prise : aîné de quatre, il sera chef de famille. Arrêt net du lycée. «Reprendre l’exploitation, c’était pas un choix, après ça l’est devenu. C’est la vie qui vous impose ça.» Trois ans plus tard, «on vient le chercher» pour participer aux activités des Jeunes agriculteurs. Son université. «Sans eux, je ne serais pas là.»

Dans son bureau qu’il trouve «horrible» - à juste titre -, des bouquins à caractère agricole et religieux, une statuette équestre. Vestiges de ses prédécesseurs. Xavier Beulin n’y a pas touché. Pas le temps. Ses seuls effets ici : ordinateur portable, Blackberry et casque de moto. Passion qui lui a coûté une épaule, un accident récent.

On a du mal à l’imaginer dans un champ. On le lui dit. Jusqu’ici avachi, il se redresse : «Le week-end dernier, j’ai fait dix-sept heures de tracteur ! Un plaisir, je m’arrête même pas le midi. Et quand je vais à l’étranger, la première chose que je fais, c’est sentir la terre.» Deux week-ends par mois, il rejoint son exploitation. Qui a pris du ventre. 500 hectares de blé, orge, colza, tournesol, maïs et pois protéagineux, cultivés avec son frère et deux cousins. Plus 20 vaches et des asperges. Depuis son fauteuil parisien, l’homme multiplie les gages de ruralité, tire ses racines du sol et vous les envoie dans les dents, tout sourire. «Vous savez comment ça pousse, les asperges ?» Euh… «Elles prennent 5 à 7 centimètres par jour. Pour qu’elles soient blanches, il faut les lever avant qu’elles ne sortent de terre. Avec une gouge, d’un coup sec.» Il se souvient des joies de la récolte des haricots, gamin, au mois d’août. «On se faisait des cabanes sous les claies.» Ambiance petit bal perdu de Bourvil.

Sous les apprêts du costard, Beulin est donc un agriculteur, un vrai, né les deux pieds plantés dans la terre. Il est mort, le sol, il ne produit plus que sous perfusion, alarment des agronomes. Une fuite en avant, dopée à la pétrochimie, dont les agriculteurs sont les premières victimes. «Des clichés !», balaie-t-il. La voix est posée, mais il triture un bouchon de Perrier. Il sert un discours lénifiant, orné de formules du style «produire plus et produire mieux». Il s’agace. «Ne soyez pas en extase devant le bio non plus. Je veux bien être gentil mais quand même. Dans ce pays, une famille avec trois gamins qui ramène 1 500 euros par mois, elle peut pas se nourrir avec du bio, je regrette.» Oui, mais du bio local, sans marketing ? «Non !» Il tape - doucement - du poing sur la table. Bout, aimerait taper plus fort. «Non, mais ça veut dire quoi ? Que le paysan, la binette à la main, produit au même prix que l’agriculture conventionnelle ? Vous rêvez ou quoi ?» Et de railler le «sport à la mode» consistant, le dimanche, à «sortir sa bagnole, faire 25 km pour chercher trois salades et deux poireaux à la ferme. Le bilan carbone est archinégatif». Et puis, à une question sur les OGM, comme pour lever à la gouge et d’un coup sec l’asperge bio qui pousse en vous : «Je vais vous choquer, mais j’ai la conviction que les biotechnologies, c’est l’avenir de l’agriculture biologique.» Une certaine idée de la FNSEA. Décomplexée.

 

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Sécheresse: interdiction du broyage des pailles en Corrèze

19 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Le préfet de la Corrèze a pris mercredi un arrêté interdisant le broyage des pailles par les céréaliers afin de les mettre à disposition des éleveurs pour l'alimentation du bétail, a indiqué la préfecture du département dans un communiqué.
"Le déficit pluviométrique prolongé affecte fortement la production des prairies et des cultures fourragères dans le département de la Corrèze et la mobilisation de toutes les ressources disponibles devient capitale pour l'alimentation du bétail", est-il écrit.                           



