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Système Immunitaire - Renforcer le système immunitaire

28 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Santé Nutrition

Un système immunitaire fort et fonctionnant de façon optimale est indispensable pour lutter efficacement contre les infections et s’opposer au développement des cancers. Des extraits de plantes riches en polysaccharides – comme les algues brunes (riches en fucoïdane), l’Astragalus membranaceus, l’arabinogalactane de mélèze ou le Cordyceps sinensis – peuvent aider à renforcer naturellement le système immunitaire et son efficacité.

Système immunitaire

Un système immunitaire qui fonctionne bien permet à l’organisme humain de survivre au milieu d’organismes pathogènes et de cellules mutagènes qui attaquent en permanence ses milliards de cellules. Lorsque le système immunitaire fonctionne bien, il y a moins de risque d’être infecté par les innombrables virus et bactéries auxquels nous sommes quotidiennement exposés. Par ailleurs, un bon fonctionnement immunitaire est également indispensable pour que les anticorps réagissent convenablement aux vaccins, comme par exemple les vaccins antigrippaux. Le système immunitaire a également une capacité innée à résister au développement d’un cancer. Cependant, dans un grand nombre de cas, le système immunitaire échoue en raison de toute une série de stratégies sophistiquées utilisées par les cellules tumorales pour échapper à leur détection. Ces stratégies incluent de nombreuses méthodes conçues pour cacher les cellules tumorales, activer l’incapacité des cellules immunitaires par des agents produits par la tumeur qui affaiblissent la réponse immunitaire.
La fonction immunitaire décline rapidement avec le vieillissement, augmentant de ce fait la vulnérabilité aux infections. En particulier, les lymphocytes T – des cellules immunitaires particulièrement importantes – se répliquent plus difficilement et leur nombre finit par diminuer de façon relativement importante. D’autres facteurs, tels un stress chronique, une mauvaise alimentation ou une maladie, peuvent également concourir à l’affaiblissement du système immunitaire.
L’immunité innée constitue le premier système de défense de l’organisme contre les invasions microbiennes. Elle s’exerce à travers l’activation de gros globules blancs, les macrophages. Mais leur efficacité dépend aussi de leur capacité à communiquer avec les neutrophiles, d’autres cellules du système immunitaire. Pour neutraliser une infection, il est important que les macrophages puissent compter sur l’aide efficace des neutrophiles. Ces globules blancs jouent un rôle critique, notamment dans la protection contre les infections par le virus de la grippe de type A. Activer la communication et la capacité de tuer les microbes des macrophages revêt donc une importance particulière. Des substances comme les polysaccharides sont capables d’activer les propriétés défensives des macrophages.
Les cellules naturelles tueuses sont également des lymphocytes, des globules blancs, qui détruisent les cellules infectées par les organismes pathogènes ou qui ont muté en cellules tumorales. Elles sont décrites comme cytotoxiques (un terme utilisé également pour décrire certains médicaments de chimiothérapie). Lorsqu’un organisme viral pénètre dans l’organisme ou qu’une cellule devient mutagène, les cellules naturelles tueuses sont activées. Cette activation peut se faire par deux voies différentes. En déclenchant la production d’antigènes sur les cellules infectées, les interférons aident les cellules naturelles tueuses à trouver plus facilement les cellules infectées. L’autre voie par laquelle les cellules naturelles tueuses sont activées est à travers les cytokines dérivées des macrophages. Les cytokines sont des protéines produites par les globules blancs qui envoient aux cellules naturelles tueuses un signal indiquant qu’une réponse immunologique est nécessaire. Quelle que soit la voie par laquelle elles sont activées, les cellules naturelles tueuses stoppent les infections virales en provoquant la réponse immunitaire de générer des cellules T cytotoxiques qui vont détruire les envahisseurs.

 

 


