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blog de jean-rené.maurouard

Garantie BVD NON IPI pour les éleveurs vendeurs

26 Mai 2013 , Rédigé par jr Publié dans #Santé du troupeau

Obtenir en 8 jours le statut BVD d'un veau né sur l'élevage, est désormais possible grâce au prélèvement auriculaire. Une technique simple, faite par l'éleveur lui même pour valoriser la vente. Le moyen de garantir à vie un statut non IPI. L'EARL Danet-Thomas à Guehenno (56) l'a adopté.
Maryse et Gilles Thomas ont adopté cette technique de qualification non IPI des petites génisses

Maryse et Gilles Thomas ont adopté cette technique de qualification non IPI des petites génisses - ©claire le clève

«C'est simple, c'est rapide et je peux très bien le faire moi même», résume Maryse Thomas détaillant la manipulation sur une petite génisse noire. La période est au vêlage. Et la recherche d'efficacité a fait opter ce couple d'éleveurs de 50 vaches laitières pour ce principe de prélèvement auriculaire. 7 boutons ont déjà été posés sur leurs veaux femelles. Car cette technique de test sur tissus (TST), validée par les GDS de Bretagne, a été récompensée lors du dernier Space par un Innovspace (voir encadré). Comme 80 % du cheptel breton, les vaches laitières de l'EARL Danet-Thomas sont indemnes de la maladie des muqueuses BVD. Et s'ils tiennent bien à ce qu'elles le restent, ils souhaitent que les acheteurs de la suite, le sachent également.

 

Simplicité

« Cette qualification non IPI est un avantage, et lors de la vente de nos petits veaux, pouvoir les garantir rapidement auprès de l'acheteur, en est un autre. Cela bénéficie à l'acquéreur comme au vendeur », poursuit l'exploitante. Alors, quand leur conseiller d'élevage GDS , Michel Gavaud, leur a parlés de ce nouveau test, les époux Thomas l'ont essayé, et adopté d'emblée, pour sa simplicité. « Quand le veau naît, il est déclaré. Les éleveurs reçoivent alors un bouton de prélèvement porteur du même numéro d'identification que les boucles. La pose se fait en même temps, sur l'oreille droite et le prélèvement est envoyé, le jour même sous enveloppe, au laboratoire », détaille le technicien.

 

Rapidité

Sous 8 jours, le statut BVD de l'animal est connu. «Et l'acheteur, sûr de ce qu'il achète, car la BVD arrive soit par l'achat, soit avec le voisinage», rappelle leur conseiller d'élevage GDS. «Et si on doit acheter des petites génisses, du coup on sera attentifs à ce qu'elles soient garanties avant la vente », enchaînent les époux Thomas pour qui, il n'est pas rare d'acheter de jeunes bêtes revendues amouillantes, «Avant, il y avait toujours le risque d’amener la BVD avec elles ». Un risque désormais écarté par un procédé dont le coût, variable par département, est en partie pris en charge par les GDS. « C'est de tout manière bien moins élevé que la prise de sang et l'intervention du véto et puis, il n'y a plus a bloquer les animaux », apprécient Marie et Gilles Thomas. «Et si on veut vendre nos génisses à 15 jours, nous avons tout les papiers, y compris la garantie non IPI». Un valeur sanitaire qui donne une valeur supplémentaire à l'animal tout en évitant le préjudice d'une annulation de contrat de vente et celui de négociations avortées...

Claire Le Clève

 

 
Le bouton est posé sur l'oreille droite avec une pince qui recueille le prélèvement auriculaire.

Le bouton est posé sur l'oreille droite avec une pince qui recueille le prélèvement auriculaire. - ©claire le cleve

Vous avez dit non IPI ?

Lancé en 2000 par les GDS de Bretagne, le plan de maîtrise collective de la BVD était basé sur la détection et l'élimination des Infectés Permanents Immunotolérants dits IPI. Un système très efficace qui a bien fonctionné, l'analyse sanguine des animaux permettant de les caractériser. Mais les ventes rapides de petites génisses ou de broutards, représentaient le maillon faible du dispositif, favorisant l'introduction de la maladie. Testé en 2010 dans 62élevages bretons, la méthode a prouvé son efficacité et été reconnue par l'Association de certification de la santé animale. Avec son innovspace, la méthode éprouvée est proposée à tous les éleveurs bretons qui veulent certifier leurs jeunes animaux (petites génisses laitières ou broutards). Une méthode que d'autres régions
françaises sont en train d'adopter.

 

http://www.gds38.asso.fr/web/gds.nsf/0/932d48caadb148b9c1256bff006857f7/$FILE/CCBVD01A.PDF   

 

À partir de ce modèle, il a été simulé le délai de détection de la circulation du virus de la BVD en nombre de jours après son introduction dans un troupeau laitier (600 simulations). Dans cet exemple, le premier test Elisa sur lait de tank est réalisé 10 jours après l’introduction d’une génisse non-IPI gestante d’un fœtus IPI (vêlage 20 jours après l’introduction). Dans 330 simulations sur 600, l’infection n’est pas détectée, ce qui est essentiellement dû à une très faible et courte épidémie dans le troupeau. Parmi les autres simulations, l’infection est détectée au bout de 6 mois dans 45 % des cas, mais il peut arriver, dans de rares situations, qu’elle ne le soit qu’au bout de deux ans, voire plus, et après la fin de la circulation active du virus.

http://www.cairn.info/revue-natures-sciences-societes-2010-1-page-3.htm   

 

Si les mres ont d.j. des anticorps

 

(s.ropositives) c'est qu'elles ont d.j.

 

.t. infect.es et la vaccination ne leur

 

apporte rien de plus. http://www.gds18.org/BVD/fichierspdf/BVDV_BVDG.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

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