"Devant le risque que pourrait entraîner une alimentation insuffisante des cheptels des exploitations agricoles et celui d'incendies susceptibles d'être provoqués par l'activité même de broyage de pailles", le préfet a décidé de l'interdire par arrêté préfectoral sur l'ensemble du département "jusqu'au 15 septembre 2011".
Cette mesure pourra être "rapportée en fonction de l'évolution météorologique", ajoute le communiqué.
Les éleveurs, déjà confrontés à des prix de l'alimentation animale qui ont suivi la flambée des cours au niveau mondial, sont actuellement les principales victimes de la sécheresse. Les pâtures, faute de pluie, ne suffisent pas aux besoins de leur bétail.
Le Bureau commun des pailles et fourrages (BCPF), association à laquelle participent notamment les céréaliers et la FNSEA, principal syndicat agricole français, a demandé lundi aux éleveurs et céréaliers de signer "sans retard des contrats de vente de paille" sur la base d'un prix moyen national à environ 25 euros la tonne.
Dans certaines régions, les prix peuvent atteindre actuellement les 35 à 40 euros la tonne, selon le BCPF.

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Mickaël Poillion

18 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

 

 

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BLING-BLING

18 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Vie Politique

http://lesdemocrates.fr/2011/05/16/face-au-bling-bling-et-la-luxure-un-peu-d%E2%80%99integrite-et-de-vertu-ne-font-pas-de-mal/Face au bling-bling et la luxure, un peu d’intégrité et de vertu ne font pas de mal               

L’affaire de l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn par la justice américaine pour entre autres « tentative de viol » provoque des remous dans la vie politique française, et rabat forcément les cartes pour l’élection présidentielle de 2012.

Innocent ou coupable, nous verrons ce que dira la justice américaine. Néanmoins, la réputation de l’actuel directeur du Fonds Monétaire International (FMI) se trouve ruinée, ainsi que les espoirs des électeurs français qui ont cru un tant soi peu en lui.

Pour l’avenir, l’affaire Dominique Strauss-Kahn rappelle à mon sens que le mode de vie « bling-bling », associée à des affaires de moeurs sulfureuses impliquant des hommes politiques médiatisés, est en total décalage avec ceux qu’attendent nos concitoyens de leurs dirigeants. Du moins, j’ose le croire, à moins que certains Français comprennent ou tolèrent ce mode de vie.

Ceux qui ont lu la bande-dessinée journalistique Sarkozy et ses femmes (Editions Glénat/Drugstore), dont les faits sont avérés dans l’histoire de la montée politique de l’actuel président de la République, ont pu aussi découvrir entre les lignes la vie de luxure de Nicolas Sarkozy, qui finalement n’a rien à envier à celle de Dominique Strauss-Kahn.

En conséquence, si Dominique Strauss-Kahn connaît sa fin politique (disons les choses clairement), cela ne doit pas nous faire oublier que nous électeurs avons la possibilité de remettre de la vertu et de la morale, de l’honnêteté et de l’intégrité à la tête de notre pays si mal en point. La majorité des Français ne sont-ils pas dégoûtés de l’image que son actuel président donne de la France ?

En 2012, un vote par défaut pour Nicolas Sarkozy n’est même plus acceptable ou tolérable pour celles et ceux qui reconnaissent désormais regretter d’avoir voté pour ce dernier en 2007. L’élection présidentielle de 2012 sera l’occasion de remettre notre pays sur le droit chemin sans qu’on joue « les pères la pudeur », mais seulement de démontrer que nous Français savons encore faire preuve de bon sens face aux dérives de certains de nos hommes politiques

 

 

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DSK

17 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Vie Politique

 

 

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François Bayrou en principal bénéficiaire en 2012

17 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Vie Politique

L'affaire DSK va changer la donne à terme. François Bayrou devrait en être le principal bénéficiaire lors du scrutin 2012.

Trois raisons militent en ce sens :

1) C'est la fin des candidats "bling bling". La mode était passée mais là une étape de plus est franchie : la répulsion de ce profil !

Le côté provincial, sobre, besogneux va être à la hausse.


2) DSK mobilisait beaucoup le centre droit et le centre gauche. Il aspirait de nombreux électeurs de ces sensibilités. Ils devraient rejoindre Bayrou dans l'actuelle offre. Borloo et son passé d'avocat d'affaires risquent d'être ponctuellement démonétisés dans une telle ambiance.


3) Les anti-Sarkozy doivent trouver un candidat compatible. Les transferts de droite auront du mal à aller vers un candidat trop labélisé PS ce qui est le cas des anciens secrétaires de cette formation politique.