Le fucoïdane, un polysaccharide sulfaté capable d’inhiber différents virus

Le fucoïdane est un polysaccharide sulfaté que l’on trouve essentiellement dans des algues brunes. Les recherches scientifiques sur le fucoïdane ont débuté vers les années 1970 ; depuis, celui-ci a été cité dans près de 700 études. Dans l’ensemble, les résultats de ces recherches scientifiques – en même temps que des preuves anecdotiques provenant d’un long passé d’un usage basé sur la culture d’algues riches en fucoïdane dans des régions comme Hawaii, la Corée, le Japon, la Polynésie ou Tonga – indiquent clairement que le fucoïdane démontre un fort potentiel comme support nutritionnel sûr dans une grande variété de maladies.
FucoïdaneLe bénéfice le plus significatif du fucoïdane est sa capacité à renforcer le système immunitaire. Dans un grand nombre d’études in vitro et sur l’animal, il a inhibé des virus comme l’herpès, le VIH et le cytomégalovirus humain, un type de virus d’herpès responsable de cécité et de pneumonies mortelles chez des individus avec un système immunitaire compromis. Des expérimentations ont suggéré que le fucoïdane pourrait non seulement inhiber les stades initiaux de l’infection, comme l’attachement et la pénétration du virus dans la cellule hôte, mais également les derniers stades de réplication après la pénétration du virus1.
Dans une étude sur des souris, des chercheurs ont testé le fucoïdane en même temps qu’un certain nombre d’autres agents pour regarder s’ils pouvaient prévenir les infections génitales par l’herpès. Les scientifiques ont administré du fucoïdane ou un des autres agents dans le vagin des animaux environ 20 secondes avant de leur inoculer un virus d’herpès simplex de type 2 extrêmement virulent. Le fucoïdane a été, parmi les agents, celui qui « apportait une protection significative » contre l’infection par le virus de l’herpès2.
Une étude pilote par des chercheurs de l’université de Chicago a observé des propriétés similaires chez l’homme lorsque du fucoïdane était consommé par voie orale. Quinze patients avec des infections actives de type herpès (incluant herpès simplex de type 1, herpès zoster ou Epstein bar) et six sujets avec des infections latentes ont pris des doses orales de fucoïdane. L’ingestion du fucoïdane a été associée à une augmentation du taux de guérison des patients avec des infections actives. De plus, les sujets avec des infections latentes sont restés asymptomatiques pendant la prise de fucoïdane3.


L’arabinogalactane de mélèze semble renforcer la cytotoxicité des cellules naturelles tueuses

 
L’arabinogalactane est un polysaccharide extrait du bois de mélèze. Il est composé de molécules de galactose et d’arabinose dans un rapport de 6:1 avec une petite quantité d’acide glucuronique. Les arabinogalactanes sont des polysaccharides lourdement branchés de poids moléculaire variable (10 000 à 120 000). Les polysaccharides de faible poids moléculaire montrent généralement des effets anti-inflammatoires, anticomplément et antiallergiques, tandis que ceux de haut poids moléculaire stimulent la cytotoxicité des cellules naturelles tueuses et les cellules réticulo-endothéliales.
Une étude randomisée de quatre semaines sur des adultes en bonne santé suggère que l’arabinogalactane pourrait potentialiser le système du complément, un autre mécanisme de défense de l’organisme4.
mélèzeIn vitro, un prétraitement avec de l’arabinogalactane renforce la cytotoxicité des cellules naturelles tueuses contre des cellules tumorales K5625. Cet effet s’exerce à travers la potentialisation du réseau de cytokines et avant tout par une augmentation de la libération de gamma interféron.
Dans une étude animale, un prétraitement avec de l’arabinogalactane réduit les métastases hépatiques et prolonge la survie6. Ces données suggèrent que l’arabinogalactane pourrait constituer un adjuvant efficace aux traitements anticancéreux. Les tumeurs métastasiques sur le foie sont plus courantes que sur tout autre organe, probablement en raison de la spécificité de la cellule tumorale pour les sites de récepteurs « lectine-like » trouvés dans le parenchyme hépatique. Des études animales ont démontré la capacité de l’arabinogalactane à inhiber ou bloquer les sites des récepteurs de la lectine, réduisant ainsi la colonisation du foie par les cellules tumorales et augmentant le temps de survie des sujets7.
Les otites moyennes sont courantes dans les populations pédiatriques ; il semble qu’améliorer le fonctionnement du système immunitaire pourrait entraîner une diminution de la fréquence et de la sévérité de cette infection. Des recherches ont démontré que l’arabinogalactane de mélèze pourrait avoir la capacité de renforcer la réponse immunitaire aux infections bactériennes par stimulation de la phagocytose, par liaison compétitive de fimbriae bactérienne ou par opsonisation bactérienne. Cela semble particulièrement vrai pour l’infection par des organismes à Gram-négatif comme Escherichia coli ou des espèces Klebsiella8.
De nombreuses maladies chroniques sont caractérisées par une diminution de l’activité des cellules tueuses naturelles. Elles incluent le syndrome de fatigue chronique, l’hépatite virale, le VIH/sida et des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaque. La stimulation de l’activité des cellules naturelles tueuses par l’arabinogalactane de mélèze a été associée à une guérison dans certains cas de fatigue chronique9.