Une modification de la demande de l'opinion va s'opérer et Bayrou parait le mieux disposé à profiter de cette modification

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stéphane guillon

15 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #humour

 

 

 

 

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A Lyon, un irréductible paysan soigne son petit coin de campagne intra muros

11 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #personnages

 Photo prise le 27 avril 2011 dans le 9e arrondissement de Lyon d’une partie de la ferme de Louis-Pierre Perraud, le dernier paysan de Lyon
Des montagnes de cagettes qui s’empilent dans la cour, un tracteur flambant neuf, des poules, des moutons, des champs et des arbres fruitiers: la ferme de Louis-Pierre Perraud, dernier paysan de Lyon, nous ferait presque oublier qu’on est en ville.
A 48 ans, l’irréductible « Pierrot » se réveille chaque matin au chant du coq pour gérer seul son exploitation, six hectares de verdure nichés dans le 9ème arrondissement de Lyon dont il écoule désormais toute la production en vente directe.
« Ma famille loue cette ferme depuis 1896. Je suis né ici. A 14 ans, mon père m’a envoyé labourer, et je suis resté », confie ce grand gaillard au regard malicieux, en contemplant ses poiriers centenaires.
 Louis-Pierre Perraud, le dernier paysan de Lyon pose dans son exploitation, le 27 avril 2011 dans le 9e arrondissement de Lyon
 Du matin au soir, été comme hiver, il s’affaire en bottes et bleu de travail, une casquette éternellement vissée sur la tête.
« Aujourd’hui, la ferme se porte bien, grâce à son emplacement. Ma chance, c’est d’avoir la clientèle sur place », sourit M. Perraud, qui se « repose seulement le dimanche après-midi ». Deux soirs par semaine, il ouvre les portes de sa ferme aux clients, qu’il retrouve aussi sur des marchés locaux.
Parmi eux, on croise des « habitués » de longue date mais aussi « de plus en plus de jeunes familles » ravies d’acheter directement au producteur des produits frais et « made in Lyon », des courges aux cardons en passant par les prunes, les pêches et le jus de pomme de la ferme.
Souvent, l’agriculteur « n’arrive plus à fournir la demande », comme pour les oeufs frais, ou encore pour les cerises et les fraises: « je n’ai pas le temps d’en ramasser assez », regrette-t-il.
  »Grâce à la ferme, on se nourrit sainement, au rythme des saison. C’est une chance d’avoir ça en ville », témoigne Annie Labrousse, professeur d’anglais qui y achète ses fruits et légumes « depuis 28 ans ». Ici, on se tutoie facilement, on arrive à pied, à vélo ou en voiture, avec ou sans enfants, en short ou en costume-cravate. Pas de label « bio », mais une « agriculture raisonnée », explique Pierrot.
« C’est convivial et souvent bien moins cher qu’au supermarché, ça compte », glisse Thierry Giraud, un père de famille habitant le quartier. « On sent que c’est cultivé avec amour, c’est pour ça que c’est bon! », lance un autre habitué.
Pour le maire écologiste du 9ème arrondissement, Alain Giordano, l’existence de cette ferme atypique est « une aubaine quand on prône les circuits courts ». En 2009, l’élu a ouvert un nouveau marché « articulé autour de M. Perraud » dans le quartier de Saint-Rambert, où se trouve la ferme.
Aux visiteurs, ce dernier est fier de montrer son quad équipé d’une remorque: « je suis tout seul mais je suis à fond! », s’exclame le fermier intra muros.
Dans ce petit coin de campagne en pleine agglomération, il se sent un peu « rescapé ». « Dans les années 1960, il y avait plusieurs fermes ici, mais tous les autres terrains ont été vendus ».
Les propriétaires de la dernière ferme de Lyon, eux, ont préféré préserver cette dernière coûte que coûte. Pour résister aux pressions des promoteurs immobiliers, ils ont même fait classer ce terrain constructible en « zone agricole » dans les années 1980 et se sont mis « en indivision à plus d’une trentaine ».
M. Perraud, qui n’a pas d’enfant, réfléchit à s’associer dès maintenant avec une personne plus jeune qui pourrait prendre un jour la relève.
« Mais de toute façon, je continuerai à travailler, même quand je serai à la retraite! », promet l’infatigable Pierrot.
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EXTREME BALING

8 Mai 2011 , Rédigé par jr Publié dans #Matériel

 

 

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