Les polysaccharides de l’Astragalus membranaceus interviennent dans des actions immunomodulatrices


AstragalusL’Astragalus membranaceus est l’une des importantes plantes adaptogènes figurant dans la célèbre Chinese materia medica. Elle est prescrite depuis des centaines d’années contre la faiblesse générale, contre des maladies chroniques ou pour augmenter la vitalité. Elle est listée dans la pharmacopée japonaise et celle de la République populaire de Chine. Dans les années 1980, l’Astragalus est devenu extrêmement populaire aux États-Unis à travers les médias comme stimulant du système immunitaire. Aujourd’hui, la plupart des recherches pharmacologiques portant sur l’Astragalus sont concentrées sur ses polysaccharides immunostimulants et sur d’autres de ses ingrédients actifs utiles pour traiter des maladies liées à des déficiences immunitaires.
Les principaux composants actifs de l’Astragalus membranaceus incluent des polysaccharides, des saponines, des flavonoïdes, des acides aminés et des éléments trace. Les polysaccharides, en particulier la fraction F3 de ces polysaccharides, ont particulièrement retenu l’attention des chercheurs et montré qu’ils intervenaient dans des actions immunomodulatrices.
L’Astragalus stimule le système immunitaire de différentes façons. Il augmente le nombre de cellules souches dans la moelle osseuse et le tissu lymphatique, et favorise leur développement en cellules immunitaires actives. Il semble aider à faire passer les cellules immunitaires d’un stade « de repos » à une très grande activité. Il aide également l’organisme à produire de l’immunoglobuline et stimule les macrophages. L’Astragalus peut également aider à activer les cellules naturelles tueuses et les lymphocytes T10.
Chez des souris, des doses orales d’Astragalus stimulent plusieurs aspects de l’immunité. On a montré que les polysaccharides de l’Astragalus potentialisent l’activité antitumorale des interleukines-2 et l’activité des monocytes, ils améliorent la réponse des lymphocytes de sujets normaux et de patients cancéreux , renforcent l’activité des cellules naturelles tueuses chez des sujets normaux et chez des patients souffrant d’un lupus systémique érythémateux11. La fraction F3 des polysaccharides potentialise l’activité de cellules immunitaires de patients cancéreux ou sidéens.
On a également montré que les polysaccharides de l’Astragalus induisent chez l’animal comme chez l’homme la production endogène d’interféron et potentialisent ses actions dans les infections virales. Des souris prétraitées avec de l’Astragalus puis exposées au virus Coxsachie B3, au virus japonais de l’encéphalite ou virus Sendai, ont des niveaux d’interféron et une production de macrophages significativement plus importants que ceux des animaux non prétraités.
On a montré que l’Astragalus augmente la résistance aux effets immunosuppresseurs des médicaments de chimiothérapie tout en stimulant la production par les macrophages d’interleukine-6 et de facteur nécrosant des tumeurs12.

Le Cordyceps sinensis a une action immunomodulatrice

Le Cordyceps sinensis est un champignon médicinal rare et exotique qui a été considéré pendant des siècles comme une des pierres angulaires de la médecine chinoise. Dans les temps anciens, il était salué comme traitement impérial et réservé à la famille impériale chinoise. Actuellement, les champignons médicinaux sont utilisés dans le secteur de l’immunomodulation.
Le Cordyceps sinensis pourrait être utile dans le traitement du cancer, comme adjuvant à la chimiothérapie, à la radiothérapie et à d’autres traitements traditionnels et conventionnels du cancer. Des études de laboratoire ont rapporté que l’extrait de Cordyceps réduit la taille des tumeurs et prolonge la survie d’animaux de laboratoire, probablement en diminuant la phagocytose. Des études in vitro ont montré que le Cordyceps est cytotoxique pour des cellules cancéreuses, particulièrement sur le carcinome pulmonaire, le mélanome, la leucémie et le cancer du côlon. Des études ont été conduites en Chine et au Japon sur des patients cancéreux et ont montré des résultats bénéfiques. Dans une étude sur 50 patients avec un cancer du poumon, l’administration de Cordyceps sinensis en conjonction avec une chimiothérapie a permis de réduire la taille des tumeurs chez 23 patients. Un essai impliquant des patients avec différents types de cancer a indiqué que la prise de Cordyceps sinensis pendant deux mois a amélioré les symptômes subjectifs chez la majorité des sujets. Le nombre des globules blancs a été maintenu à au moins 3 000 par mm3. Même avec la radio ou la chimiothérapie, d’autres paramètres immunologiques n’ont pas été modifiés tandis que la taille des tumeurs était significativement réduite de près de moitié chez les patients observés, indiquant une amélioration de la tolérance de la radio ou de la chimiothérapie13. La croyance en l’efficacité du Cordyceps sinensis contre le cancer est largement répandue en Orient : de nombreux patients au Japon, en Corée et en Chine prennent du Cordyceps sinensis ou d’autres immunomodulateurs dérivés de champignons parallèlement à leurs traitements conventionnels.
cordycepsDes études de laboratoire ont montré que le Cordyceps sinensis a des propriétés immunomodulatrices et qu’il agit comme un agent immunosuppresseur ainsi que comme agent stimulant l’immunité. Il stimule le système immunitaire en augmentant le nombre de cellules tueuses naturelles, de cellules T helper ainsi que les niveaux d’interleukine-1, de facteur alpha nécrosant tumoral et d’interféron gamma. La cyclosporine a permis certaines avancées en médecine en facilitant la transplantation d’organes. Mais sa toxicité est également responsable de nombreux problèmes comme de sérieuses lésions rénales. En 1995, une étude a été entreprise en Chine sur 69 patients ayant subi une transplantation rénale. Ils ont reçu de la cyclosporine ou de la cyclosporine associée à du Cordyceps sinensis. Au bout de 15 jours, il était très clair que les patients recevant le traitement combiné avaient beaucoup moins de lésions rénales que ceux ayant reçu la seule cyclosporine14.

 

 

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Références :

 

1. Hoshino T. et al., An antivirally active sulfated polysaccharide from Sargassum horneri (Turner) C. Agardh, Biol. Pharm. Bull., 1998 Jul,
21(7):730-4.
2. Zeitlin L. et al., Tests of vaginal microbicides in the mouse genital herpes model, Contraception, 1997 Nov, 56(5):329-35.
3. Thomson K.D. et al., GFS, a preparation of Tasmanian Undaria pinnatifida is associated with healing and inhibition of reactivation of herpes, BMC Complementary and Alternative Medicine, 2002, 2:11.
4. Kim L.S. et al., Immunological activity of larch arabinogalactan and Echinacea : a preliminary, randomized, double-blind, placebocontrolled trial, Alt. Med. Re., 2002 Apr 7, (2):138-49.
5. Hauer J. et al., Mechanism of stimulation of human natural killer cytotoxicity by arabinogalactane from larix occidentalis, Cancer Immunol. Immunoth., 1993, 36(4):237-244.
6. Hagmar B. et al., Arabinogalactan blockade of experimental metastase to liver by murine hepatoma, Invasion Metastasis, 1991, 11(6):348-355.
7. Beuth J. et al., Inhibition of liver tumor cell colonization in two animal models by lectin blocking with D-glactose or arabinogalactan, Clin. Exp. Metastasis, 1988, 6:51-55.
8. Uchida A. et al., Therapy of chronique syndrome, Nippon Rinsha, 1992, 50:2679-2683.
9. Jiao Y. et al., Influence of flavonoid of Astragalus membranaceus’ system and leaves on the function of cell mediated immunity in mice, Zhongguo Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi, 1999, 19:356-358.
10. Wang D.C., Influence of Astragalus membranaceus polysaccharide FB on immunologic function of human periphery blood lymphocyte, Zhonghua Zhong Liu Za Zhi, 1989, 11:180-183.
11. Zhao X.Z., Effects of Astragalus membranaceus and Tripterygium hypoglancum on natural killer cell activity of peripheral blood mononuclear in systemic lupus erythematosus, Zhonggo Zhong Xi Yi Jie He Za Zhi, 1992, 12:679-671.
12. Yoshida Y. et al., Immunomodulating activity of Chinese medicinal herbs and Oldenlandia diffusa in particular, Int. J. Immunopharmacol., 1997, 19:359-370.
13. Zhou J.S., The scientific rediscovery of an ancient Chinese herbal medicine : Cordyceps sinensis, J. Alternat. Complement. Med., 1998, 4:429-457.
14. Xu F. et al., Amelioration of cyclosporin nephrotoxicity by Cordyceps sinensis in kidney transplanted recipients, Nephrol. Dial. Transplant., 1995, 10(1):142-142.

(1er janvier 2010)

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Claas Lexion 600

27 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Matériel

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La situation n'a rien à voir avec 2007

26 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Interview de Benoît Labouille : Directeur général du cabinet de conseil Offre et Demande agricole

Benoît Labouille

Directeur général du cabinet de conseil Offre et Demande agricole

Des répercussions de la forte montée du prix du blé sont à attendre sur le poulet

Publié le 25 Août 2010

Si ce sont bien des éléments de production et d'offre, autrement dit des éléments de fondamentaux qui expliquent la forte progression du prix du blé, les investisseurs financiers ont joué un rôle d'accélérateur...
Les acteurs qui ont vendu des options (calls notamment) ont été contraints à acheter des lots sur le marché à terme au fur et à mesure que le marché est monté pour couvrir leurs options (principe de la gestion « en delta neutre »).
Par exemple, au 6 juillet, sur l'échéance novembre 2010, il y avait prés de 9000 calls prix d'exercice 160 euros et 142 000 options (calls ou put) si on considère tous les prix d'exercice options. A chaque hausse de 1 euro, il fallait acheter prés de 1400 lots de blé juste sur l'échéance novembre 2010 pour couvrir toutes les options.

Le marché physique est plus cher que le marché à terme, en dépit de ces liquidations de positions. Qu'est ce que cela signifie ?
C'est la preuve d'une forte exportation pour remplacer l'origine russe. Dans le monde, seules les origines US et françaises sont actuellement disponibles pour être chargées.
Il y a eu tellement de besoin d'exportation physique, que celui-ci vaut 10 euros plus cher sur le marché de Rouen aujourd'hui par rapport à Euronext. La situation est identique dans tous les ports français. Sur le marché à terme, l'échéance novembre vaut plus cher que les échéances plus éloignées, nouvelle preuve d'une demande immédiate.
On peut penser qu'il y a une certaine rétention de la part des agriculteurs qui n'ont pas encore vendu et qui voient le marché monter tous les jours.
Si cette structure de prix dure, un risque de pénurie pourrait se matérialiser. Mais il est trop tôt pour le dire.

Portez-vous un regard inquiétant sur la situation ?
Le marché des matières premières agricoles est devenu par nature volatil en raison des différentes vagues de libéralisation à travers le monde.
Il y a également un comportement des opérateurs plus mâture. La réactivité est beaucoup plus courte par rapport à la diffusion de l'information. Ce qui s'est passé avec la Russie en est l'exemple flagrant. Quelques minutes après l'annonce de Vladimir Poutine, le marché gagnait 25€/T.

Il y a une part de surchauffe dans ces mouvements. La situation n'a rien à voir avec 2007. Nous n'avons pas d'émeute de la faim. Nous ne pensons pas qu'on en arrivera là.

Les prix des matières premières agricoles ont vocation à demeurer élevés. Quelles principales répercussions percevez-vous ?
Un rapprochement de plus en plus étroit entre le métier d'agriculteur et celui de financier. Nous avons eu une disparité très forte entre les producteurs, entre ceux qui ont vendu à 100 euros et d'autres à 200 euros. Cela créé un grand écart de compétitivité.
Ensuite, les industries agroalimentaires qui n'ont pas pris en compte ce qui s'est passé en 2007-2008 vont devoir faire un important travail de réflexion sur la gestion du risque dans leurs entreprises, tout ce qui est protection de l'achat et fixation des marges.
Coté ménages, si la baguette de pain ne devrait pas être affectée, ce sera moins le cas de la viande, particulièrement du poulet. Le poulet consomme beaucoup de céréales et de tourtaux. Le cycle de production est court. Les répercussions de prix sont rapides.

Quelles seraient vos recommandations en termes d'investissement ?
Je conseillerais aux investisseurs d'entrer sur des opérations d'arbitrage et de spreads plutôt que sur des opérations spéculatives directes sur les marchés. Autrement dit, essayer de jouer les écarts entre les marchés, entre le blé et le maïs, le marché américain et le marché européen. Ces optimisations de positions sont sujettes à moins de risque et peuvent permettre de dégager des résultats intéressants.

Jouer sur la hausse des marchés me parait dangereux. L'investisseur qui le fait doit vraiment mesurer les risques sous-jacents. A ce moment là c'est le courtermisme et la gestion active qui doivent primer.

Propos recueillis par Imen Hazgui

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Prix du Lait

26 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

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Merlo Multifarmer

17 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Matériel

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En dessous de 150 €, il est clair que les producteurs perdent de l'argent.

12 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #actualité agricole

Une moisson de hausses

Consommation

La flambée du prix du blé renvoie à 2007 et 2008, deux années où les cours avaient été multipliés par deux./Photo DDM
La flambée du prix du blé renvoie à 2007 et 2008, deux années où les cours avaient été multipliés par deux./Photo DDM
La flambée du prix du blé renvoie à 2007 et 2008, deux années où les cours avaient été multipliés par deux./Photo DDM

La flambée du prix du blé, liée pour beaucoup à la mainmise des fonds spéculatifs, commence à inquiéter les éleveurs confrontés à la hausse du prix de l'alimentation animale. Mais les consommateurs appréhendent aussi les prochaines hausses sur les produits basiques.

« S'il n'y avait cette sécheresse en Russie, on ne parlerait pas des cours du blé. Rien ne justifie cette tension sur les céréales en 2010 puisqu'on bénéficie d'une situation de stock relativement importante en France et dans le monde… »

Patrice Auguste, un des responsables de la puissante Association générale des producteurs de blé (AGPP) ne comprend pas cette brusque envolée des prix. « Cette année, on en est à 195 millions de tonnes en stock de blé. Même si la production russe passe de 62 à 50 millions, rien ne peut justifier cette hausse des prix. »

En attendant, avec des variations de prix sur une journée de plusieurs dizaines d'euros, la volatilité du prix des céréales connaît des amplitudes folles, ce que déplorent les producteurs. L'an passé, on avait atteint des niveaux catastrophiques à 110 € la tonne. Heureusement, ces derniers mois ont vu le retour à des prix rémunérateurs. En dessous de 150 €, il est clair que les producteurs perdent de l'argent.

Les difficultés pourraient bien s'amplifier ces prochains jours avec les inévitables répercussions de cette flambée des prix sur quelques produits basiques de notre alimentation. La Russie a annoncé un embargo à partir de 15 août s'appliquant à des contrats déjà signés avec, de fait, le risque de livraisons non assurées. Hier, à son tour, le ministre ukrainien de l'Agriculture a annoncé qu'il proposerait l'instauration de quotas à l'exportation.

En attendant, on voit s'envoler les prix des produits destinés à l'alimentation animale. Cette crise, l'énième pour les agriculteurs, surgit sans prévenir avec déjà des répercussions au quotidien pour les éleveurs.

Dans l'Aveyron par exemple, on estime entre 50 et 100 € le coût de production en plus par tête de bovin.

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NORMANDO

9 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Bovins

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À TOUT BOUT DE CHAMPS

8 Août 2010 , Rédigé par jr Publié dans #Prés de chez moi


Stage de formation en traction animale Prommata
envoyé par catharsisprod. - L'actualité du moment en vidéo.

Une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) a

été créée à Dieppe. Elle sera alimentée par la ferme maraîchère bio de

Nicolas Mazzarèse à Fresles, dans le Pays de Bray. Le jardin potager est en

cours d’élaboration : il devrait s’étendre sur 2,7 hectares, dont 8 000 m

 

2 en plein champ et 800 m2

en tunnel froid.

L’objectif est de fournir à l’AMAP 40 paniers de fruits et légumes biologiques par semaine. Nicolas Mazzarèse a

emménagé dans cette ferme en août 2006. Auparavant, il était enseignant dans l’Eure

 

 

 

Le bio-fonctionnement de la ferme

"Mon objectif est de supprimer le plus

rapidement possible le compteur EDF,

une éolienne devrait être installée, ainsi

que des panneaux solaires pour chauffer

l’eau. Une citerne récupérera les eaux de

pluie qui seront fi ltrées afi n d’être potables.

Nous nous chaufferons au bois

dans la partie habitation.

Mon exploitation ne nécessitera pas

de gros investissements en matériel car

j’ai choisi de travailler avec deux ânes,

et un équipement de traction adapté.

Je n’achèterai donc pas d’engins motorisés.

J’ai d’ailleurs suivi une formation

avec l’association Prommata (Promotion

du matériel moderne agricole à traction

animale) en Midi-Pyrénées, en plus de

ma formation en maraîchage bio dans

le Jura. Mais j’ai besoin tout de même

d’un petit capital pour démarrer puisque

je compte livrer les premiers paniers à

l’AMAP au printemps 2007. D’ici-là, je

ne disposerai que d’un demi-revenu, en

tant que jeune retraité de l’Education

nationale. J’espère ne pas avoir besoin

d’emprunt. Si c’est le cas, je m’adresserai

à la Nef, qui est une coopérative de

fi nances solidaires".

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